« L’approche des droits humains est très importante dans la riposte contre le sida ’’

DR Safiatou THIAM :  » L’approche des droits humains est très importante dans la riposte contre le sida ’’

Dakar, 6 sept (APS) – La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Dr Safiatou Thiam, a souligné mercredi l’importance de l’approche des droits humains dans la lutte contre le Sida.

‘’Le CNLS essaie en ce moment d’innover et de voir dans quelle mesure accélérer la riposte au Sida. Dans les stratégies mises en œuvre, l’approche des droits humains est très importante’’, a-t-elle dit.

Le Docteur Safiatou Thiam s’exprimait lors d’un atelier d’orientation sur les droits humains et le VHI, organisé en relation avec le ministère de la Justice, l’Association des femmes juristes (AJS), l’Association des jeunes avocats et le ministère de l’Intérieur. Cette rencontre se poursuivra jusqu’au samedi 09 septembre.

Selon elle, une analyse de la situation du Sida au Sénégal a permis de voir que l’infection est concentrée sur un groupe vulnérable appelé population-clé, qui concerne surtout les homosexuels et les professionnels du sexe, les détenus et les consommateurs de drogues injectables.

‘’Ces derniers sont victimes de discrimination et de stigmatisation au point de vue social et sont souvent en conflit avec la loi. C’est pourquoi nous invitons les garants de la loi à nous faciliter la tâche, pour qu’on puisse mettre fin à la chaîne de transmission’’, a-t-elle poursuivi.

Pour elle, cet atelier servira de plaidoyer et d’orientation pour améliorer l’environnement de travail et de la riposte contre le Sida.

Elle annonce que la Loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH/Sida sera revisitée pour une meilleure application, avec comme résultat, la reconnaissance, le respect et la réalisation des droits des populations-clés et des détenus dans le contexte national de lutte contre le Sida.

Le docteur Safiatou Thiam a rappelé que le but est d’orienter les acteurs de la riposte pour une intégration effective de l’approche-droits humains dans la lutte contre le VIH/Sida.

BF/ASG/OID

Lutte contre le sida : Plaidoyer pour une meilleure prise en compte des groupes vulnérables

 11 Sep 2017

 Actualités

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a organisé, du 6 au 8 septembre 2017, un atelier d’orientation et de plaidoyer pour une meilleure prise en compte des droits humains des groupes vulnérables que sont les populations clés et les détenus dans la riposte au Vih.

Pendant trois jours, différents acteurs œuvrant dans la lutte contre le Vih/Sida ont, à travers des ateliers d’orientation et de plaidoyer, travaillé pour une meilleure prise en charge des droits humains des groupes vulnérables dans la riposte au Vih. Cette rencontre est initiée par le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), en collaboration avec le ministère de la Justice, le Centre de formation judiciaire (Cfj), l’Association des femmes juristes (Ajs), l’Association des femmes médecins (Afems), l’Association des jeunes avocats et le ministère de l’Intérieur.

Ces groupes vulnérables, également appelés populations clés, sont les usagers de drogues injectables, les professionnels du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes et les détenus. Le choix de cette couche de la population s’explique par le fait que « ce sont chez eux que l’on note les taux de prévalence du Vih/Sida les plus élevés. Et si on veut vraiment arriver à une rupture de la transmission, il faut qu’on puisse aider ces populations pour qu’elles-mêmes puissent mener leur combat auprès des autorités judiciaires », a informé Atoumane Cissé, médecin à l’administration pénitentiaire et point focal justice pour le Vih/Sida.

Au terme de cet atelier d’orientation et de plaidoyer, les différents acteurs et les bénéficiaires dispatchés en groupes de quatre, représentant ainsi les populations clés, ont relevé comme contraintes la discrimination, la stigmatisation, l’insuffisance de prise en charge, le vide juridique et l’inefficience des lois, les pesanteurs socioculturelles, entre autres. Pour ce qui est des actions prioritaires à mener, il y a la sensibilisation et le renforcement des compétences des populations clés sur l’estime de soi, la décentralisation des centres de prise en charge dans toutes les régions, l’adaptation de la communication et des discours, l’augmentation des moyens matériels, humains et financiers liés à la prise en charge des populations clés, la création et l’adaptation des lois et textes à la réalité et enfin l’enrôlement des populations clés dans les mutuelles de santé.

« Certaines de ces recommandations sont déjà prévues dans nos programmations et les autres viendront, a assuré Safiétou Thiam, secrétaire exécutive du Cnls.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

«LE VIH EST PLUS PRESENT CHEZ LES HOMMES»

DR SAFIETOU THIAM, SECRETAIRE EXECUTIF DU CNLS

Mame Diarra DIENG  |   Publication 07/09/2017

Le Comité national de lutte contre le Sida (Cnls) a organisé hier, un atelier d’orientation et de plaidoyer à l’endroit des différentes couches sociales pour améliorer le système de lutte contre le Sida. Pour Safiétou Thiam, secrétaire exécutif du CNLS, la lutte contre le Sida ne peut pas se faire sans pour autant passer par les groupes vulnérables.

La lutte contre le Sida nécessite l’implication de tous. C’est dans ce sens que le Comité national de lutte contre le Sida (Cnls) a organisé hier, un atelier de  sensibilisation pour les professionnels du droit. Pour Dr Safiétou Thiam, le Cnls essaie d’innover et d’explorer les différents systèmes de lutte contre le Sida. «Si nous analysons l’évolution de cette maladie au Sénégal, nous pouvons voir que l’infection est concentrée dans les groupes vulnérables. Cette évolution concerne les populations suivantes: les professionnels du sexe, les détenus et les consommateurs de drogue. Ces populations, d’après notre programme, sont les plus touchées par la maladie», explique-t-elle.

Selon le Secrétaire exécutif du Cnls, ces populations ont souvent des problèmes avec la société. Elles sont souvent victimes de discrimination et de stigmatisation de la part de la société. «Il faut montrer que le Sida reste une priorité pour notre pays et que nous ne pouvons pas réussir la lutte contre cette maladie sans pour autant passer par ces populations. Il faut mettre ensemble les acteurs et établir un plan pour arriver à mettre en place un environnement favorable dans la lutte contre le Sida», dit-elle.

«La loi au Sénégal dit que les actes contre-natures ne sont pas acceptés. Notre constat en tant que professionnel de la santé publique est que le Vih est plus présent chez les hommes. Et il faut offrir à ses derniers un traitement pour rompre la chaine de transmission du Vih», a martelé Dr Safiétou Thiam. La stigmatisation de ces populations clés ne contribue pas à la lutte contre le Sida. «Ce qui est malheureux est que, si on les stigmatise, elles vont se cacher et se marier pour ensuite  transmettre le Vih à d’autres personnes. Nous avons besoin de faire un plaidoyer pour que les victimes de cette maladie comprennent et facilitent les choses», soutient-elle.

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Santé: Ouverture d’un atelier d’orientation et de plaidoyer sur les droits humains et VIH




L’atelier d’orientation et de plaidoyer sur les droits humains et VIH a été ouvert ce mercredi 6 septembre 2017 à l’hôtel Terrou-Bi.  Il prend fin le 8 septembre 17.

En partenariat avec le ministère de la Justice, le Centre de formation judiciaire (CFJ), l’Association des femmes juristes (AJS), l’Association des femmes médecins (AFEMS), l’Association des jeunes avocats et le ministère de l’Intérieur, le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) organise un atelier d’orientation et de plaidoyer sur les droits humains et VIH.

L’objectif principal de cet atelier est d’orienter les acteurs de la riposte pour une intégration effective de l’approche-droit humains dans la lutte contre le VIH/Sida pour une meilleure prise en compte des droits des population clés et des détenus. A cet atelier sont attendus : des autorités administratives, des autorités locales, des forces de défense et de sécurité, des juristes, des médecins etc.

L’approche sera essentiellement participative mais aussi elle sera avant tout une combinaison d’éclairages théoriques et de présentations complétées d’exercices. La technique du forum, avec des regards croisés, sera adoptée pour rendre dynamique l’atelier en vue de susciter des réactions porteuses de solutions. Les participants/tes sont alors invités à exprimer leurs opinions, leurs expertises ou leurs connaissances. Ainsi, des travaux de groupes et des plénières vont rythmer les trois jours de formation.

Au sortir de cet atelier, les résultats attendus sont que les participants/tes améliorent leur niveau de compréhension des stratégies du Programme Sida, les enjeux liés à la problématique des Droits humains dans la riposte, des pistes de solution pour la mise en place d’un environnement juridique et social favorable pour les personnes vivant avec le VIH et, de manière spécifique, les populations clés et les détenus.

PAR FATOU LO DIOP (TEXTEOUMOU BALDE (PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Safiètou Thiam Secrétaire Exécutive du (CNLS): «Nous orientons les acteurs de la riposte contre le Sida en y intégrant les droits humains»

Par Ibrahima DIA

Un atelier d’orientation sur les droits humains et le VIH a été ouvert ce mercredi 06 Septembre 2017 à Dakar. Cette rencontre a été organisée par l’association des femmes juristes, l’association des jeunes avocats, en collaboration entre les ministères de l’intérieur et de la justice. Pendant 3 jours les participants partageront leurs expériences sur la problématique entre la riposte contre cette pathologie et le respect des droits humains. 

«Nous orientons les acteurs de la riposte contre le Sida en y intégrant les droits humains» a déclaré ce mercredi 06 septembre 2017. La Secrétaire Exécutive du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), Dr Safiatou Thiam, lors de l’ouverture de l’atelier d’orientation sur les droits humains et le VIH. Poursuivant ses propos Mme Thiam déclare que le CNLS essaie en ce moment d’innover et de voir dans quelle mesure accélérer la riposte au Sida. Pour elle dans les stratégies mises en œuvre, l’approche des droits humains est très importante dans des stratégies de lutte. Le cas des personnes à risques comme les homosexuels, les professionnels du sexe, les utilisateurs de drogue qui sont victimes de discrimination et de stigmatisation a été évoqués et la Secrétaire générale du comité invite les garants de la loi à leur faciliter la tâche pour une éradication définitive de l’épidémie. La Loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH/Sida sera revisitée pour une meilleure application, avec comme résultat, la reconnaissance, le respect et la réalisation des droits des populations-clés et des détenus.

Rappelons que cet atelier a vu la participation de l’administration pénitentiaire, de la police, des associations de lutte contre le Sida et celles des personnes vivant avec le VIH.

 ‘’Dans la riposte contre le SIDA, l’approche des droits humains est très important’’ (CNLS)

 septembre 8, 2017 BiraneS  Aucun commentaire

‘’Le CNLS essaie en ce moment d’innover et de voir dans quelle mesure accélérer la riposte au Sida. Dans les stratégies mises en œuvre, l’approche des droits humains est très importante’’, a dit, le Docteur Safiatou Thiam. Elle s’exprimait lors d’un atelier d’orientation sur les droits humains et le VHI, organisé en relation avec le ministère de la Justice, l’Association des femmes juristes (AJS), l’Association des jeunes avocats et le ministère de l’Intérieur. Cette rencontre se poursuivra jusqu’au samedi 09 septembre.


Le docteur Safiatou Thiam a rappelé que le but est d’orienter les acteurs de la riposte pour une intégration effective de l’approche-droits humains dans la lutte contre le VIH/Sida. Elle annonce que la Loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH/Sida sera revisitée pour une meilleure application, avec comme résultat, la reconnaissance, le respect et la réalisation des droits des populations-clés et des détenus dans le contexte national de lutte contre le Sida.
Pour elle, cet atelier servira de plaidoyer et d’orientation pour améliorer l’environnement de travail et de la riposte contre le Sida. Selon elle, une analyse de la situation du Sida au Sénégal a permis de voir que l’infection est concentrée sur un groupe vulnérable appelé population-clé, qui concerne surtout les homosexuels et les professionnels du sexe, les détenus et les consommateurs de drogues injectables.

‘’Ces derniers sont victimes de discrimination et de stigmatisation au point de vue social et sont souvent en conflit avec la loi. C’est pourquoi nous invitons les garants de la loi à nous faciliter la tâche, pour qu’on puisse mettre fin à la chaîne de transmission’’, a-t-elle poursuivi.