Journée internationale de la sage-femme

Journée internationale de la sage-femme  à l’Université Cheikh ANTA DIOP

 

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Journée internationale de la sage-femme : L’Ansfes va célébrer les modèles de toutes les régions

 26 Avr 2018

 Actualités

L’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) prépare activement la Journée internationale des sage-femme prévues le 5 mai prochain. L’innovation de cette édition sera la célébration des sages-femmes modèles des différentes régions du Sénégal.

En vue de la célébration de la Journée internationale de la sage-femme, la présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal, Bigué Bâ Mbodji, a fait face à la presse pour évoquer les innovations prévues cette année. Depuis 1992, le 5 mai est consacré aux sages-femmes « pour montrer l’importance que constitue la sage-femme pour la santé de la mère, des enfants et de la famille », a-t-elle expliqué.

Pour la célébration de cette édition 2018, en conformité avec la Confédération internationale des sages-femmes du monde et pour profiter de cette manifestation afin de montrer que ce personnel médical a un rôle prépondérant dans les soins et dans l’atteinte de tous les objectifs, le thème est axé sur « Sages-femmes : ouvrons la voie de la qualité des soins ». L’innovation de cette journée est la célébration de la sage-femme modèle. Cette dernière est celle qui peut servir de référence aux autres sages-femmes selon « sa compétence, son équité, son respect pour les normes, sa capacité à prévoir et à prévenir les décès maternels tout en étant une personne appréciée par les populations ». « Ces personnes qui seront nos modèles seront des personnes acceptées par leur communauté en créant une relation de confiance entre elles et leurs clients », a soutenu Mme Mbodji.

Par rapport à la sélection, elle a affirmé que chaque région va choisir, selon les critères, sa sage-femme modèle. Au finish, lors de la Journée internationale, les 14 sages-femmes modèles seront célébrées. Parmi ces modèles nationaux, les 4 premières seront magnifiées davantage pour être les leaders. C’est ainsi qu’il y aura les Prix de la sage-femme modèle en diamant, or, argent et bronze. Aussi, une sage-femme décédée dans l’exercice de ses fonctions, lors d’un tragique accident à Saraya, dans la région de Kédougou, sera aussi célébrée à titre posthume.

« Nous avons choisi d’être les leaders dans la qualité des soins. Et pour être leader quelque part, il faudra qu’on dise quelle est notre stratégie. C’est pourquoi, cette année, on a choisi de discuter avec des sages-femmes sur la démarche de qualité. Si on veut contribuer à réduire les décès évitables de mères et d’enfants, on doit savoir comment travailler. Et ce, en ayant une approche systématique qui permet de dire comment travailler avec les populations dans le but d’éliminer cette injustice sociale consistant à perdre la vie en donnant la vie », a souligné la présidente de l’Ansfes.
Cette journée permettra, en outre, de mettre à jour les compétences des sages-femmes dans le cadre de la formation continue, pour que les bonnes pratiques puissent être administrées aux femmes aussi bien à Dakar que dans le milieu rural.

L’hémorragie qui cause 90 % des décès lors des accouchements fera l’objet d’une séance de la part d’un spécialiste pour les sages-femmes. Bigué Bâ Mbodji de poursuivre que tout le mois de mai sera consacré aux sages-femmes et le 12 mai, une délégation de 300 à 400 membres de l’Ansfes se rendra à Louga, pendant deux jours, dans le cadre des « 48 heures de la santé de la reproduction ». Cela, afin d’assister les femmes dans ce domaine, notamment dans l’offre de services de planification familiale.

Mme Mbodji a également plaidé pour l’élaboration des décrets d’application de l’Ordre national des sages-femmes du Sénégal, pour un meilleur encadrement et l’identification des membres de ce corps médical.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Promotion De La Qualité Des Soins : 14 Sages-femmes Seront Citées En Exemple

  • Source: Sud Quotidien| Le 26 avril, 2018 à 17:04:11 | Lu 1120 fois | 3 Commentaires

Promotion De La Qualité Des Soins : 14 Sages-femmes Seront Citées En Exemple

Des sages-femmes seront données en modèle à leurs consœurs au cours de la célébration de la journée internationale des sage-femme prévues le 5 mai prochain. Cette initiative de l’association des sages-femmes du Sénégal vise à promouvoir la qualité des soins dans les services.

La qualité des soins reste au cœur des préoccupations de l’association des sages-femmes du Sénégal. En point de presse hier, mercredi 25 avril à Dakar, elle a décidé de mettre le focus sur l’amélioration de la qualité des soins dans leurs lieux de travail afin qu’aucune femme ne perde la vie en donnant la vie. Il s’agit ici de permettre aux femmes de recevoir tous les soins et l’attention nécessaire.

Pour cette année, la journée célébrée le 05 mai prochain  à Dakar, est placée sous le signe : «Sages-femmes : ouvrons la voie vers la qualité des soins».

Pour la présidente de l’association nationale des sages-femmes du Sénégal, Bigué Ba Mbodji, «l’association a décidé d’honorer des sages-femmes les plus dynamiques dans la prise en charge de la mère et de l’enfant».

«Nous allons choisir pour chaque région, une sage-femme que ses consœurs auront présenté comme modèle. De ce fait, nous aurons 14 sages-femmes qui seront données en exemple afin que leurs paires puissent suivre leur voie», a fait savoir Bigué Ba Mbodji. Avant de poursuivre : «il faut souligner que parmi les 14 sages-femmes, nous allons aussi honorer les meilleures des meilleures avec comme récompense, les titres de sage-femme diamant, or, argent et bronze».

Toujours dans son argumentaire,  Bigué Ba Mbodji a déclaré que la journée sera ponctuée par une série de plaidoyer sur les difficultés rencontrées par les sages-femmes dans l’exercice de leur profession.  «Tout n’est pas rose au niveau de notre profession. Nous allons porter le plaidoyer pour le recrutement de plus de sages-femmes afin de prendre en charge les besoins des femmes où elles se trouvent».
Face à la presse, la présidente Bigué Ba Mbodji a rappelé aussi le décret pour la mise en place de l’Ordre des sages-femmes. Selon elle, «c’est un outil qui va nous permettre de réguler notre profession. Car, comme on aime le dire, toutes les personnes qui portent des blouses dans les maternités ne sont pas des sages-femmes. On doit aussi apprendre à faire la différence», a-t-elle précisé.

La présidente de l’association des sages-femmes du Sénégal a aussi lancé un message à l’endroit de la population afin qu’elle adhère à la qualité des soins.

«Nous avons des accompagnants et des patientes qui nous arrivent avec un air agressif.  Ils doivent comprendre que l’accompagnement est un marathon qui dure neuf mois. La population doit aussi adhérer à la qualité des soins afin de nous faciliter le travail » a lancé Bigué Ba Mbodji.   L’association a aussi décidé de mettre le focus sur la formation de ses adhérentes sur le premier instant de vie du nouveau-né, à savoir comment faire la réanimation.

Cette journée sera marquée par des panels sur la qualité et le code de déontologie du travail des sages-femmes.

Les participants échangeront sur divers thèmes, notamment l’assurance qualité dans la pratique de sage-femme, le rôle de la sage-femme dans l’élimination de la transmission du VIH et enfin le rôle de déclarant de la sage-femme pour une inscription des nouveau-nés à l’état civil.

Auteur: Denise Zarour Medang – Sud Quotidien

SANTE -Témoignage sur leur travail : Les sages-femmes magniées

Par Le quotidien – 6 mai 2017

Le temps d’une journée, les sages-femmes ont abandonné les salles de travail et d’accouchement et se sont mises sur leur trente et un pour célébrer la journée internationale qui leur est dédiée. Un moment d’introspection sur le métier de sage-femme, un moment de fête, mais aussi de partage de bonnes pratiques et de rappel des défis qui les attendent.

L’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) a célébré ce vendredi la Journée internationale des sages-femmes. Un moment fort pour magnifier le travail ô combien important de ces milliers de sages-femmes qui accompagnent la vie de chaque femme, chaque enfant et chaque adolescente. «Chaque jour, chaque heure, chaque minute, les sages-femmes sauvent des vies en toute circonstance dans des conditions difficiles, même en situation d’urgence sanitaire. Grâce à elles, des millions de femmes exercent leur droit aux services de santé sexuelle et reproductive, notamment la planification familiale», chante Andréa Wojnar Diagne, représentante-résidente de l’Unfpa au Sénégal.

Ce beau rôle et les résultats importants engrangés dans l’exercice de ce métier ne doivent pas pour autant empêcher aux sages-femmes de jeter un regard critique sur la pratique de leur métier. Ce, d’autant plus qu’une certaine réputation pas très reluisante leur colle à la peau. Le Professeur Cheikh Tidiane Cissé, qui a d’ailleurs salué le vote de la loi portant création de l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens du Sénégal, avertit : « L’Ordre ne pourra pas se mettre derrière chaque sage-femme pour exercer un contrôle. Chaque personne doit être son propre Ordre en respectant la dignité humaine de chaque patiente», conseille celui que les sages-femmes pour lui, la sage-femme recueille la vie et cela est un privilège qu’il faut mériter.

 

Améliorez la réputation qui vous colle à la peau

La présidente de l’Ansfes s’est engagée à améliorer la communication entre les patientes et les sages-femmes. «Nous sommes conscientes de cette tension entre les malades et les sagesfemmes, mais nous sommes en train d’y travailler», dit Bigué Ba Mbodj. Le programme accouchement humanisé permettra, selon elle, une meilleure prise en charge des patientes, car la femme enceinte pourra être assistée lors de son accouchement par son mari ou par un membre de sa famille. «Cela va nous aider à faire baisser cette tension», estime Mme Mbodj.

Au-delà de cette difficulté, les sages-femmes devront faire face à un autre problème, notamment les consultations prénatales. Une étude citée par la représentante-résidente de l’Unfpa a révélé en 2015 que seuls 47% des femmes ont effectué au moins une consultation prénatale minimale. Seuls 53% des accouchements ont été assistés avec une grande disparité géographique. Et le taux d’accouchement assisté est deux fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural. Pas étonnant alors que le taux de mortalité maternelle et infantile soit aussi élevé, selon les acteurs de la lutte.

La célébration de la Journée des sages-femmes, c’est aussi un moment de partage de bonnes pratiques. Des panels sur la pratique des mutilations génitales féminines et sur la fistule obstétricale ont été organisés. Les sages-femmes ont profité de cette occasion pour lancer le projet «Un nouveau-né, un extrait de naissance». Une manière pour elles d’anticiper sur les problèmes liés au non déclaration des enfants.

ndieng@lequotidien.sn

Journée Internationale de la sage-femme : La marraine Dr Safiatou THIAM appuie l’engagement à gérer « la minute d’or »

A l’instar de la communauté internationale, l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal (Ansfes) a célébré la journée internationale de la Sage-femme sur le thème : « Sages-femmes : Ouvrons la voie vers la qualité des soins ».

A cet effet, la présidente de l’Ansfes, Mabigué Ba Mbodji, dira que les décès maternels ont pour cause les hémorragies et la marraine de l’événement, Docteur Safiatou Thiam, dira son engagement à soutenir la caravane des 48 heures avec des dépistages gratuits dans l’optique de freiner la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant.

La mortalité maternelle reste élevée au Sénégal en dépit des efforts du gouvernement. Le ratio est de 315 décès pour 100 mille naissances. Il est beaucoup plus élevé chez les mères adolescentes avec 629 décès pour 100 mille naissances. Pour Mabigué Ba Mbodji, présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal (Ansfes), beaucoup de décès maternels sont liés aux hémorragies. « C’est pourquoi nous avons renforcé les capacités des femmes sur cet aspect qui est fatal aux nouvelles mamans », a-t-elle déclaré. Pour les décès néonatales, la présidente nationale des sages-femmes d’État de faire savoir que cette année est une occasion de parler des soins « mère Kangourou » du fait que nos établissements sanitaires ne disposent pas assez de néonatalogies où il y a des couveuses pour prendre en charge les bébés. « Il y a cette stratégie de soins mère Kangourou qui est une alternative aux couveuses. C’est une couveuse naturelle à partir de la chaleur de la mère, du père et de tous les membres de la famille y compris toute la communauté, qui peuvent se relayer pour aider les mamans à faire en sorte que ces nouveau-nés qui naissent prématurément ou avec un petit poids de naissance puissent survivre », a expliqué Mme Mbodji. Selon elle, la première prise en charge que l’enfant peut bénéficier c’est la « minute d’or » qui lui permettra de survivre. « Si on la rate, même si l’enfant survit, il peut vivre avec des séquelles parfois neurologiques irréversibles. Dans la vie de tous les jours, dira-t-elle, l’enfant peut vivre avec des handicaps qui ne lui permettront pas de participer au développement de ce pays.

La marraine de cette édition, Docteur Safiatou Thiam par ailleurs secrétaire exécutive nationale de la lutte contre le Sida et fondatrice du Mouvement Présence Citoyenne a rehaussée la cérémonie de sa présence et s’est engagée, avec ses services à offrir des séances de dépistage gratuits aux femmes durant la caravane de 48 heures avec l’espoir que ce travail de partenariat soit aussi productif pour atténuer ou anéantir la transmission du virus par le canal mère-enfant.

Journée des sages-femmes : Entre qualité des soins et santé de la reproduction

L’association des sages-femmes du Sénégal a célébré la journée internationale des sages-femmes ce 5 mai à l’auditorium de l’UCAD 2. Cette manifestation a été une occasion pour ces actrices de la santé de se pencher sur la question de la santé de la reproduction, de la mère et de l’enfant. En 48 heures, 1200 sages-femmes qui vont s’occuper d’elle. Ainsi 10.000 femmes vont bénéficier de services gratuits en guise de participation à l’année sociale.

Deux panels ont été organisés lors de cet événement au profit des citoyens, qui vont permettre en même temps aux sages-femmes de parfaire leur formation. Avec l’assistance de la présidente des sages-femmes du Sénégal, de la direction de la protection de la mère et de l’enfant, ainsi que d’autres membres du corps de la santé au sein de l’École Nationale de Développement Social et Sanitaire, les actrices ont renouvelé leurs engagements et les meilleures structures ont été félicité pour la qualité des services.

Journée mondiale des sage-femmes: l’insuffisance des ressources humaines décriée

C’est ce 5 mai que la communauté internationale va célébrer la journée internationale des sage-femmes, sous le thème, « Les sage-femmes donnent l’exemple en offrant des soins de qualité ». Une occasion pour l’association des sage-femmes du Sénégal de monter au créneau pour parler des maux de leur corporation, mais aussi revenir sur les grands moments qui marqueront la célébration de la journée au Sénégal.

« le 5 mai prochain, 1200 sage-femmes venues de tout le Sénégal se retrouverons à l’UCAD 2 pour discuter de comment pouvoir offrir des soins de qualité, à travers deux panels  sur « l’accès à l’équité pour des services de qualité » et « les soins obstétricaux et néonataux » « , a déclaré leur présidente, Bigué Bâ Mbodji, lors d’une rencontre avec la presse en prélude à la journée.

Rencontre pendant laquelle, Mme Mbodji est largement revenu sur les difficultés que vivent leur corporation. Encore appelées « donneuses de vie », les sage-femmes rencontrent d’énormes problèmes dans l’exercice de leur métier. Défaut de logement, retard de salaires, entre autre sont le vécu quotidien de ces dernières, surtout pour celle qui sont dans le monde rural, si on en croit les plaintes de Mme Mbodji.

D’après elle, « certaines sage-femmes affectées dans ces milieux dorment dans les salles d’accouchement parce que n’ayant pas où loger », et « peuvent aussi rester des mois sans salaire ».

En plus de ces difficultés, Mme Mbodji a aussi parlé de « l’insuffisance des ressources humaines ». Et appelle à « un maximum de recrutement de sage-femmes parce que très souvent dans les zones éloignées, c’est une seule personne qui gère toute la structure ».

L’insuffisance d’unités de soins néonataux pour les bébés qui naissent avec un poids faible », a aussi été soulignée par la présidente des sage-femmes.

Et afin de « changer le visage de la maternité, de conscientiser la sage-femme sur comment elle doit se comporter », 14 sage-femmes modèles seront primées pour « s’être distinguées de par leur compétence, leur approche et leur capacité à prendre en charge correctement les populations ».

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA SAGE-FEMME

L’accueil des patients au menu 

 

Publié le 3 May 2017 – 12:53

 

La journée internationale des sages-femmes sera célébrée ce 5 mai. À cette occasion, l’accueil et la prise en charge des patients vont être débattus.

La prise en charge et l’accueil sont l’un des récurrents différends entre patients et sages-femmes. Ces dernières font souvent l’objet de plaintes. C’est pourquoi, à l’occasion de la journée internationale qui leur est dédiée, elles comptent débattre sur cette question qui donne une mauvaise image de leur corporation. L’annonce a été faite hier par la présidente de l’Association des sages-femmes d’Etat du Sénégal, lors d’une conférence de presse en prélude à ladite journée prévue, ce 5 mai. Selon Bigué Bâ Mbodj, elles vont réfléchir sur la façon d’améliorer la qualité des services par l’accueil et les soins humanisés. C’est-à-dire un accouchement où la femme pourra être dans une salle unique (salle de naissance) avec la personne de son choix pour l’accompagner, lors de l’accouchement. ‘’Nous voulons que l’accouchement ne soit plus vécu comme une situation douloureuse, mais, comme un évènement heureux’’, a-t-elle expliqué.

La question ‘’des violences basées sur le genre’’ sera aussi débattue, notamment, les mutilations génitales féminines, ses conséquences, ‘’la fistule obstétricale’’ qui est un  fléau. L’Ordre des sages-femmes voté en janvier sera également au menu. ‘’Il est publié dans le journal officiel, nous avons l’obligation, dans les 6 mois, de mettre les différents organes de l’ordre pour qu’il puisse être effectif’’, a-t-elle fait savoir. ‘’Dans un contexte marqué par la création d’une « multitude d’écoles de formation, nous voulons en tant qu’association harmoniser la pratique de sage-femme avec un panel sur le coaching des sages-femmes », a-t-elle indiqué.

 La qualité des services, a-t-elle dit, oblige à un personnel suffisant. ‘’On ne  peut pas parler de bon accueil, de qualité de service, des fistules obstétricales, si on sait que les femmes qui en sont les plus victimes sont ceux qui sont dans le milieu rural, dans les zones qui sont d’accès très difficiles’’.  Pour elle, ce serait utopique de croire qu’elles peuvent régler ce problème sans au préalable régler celui de la disponibilité du personnel. Ces journées permettront également de montrer l’importance et l’urgence de recruter le maximum de sages-femmes pour mailler tout le territoire et améliorer les soins de santé.

VIVIANE DIATTA

 

JOURNÉE MONDIALE DE LA SAGE-FEMME

Près de 2 000 sages-femmes sont en chômage au Sénégal

 

Au Sénégal, les sages-femmes rencontrent d’énormes difficultés pour exercer leur métier. Elles sont confrontées à un déficit de ressources humaines et à des préjugés au moment où près de 2 000 d’entre elles sont en chômage.

La Journée mondiale de la Sage-femme célébrée hier a été l’occasion pour les matrones de passer au crible de la raison critique les goulots qui étranglent leur métier. Au Sénégal, ce métier de « donneuse de vie » manque de ressources humaines, ou plutôt souffre d’un manque de personnel. Aussi, à en croire la présidente de l’association des sages-femmes du Sénégal Marième Fall, les sages-femmes en chômage sont plus nombreux que celles en situation de pratique.

 »Aujourd’hui, nous comptons 1 726 sages-femmes dans les structures de santé privées comme publiques.

Et paradoxalement, près de 2 000 sages-femmes sont en chômage »,  déclare Mme Fall.  Pour elle, au moment où le Sénégal a besoin de sages-femmes pour réduire la mortalité maternelle et celle des nouveaux nés, un bon nombre est au chômage forcé.  »Les quelques sages-femmes qui sont recrutées par les collectivités locales ou par certaines cliniques ne sont pas bien rémunérées. Elles n’ont même pas le salaire de base qu’une sagefemme doit avoir.

La situation de la sage-femme reste complexe et préoccupante », a-t-elle déploré. Pour ensuite révéler que  51% des sages-femmes officient à Dakar. Les 49% qui officient dans les autres zones sont concentrées dans les villes. Ce qui fait que les zones rurales et celles défavorisées sont souvent dépourvues de sages-femmes.

 

Deux  sages-femmes pour 1 000 naissances

La présidente Marième Fall, en rappelant les normes de l’organisation mondiale de la Santé (OMS), a indiqué qu’il faut une sage-femme pour 500 femmes en âge de reproduction afin d’assurer une couverture complète et une assistance de qualité. A Dakar,  »le ratio est d’une sage-femme pour près de 1 200 femmes. Dans les régions du centre et du Sud, le ratio  est d’une sage-femme pour 1 700 à 3 000 femmes.

Un ratio loin des recommandations de l’OMS et du plan national de développement sanitaire  (PNDS). Ainsi pour Marième Fall,  »on est très loin des normes de l’OMS et du ministère de la Santé dans le PNDS ». D’où son appel pour le recrutement des sages-femmes en chômage.

Le représentant du Fonds des Nations-Unies pour la Population au Sénégal (l’Unfpa ), Faustin Yao, avait dit lors d’une rencontre, que le Sénégal n’a qu’un ratio de 2 sages-femmes pour 1 000 naissances, soit un déficit de plus de 50%.

Il est rare et exceptionnel, a dit la présidente de l’association des sages-femmes du Sénégal, de trouver plus de deux sages-femmes en salle d’accouchement. Quel que soit le volume d’activité en accouchement.

 

La précarité au niveau du traitement salarial

Par ailleurs, la présidente de l’association des sages-femmes a dénoncé la précarité par rapport au traitement salarial que vivent  »les donneuses de vie ». Avec au début un BFEM plus trois ans d’études, la situation des études a changé avec l’avènement de l’enseignement modulaire, système LMD, tous les pays ont harmonisé. Maintenant, pour être sage-femme, il faut un bac plus trois.

Cependant, le salaire de base reste à 150 000 francs avec peut-être certaines indemnités selon le poste occupé.  »Elles sont des femmes qui de nuit et jour sont dans les salles d’accouchement à côté des femmes et qui perçoivent ce salaire. Il pourrait être augmenté parce que dans les autres pays ils sont à plus de ça », a-t-elle fulminé.

Cependant, elle a soutenu que malgré cette faible rémunération, les sages-femmes qui exercent le métier par vocation, quel que soit le salaire qu’elles percevront, continueront à faire leur travail.

Les sages-femmes souvent victimes de préjugés

Pour Maïmouna Dia sage-femme enseignante, l’insuffisance de ressources humaines constitue la difficulté majeure des sages-femmes.  »Elles sont souvent seules. Or pour avoir des soins de qualité, il faut suffisamment de personnels qualifiés. Il y a aussi un déficit de matériels », a-t-elle énuméré.

Sa collègue Marième Fall va plus loin. Selon elle, les difficultés sont inhérentes à la pratique du métier de sage-femme. Parce que c’est une profession assez stressante. Les complications sont imprévisibles.

Il y a aussi le fait que les sages-femmes sont souvent victimes de préjugés.  »C’est ce qui écorne un peu notre image. C’est à nous d’être très rassurantes pour gagner leur sympathie même si l’environnement de travail est assez délicat », croit savoir Madame Fall qui s’empresse d’ajouter : ’’Quand il y a urgence, il faut faire avec des médicaments d’appoint et parfois il y a une rupture de stock. Les femmes n’ont souvent pas de pouvoirs de décision. Se pose aussi l’absence d’un plan de redéploiement. »

 

LES SAGES-FEMMES S’ENGAGENT POUR LA VIE

Lutte contre la mortalité maternelle et infantile

Ngoundji Dieng  |   Publication 03/05/2017

En prélude à la Journée internationale des sages-femmes, l’association nationale qui regroupe les agents de cette profession a rencontré la presse. Ses membres se sont engagés dans la lutte contre les décès maternels et infantiles. Cette année, elles proposent comme thème « Sage-femme, femmes et familles, partenaires pour la vie ». Une façon pour elles de pleinement jouer leur rôle dans cette lutte.

Les sages-femmes ne veulent plus être de simples prestataires qui rendent des services en santé de la reproduction. Elles veulent désormais accompagner les femmes et les familles dans les différentes étapes de leur vie et devenir de vraies partenaires pour la vie.

« Nous voulons instaurer avec les femmes et les familles une relation presque fusionnelle dans les moments cruciaux avant et pendant la grossesse, durant l’accouchement et jusqu’à la ménopause. » Une manière pour les sages-femmes de contribuer à la réduction du taux de mortalité maternelle, car l’Association des sages-femmes d’État, qui a pris cet engagement, est d’avis que perdre la vie en la donnant est une injustice sociale.

Cet engagement de l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal vient à son heure. Puisque de l’avis du gynécologue Demba Guirassy de la Division de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant, les sages-femmes doivent être en première ligne dans la lutte contre le taux encore élevé de mortalité maternelle qui est de 315 décès pour 100 mille naissances et 23 décès enfants pour mille naissances vivantes, selon les estimations du système des Nations unies.

La tâche ne sera pas de tout repos. Il faudra relever quelques défis au préalable. Pour ce faire, les sages-femmes veulent d’abord s’accorder sur le rôle qu’elles doivent jouer dans cette lutte. La Journée internationale de la sagefemme, célébrée cette année ce vendredi, servira de prétexte à ces femmes pour discuter de ce sujet. Ce sera aussi un prétexte pour elles d’interroger les déterminants de la mortalité maternelle. Comme les mutilations génitales féminines qui sont une cause de mortalité maternelle et de morbidité.

D’ailleurs, les sages-femmes ont élaboré des fiches techniques pour la surveillance des décès maternels. Cette stratégie permet aux acteurs de documenter tous les cas de décès maternel, d’analyser les causes et de voir dans quelle mesure il faut apporter une réponse pertinente. « Pour la plupart, ces décès sont évitables, puisque liés à des dysfonctionnements (panne de machine ou non disponibilité d’une sage-femme entre autres exemples) », regrette Demba Guirassy.

Les sages-femmes envisagent aussi de sensibiliser leurs collègues sur l’épineux problème de l’accueil tant décrié par les patientes. « Notre formation met l’accent sur les soins. Et très souvent, le volet communication est reléguée au second plan », avoue Bigué Bâ Mbodj, présidente de l’association qui promet des actions en ce sens. La qualité de la formation des sages-femmes a été aussi évoquée. C’est une opportunité d’avoir plusieurs écoles de formation, mais de l’avis de la présidente, la tutelle doit observer un regard critique sur la qualité de cette formation.

Heureusement, se réjouit Mme Mbodj, la profession de sagefemme dispose maintenant d’une loi avec la création de l’Ordre. « La mise en pratique effective de l’Ordre permettra de réglementer ces écoles et de veiller sur la qualité de la formation. Parce qu’il sera un organe de contrôle et de régulation, un outil qui permettra d’améliorer les services de santé de la reproduction », indique Mme Mbodj confiante.

5 MAI 2018

Sénégal: Penda Ndiaye Gassama, sage-femme à Gaspard Kamara – «La mortalite maternelle et néo-infantile est très élevée dans les coins les plus reculés… »

INTERVIEWPar Denise Zarour Medang Et Oumar Correa

Elles sont des milliers de femmes qui travaillent à une meilleure prise en charge médicale de leurs sœurs et à réduire la mortalité maternelle et néo natale. Elles sont toujours partout, même dans les coins les plus reculés du pays.

Ces « donneuses de vie », plus communément appelées « sages-femmes », seront célébrées aujourd’hui à l’Université Cheikh Anta Diop, samedi 05 mai, en cette journée internationale qui leur est dédiée. Le thème retenu est : « A l’équité pour des services de qualité et les soins obstétricaux et néonataux ». A noter que 14 sages-femmes désignées comme des modèles dans leurs régions seront primées. En prélude à cette journée, Sud Quotidien s’est entretenu avec Penda Ndiaye Gassama, maitresse sage-femme du district centre de Gaspard Kamara.

Maitresse sage-femme, pouvez-vous nous décliner votre cursus ?

Depuis 2010, je suis la maitresse sage-femme de ce centre de santé de Gaspard Kamara. Je suis sortie de l’école des sages-femmes où j’ai fait la formation pendant trois ans. Je suis de la promotion de 1987 et aussitôt, on m’a affecté au Nord à Matam. Pour vous dire qu’au début, c’est moi-même qui avais choisi cette région. Je n’ai jamais voulu être à Dakar, car je voulais être dans les régions pour voir ce que vivent les femmes. Même au fin fond du Sénégal, il y a des femmes qui sont là-bas et qui ont besoin de soins. Donc quand on m’a affecté là-bas, cela ne m’a rien fait et j’avais rejoint mon poste tout naturellement et j’ai travaillé dans cette localité pendant trois ans.

On sait que dans ces localités, il est très difficile d’exercer son métier ?

Nos conditions n’étaient pas vraiment les meilleures. Car, dans le centre de santé où j’étais, on avait d’énormes difficultés pour les déplacements. Il n’y avait qu’une seule voiture qui était utilisée par le médecin-chef. Il fallait faire des stratégies avancées dans les autres villages les plus reculés où il n’y avait pas de sages-femmes. Il y avait des postes de santé aussi où il n’y avait que des matrones. Et dans ces localités, il y avait des femmes qui avaient vraiment besoin de nos services à travers les consultations post, pré- natales et la planification familiale. Il fallait se déplacer de temps à autre. Des fois, on prenait des véhicules qui mettaient toute une journée pour arriver dans les lieux indiqués. On montait même dans des charrettes, on portait sur nos têtes le matériel, juste pour pouvoir faire accéder l’offre de service aux populations. Mais cela valait vraiment la peine.

Quelles sont les qualités que doivent avoir une sage-femme face aux patientes ?

Je pense que la sage-femme doit être toujours prête dans son lieu de travail à recevoir les bonnes dames qui ont vraiment besoin de nous. Car, si on est engagé, on ne ménage aucun effort. Je sais que la sage-femme qui est engagée, dès qu’elle arrive dans son lieu de travail, elle sait ce qu’elle doit faire, à savoir bien accueillir les patientes, bien s’occuper d’elles. On voit dans notre profession qu’il y a des femmes qui ne viennent pas pour des soins mais pour recueillir des conseils et même quand elles ont des problèmes dans leurs foyers, certaines femmes se tournent vers la sage-femme. De ce fait, la sage-femme doit avoir une attention, une écoute pour ces dames. Je pense que la génération actuelle doit prendre exemple sur les anciennes sages-femmes. Même si la formation a évolué, je pense que l’engagement doit venir de chacune d’entre nous qui exerce le métier de sage-femme.

Comme régler les iniquités si on sait que dans certaines zones, il n’y a pas de sage-femme. Quel message pour vos sœurs ?

Le message, c’est de dire à mes sœurs, qu’on est toutes Sénégalaises et dans tous les recoins du Sénégal, il y a des femmes et elles ont besoin de nous. La mortalité maternelle et néo infantile est très élevée dans les coins les plus reculés du Sénégal. Personnellement, je me dis, actuellement, aucune femme ne doit plus mourir d’une hémorragie de la délivrance, ou bien d’un paludisme, parce que la sage-femme doit être là 24 h sur 24 à s’occuper de ces femmes. Si toutes les sages-femmes se concentrent à Dakar, ça revient à zéro, car les résultats dans la prise en charge de la mère et de l’enfant risquent de toujours chuter. Je pense que le ministère de la Santé a vraiment bien voulu mettre en exergue la santé de la reproduction à travers des stratégies. C’est pour cela qu’il y avait des programmes qui ont fait que les sages-femmes ont été déployées dans les régions les plus reculées pour vraiment prendre en charge la santé de la mère et de l’enfant. La sage-femme qui a été recrutée par l’Etat ou les Ong doit pouvoir servir partout.