Entretien exclusif avec APS avec Docteur Safiatou THIAM, Secrétaire exécutive du CNLS

Entretien exclusif avec APS avec Docteur Safiatou THIAM, Secrétaire exécutive du CNLS

Les organes suivants ont repris l’entretien de la Secrétaire Exécutive. Il s’agit de :

  • Dakar midi
  • Seneweb
  • Leral
  • Walf quotidien
  • net

SENEGAL-SANTE

Financement du VIH/Sida : Les bailleurs rassurent le CNLS

21 septembre 2016

Dakar, 21 sept (APS) – La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), docteur Safiatou Thiam, s’est dite rassurée de savoir que le sida reste parmi les priorités de la communauté internationale qui a promis d’octroyer 13 milliards de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria.

« Je me sens fière et rassurée en tant que Sénégalaise et secrétaire exécutive du CNLS, de voir le chef de l’Etat Macky Sall, jouer de son leadership pour obtenir des bailleurs la promesse d’allouer 13 milliards de dollars au Fonds mondial », a-t-elle dit dans un entretien avec l’APS.

Le président Macky Sall a pris part à Montréal (Canada), à la 5-ème Conférence internationale de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih/sida, la tuberculose et le paludisme.

Il y a fait un fort plaidoyer qui a abouti à l’engagement « ferme » de la communauté internationale à mobiliser les 13 milliards de dollars américains nécessaires pour vaincre ces trois maladies.

Selon la secrétaire exécutive du CNLS, cette promesse des bailleurs au Fonds mondial est très rassurant pour tous les acteurs de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, lesquels sont engagés à mettre fin à ces trois maladies.

« C’est également un défi pour nous les acteurs engagés dans la lutte contre le sida qui devons mobiliser les politiques afin qu’ils plaident pour plus de ressources à allouer dans cette lutte, parce qu’il se dit partout qu’il n’y a pas assez de ressources », a-t-elle souligné.

Pour le docteur Safiatou Thiam, il n’y a plus de crainte à se faire quant à voir s’arrêter le financement du Fonds mondial. « Il n’y a plus de doute à se faire, dans la mesure où la santé reste être une priorité des bailleurs et va continuer à mobiliser les partenaires et les ressources », a-t-elle estimé.

Pour elle, le défi est d’arriver à atteindre les résultats fixés en faisant reculer les maladies, et surtout, mettre fin au VIH/sida en 2030. A ce propos, elle a jugé que les bailleurs viennent ainsi de poser un acte très fort.

« Nous sommes sur la bonne voie et nous sommes confiants qu’avec les efforts fournis par tous les acteurs, nous y parviendrons », a encore soutenu la secrétaire exécutive du CNLS.

LTF/ASG

SENEGAL-SANTE

Le CNLS souligne la nécessité d’avoir des ressources complémentaires

21 septembre 2016

 Dakar, 21 sept (APS) – Le Sénégal doit mobiliser des ressources autres que celles attendues du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, pour combler les gaps de financement notés dans la prise en charge du VIH, a indiqué la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), docteur Safiatou Thiam.

« Nous devons continuer à négocier et faire le plaidoyer afin que d’autres partenaires, comme le gouvernement américain, par exemple, à travers l’USAID, puissent augmenter leur participation dans la lutte contre le VIH/Sida », a-t-elle déclaré à l’APS. 

Dans cette perspective, la secrétaire exécutive du CNLS a annoncé le démarrage d’un nouveau programme de santé globale de l’USAID, dans lequel « le VIH/Sida va occuper une très bonne place ».

Selon Safiatou Thiam, le Sénégal doit présenter des arguments convaincants pour faire partie des pays bénéficiaires des promesses de dons de l’ordre de 13 milliards de dollars, annoncées à l’issue de la 5-ème Conférence internationale de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Sida la tuberculose et le paludisme.

Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, avait participé à cette rencontre tenue vendredi et samedi derniers, à Montréal, au Canada.

« C’est en leur donnant de bons résultats, qu’ils consentent à octroyer des fonds, parce que ceux qui donnent leur argent aiment bien savoir quels sont les résultats qui sont enregistrés afin de le montrer en exemple à d’autres pays », a fait valoir Mme Thiam.

Le Sénégal, en parallèle, « doit aussi mobiliser une partie de ses ressources, parce que le Fonds mondial va poser des critères d’allocation et il va falloir que le Sénégal puisse rentrer dans ces critères », a ajouté la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida.

« Je n’ai pas de doute quant à cela, parce que pour le paludisme, ça ne pose pas de problème, puisque nous sommes un pays de forte endémie palustre, de même que pour la tuberculose qui a une forte prévalence », a-t-elle expliqué.

« Pour le Sida, nous sommes un pays à faible prévalence et l’argument qu’on aura, c’est de montrer que nous produisons des résultats, et le Fonds mondial a besoin de cela pour pouvoir le montrer en exemple à d’autres pays », a souligné docteur Safiatou Thiam.

Parlant des ressources domestiques à mobiliser, elle a cité celles de l’Etat central, pour lesquelles « il est bon de faire un plaidoyer au niveau du ministère des Finances afin d’augmenter le budget pour l’achat des antirétroviraux », a-t-elle dit.

« L’Etat doit, comme il l’a signé dans ses engagements avec le Fonds mondial, régulièrement augmenter sa participation dans la lutte contre le Sida », a relevé docteur Safiatou Thiam, précisant qu’à côté des ressources de l’Etat central il y a les ressources des collectivités locales.

De son avis, chaque collectivité locale peut mettre à disposition des ressources permettant de financer des activités de dépistage et d’aider des personnes vivant avec le VIH à s’inscrire dans une mutuelle de santé, sans compter les activités de sensibilisation à mettre en œuvre.

« Nous avons entamé ce travail avec 15 villes, donc avec 15 maires pour les sensibiliser à mettre des lignes budgétaires dans la lutte contre le Sida, et je pense que c’est quelque chose que nous pouvons réussir », a-t-elle indiqué.

LTF/BK

SENEGAL-SANTE-PERSPECTIVES

Le CNLS mise sur un ’’programme global’’ de 5 ans à l’horizon 2017 (secrétaire exécutive)

21 septembre 2016

Dakar, 21 sept (APS) – Le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) table sur « un programme global » de 5 ans (2018-2022) à soumettre pour financement au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, a annoncé sa secrétaire exécutive, docteur Safiatou Thiam.

« Nous allons élaborer un programme de 5 ans et sur cette base, envoyer une requête, c’est à dire un projet de programme au Fonds mondial pour son financement », a-t-elle dit dans un entretien avec l’APS.

Selon Safiatou Thiam, « en général ce sont des cycles de financement de 3 ans qui sont requis, mais le CNLS compte cette fois-ci dérouler sur 5 ans ». 

« La promesse des bailleurs d’allouer 13 milliards de dollars au Fonds mondial de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme sera concrétisée, et une fois cela fait, les orientations seront définies pour demander aux pays de décrire les orientations pour l’après 2017 », a-t-elle fait savoir.

La communauté internationale s’est engagée à mobiliser 13 milliards de francs CFA au profit du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, à l’issue de la 5ème Conférence internationale de reconstitution des ressources du Fonds mondial dédiée aux 3 maladies concernées, tenue vendredi et samedi dernier à Montréal, au Canada.

Le CNLS, pour sa part, est en train de faire la revue de son programme et sur la base de ses conclusions, va définir ses orientations pour 2018-2022, a expliqué sa secrétaire exécutive.

De ce point de vue, la promesse des bailleurs d’allouer 13 milliards de dollars au Fonds mondial, est une confirmation que le programmé élaboré par le CNLS ne va pas s’arrêter, d’autant plus qu’il est possible de disposer de ressources complémentaires devant être mobilisées à partir du budget de l’Etat, a-t-elle indiqué.

Ces ressources publiques sont allouées annuellement au CNLS et constituent « un acquis », a relevé Safiatou Thiam.

LTF/BK

SENEGAL-SANTE-STRATEGIES

Une plateforme d’échange du CNLS en direction des zones transfrontalières

Dakar, 21 sept (APS) – Le Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS) a mis en place une plateforme d’échange et de coordination en direction des régions frontalières, considérées comme des zones prioritaires de son action, a révélé sa secrétaire exécutive, Safiatou Thiam.

« Nous avons mis en place une plateforme d’échange et de coordination des activités en direction des populations-clés et vulnérables dans ces zones’’ situées à la frontière avec la Gambie et la Guinée Bissau notamment, a-t-elle déclaré dans un entretien avec l’APS.

Cette plateforme constitue un cadre de rencontre avec ces deux pays qui peuvent par ce biais coordonner leurs activités déroulées dans ces zones frontalières, a précisé Safiatou Thiam.

Cette coordination se fait entre les trois CNLS (Guinée Bissau, Gambie et Sénégal), mais les activités déjà mises en œuvre l’ont été avec l’appui d’organisations non gouvernementales sénégalaises, a relevé docteur Thiam.

« Les populations qui sont dans ces zones sont mobiles, elles ne restent pas exclusivement au Sénégal et sont souvent plus proches des autres pays », a justifié la secrétaire exécutive du CNLS.

« Il faut reconnaitre que dans un pays où il est difficile de discuter de certaines questions ou d’y faire des formations sur certains sujets, notamment en Gambie, nous faisons suivre aux prestataires des formations organisées par le Sénégal, mais dans la zone transfrontalière’’, a-t-elle ajouté.

« La plateforme est lancée et nous comptons lui donner un contenu pour renforcer l’efficacité des interventions et voir ensemble, s’il y a des goulots d’étranglement, comment les lever », a signalé Mme Thiam.

« De même, pour le suivi du traitement, un patient peut le commencer à Dakar et se rendre ensuite en Guinée Bissau. Il faudrait bien que ce dernier puisse continuer à suivre son traitement où qu’il se trouve, de part et d’autre de la frontière’’, a souligné la responsable du CNLS.

D’ailleurs, poursuit-elle, « les experts sénégalais sont à pied d’œuvre pour harmoniser les schémas thérapeutiques, les bons comportements à adopter et échanger les informations pour le grand bénéfice des populations de ces zones transfrontalières ».

LTF/BK

SENEGAL-SANTE

Lutte contre le Sida : le secteur privé invité à financer le programme en milieu d’entreprise

Dakar, 21 sept (APS) – Le secteur privé national devrait apporter sa contribution dans la lutte contre le VIH/Sida en prenant en charge les personnes affectées par cette maladie dans les entreprises, selon la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), docteur Safiatou Thiam.

« Le secteur privé doit pouvoir prendre en charge le financement du programme de lutte contre le Sida en milieu d’entreprise et cela peut être leur contribution dans la lutte contre le sida » a-t-elle dit dans un entretien avec l’APS.

Selon la secrétaire exécutive du CNLS le secteur privé national devrait s’impliquer dans la lutte contre le Sida en facilitant l’accès aux Antirétroviraux (ARV) des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) qui sont dans les entreprises.

« Les PVVIH qui peuvent payer doivent pouvoir être pris en charge par leur entreprise ou faire payer les ARV par leur assurance maladie », a expliqué docteur Safiatou Thiam, soulignant qu’un travail est entamé pour inciter les grandes entreprises à s’engager dans la lutte contre le Sida.

Les sociétés intervenant dans les zones touristiques, minières et transfrontalières caractérisées par une plus grande vulnérabilité au VIH, devraient financer des activités de lutte contre le Sida dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), a-t-elle dit.

« Nous voulons, en tout cas susciter ce genre de financement qui ne va pas forcément passer par le CNLS, mais aller directement vers des ONG ou des associations au niveau local », encore expliqué la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida.

« Les sociétés minières ont beaucoup de potentialité et peuvent financer dans les zones minières toutes les activités de lutte contre le VIH/Sida dévolues à l’Etat et, cela, permettra de rationaliser les ressources en les affectant à d’autres populations plus vulnérables et nécessiteuses », a plaidé Dr Safiatou Thiam.