Une réussite du Sénégal : Comment une petite nation africaine combat le Sida

The Economist est un  magazine d’actualité hebdomadaire britannique. Imprimé simultanément dans six pays, il est l’un des hebdomadaires de référence à l’échelle mondiale, ciblant une population hautement éduquée. Il est publié à la fois sur papier et le Web, sa diffusion est supérieure à 1 500 000 exemplaires.

Dans sa parution du Jeudi 1er Mars 2018, un article est consacré à la riposte contre le Vih en Afrique et le Sénégal cité comme un exemple de la croisade contre le Sida. Nous vous en proposons une partie ci-dessous :

Des résultats qui dépassent les attentes

Le Sénégal a réussi à réduire aux 3/4  le taux de nouvelles infections au vih depuis 2010.Ce qui en fait un des pays les moins touchés par la pandémie en Afrique. Et si la prévalence du VIH est de 4,3% au sein de la population générale en Afrique subsaharienne, elle est de 0,4% au Sénégal.

Le pays est certes pauvre, mais son système de prévention et de traitement de la pandémie donne des résultats qui ont dépassé les attentes.

Le Sénégal est le premier pays d’Afrique subsaharienne à initier une politique de subvention des antirétroviraux en 1998. Ce qui a contribué à sauver bien des vies .Une initiative audacieuse en 2003 a permis de rendre gratuit le traitement, quelques années avant que l’Organisation Mondiale de la Santé n’en donne la directive à ses états membres.

Ce pays a aussi rompu avec les tabous en assurant le traitement et le suivi des usagers de drogue et des professionnelles du sexe.

La prostitution est légale au Sénégal pourvu que les professionnelles du sexe passent des visites régulières tous les trois mois. En cas de contamination, elles ne sont pas mises à l’écart (ce qui favoriserait une propagation de la pandémie). Au contraire, elles sont autorisées à travailler en bénéficiant d’un traitement gratuit. Du coup les résultats cette politique en direction des professionnelles du sexe a donné des résultats : En 2016, selon l’Onusida, la prévalence au sein de cette catégorie de population était de 7% en 2016 contre 28% en 2002.

Les usagers de drogue injectables bénéficient de seringues gratuites, limitant fortement l’usage de seringues usagées.

Le Sénégal est la preuve qu’un pays pauvre est capable de freiner la propagation de l’épidémie du sida

Le système de décentralisation des soins et de la prise en charge a été d’un grand apport. Le nombre de sites offrant des services de dépistage volontaire et de counseling a augmenté de 600% au cours des quatre dernières années.

Une démarche réussie de façon remarquable au Sénégal a été d’impliquer tous les groupes sociaux dans la riposte au VIH.

Des leaders religieux qui évoquent le sujet aux  groupements  de femmes  qui tentent de débusquer des travailleuses du sexe irrégulières. « L’implication de la société civile de cette façon fait défaut ailleurs dans cette partie de l’Afrique selon Nathalie Cartier de « Médecins sans frontières ».

A coup sûr, il reste du travail à effectuer. Environ la moitié des personnes infectées ne bénéficie pas de traitement de même qu’un quart des enfants vivant avec le VIH.

Les hommes ayant des relations avec les hommes(HsH) se font discrets car l’homosexualité est punie d’une peine de 05 années de prison. Toutefois le Sénégal est la preuve qu’un pays pauvre est capable de freiner la propagation de l’épidémie du sida.

Source  : https://www.economist.com/news/middle-east-and-africa/21737524-even-poor-country-can-curb-epidemic-how-small-african-nation-beating

 

Migration/Violences faites aux femmes /VIH : Une étude démontre un lien avec la contamination au VIH.

Les violences faites aux femmes augmenteraient nettement le risque de contracter le virus du SIDA. Un lien de cause à effet particulièrement rapporté dans la population migrante originaire d’Afrique selon l’association AIDES. De plus les femmes migrantes venues d’Afrique sont  particulièrement touchées

En France, des milliers de femmes victimes de violences physiques et/ou psychologiques sont exposées à un risque accru de souffrir du VIH/SIDA. Les femmes migrantes venues d’Afrique sont particulièrement concernées.

Selon l’étude ANRS-Parcours*, « elles représentent à elles seules environ 60% des femmes découvrant leur séropositivité chaque année en France », dénonce AIDES. « Le lien entre violences sexuelles subies après leur arrivée en France et contamination par le VIH est clairement démontré. » Précisément, « les violences sexuelles subies par les femmes africaines sur le sol français multiplient par 4 leur risque d’être infectées par le VIH ». Ainsi, « 15,1% des femmes infectées par le VIH après leur arrivée en France ont subi des violences sexuelles, contre 3,5% chez les femmes non infectées ».

Des situations liées à la précarité dans laquelle sont plongées ces femmes. « Certaines se retrouvent à la merci d’hommes n’hésitant pas à « monnayer leur aide » contre des rapports sexuels contraints. »

Lutter contre la précarité

« Tout comme le VIH, les violences faites aux femmes ne sont pas qu’une question de comportements individuels. Il s’agit aussi d’un problème politique, qui appelle des réponses politiques », explique Catherine Aumond, vice-présidente d’AIDES. « Tout doit être mis en œuvre pour  garantir à toutes les femmes des conditions de vie décentes. A commencer par l’accès à un titre de séjour durable pour les femmes migrantes en situation de précarité. Une première étape indispensable vers moins de violences et moins de contaminations », défend l’association

Source:ladepeche.fr

Journée internationale des femmes Déclaration de Michel Sidibé secrétaire exécutif de l’Onusida :« Des changements arrivent»

«  »En cette journée internationale des femmes, le monde célèbre la réussite des organisations de femmes et des activistes qui ont fait avancer la cause des femmes en matière de droit à la santé, à l’égalité des genres et à l’autonomisation.

L’autonomisation des femmes leur leadership sont déterminants dans l’atteinte des 17 objectifs de développement.

Les femmes et les filles continuent de subir de façon disproportionnée l’infection à VIH. Globalement, les jeunes femmes sont deux fois plus exposées que les jeunes hommes. En Afrique subsaharienne, 3 nouvelles infections sur 4, parmi les 15-19 ans se trouvent chez les jeunes femmes. De plus 30% d’entre elles ont subi des violences physiques ou sexuelles de leurs partenaires au moins une fois dans leur vie.

Mais on note  des changements . Cette année, la célébration de la journée internationale des femmes se déroule à un moment ou les projecteurs sont braqués sur de multiples affaires liées à des  scandales de harcèlement sexuel n’épargnant aucun domaine d’activités : secteur privé, gouvernements, organisations internationales ou de la société civile. Des mouvements comme #Metoo ,s’attaquent aux comportements et croyances qui perpétuent l’inégalité  et les violences  basées sur le genre et le harcèlement sexuel. L’Onusida réaffirme son engagement pour atteindre l’objectif « zéro tolérance » en matière de harcèlement sexuel et s’inscrit sur les  mêmes standards d’éthique, d’égalité et de respect qu’elle promeut et demande aux autres.

De plus en plus de voix se joignent à ce combat contre les inégalités socio-culturelles, économiques et politiques et qui rendent la femme plus vulnérable au VIH. Ces changements profitent aux femmes et aux filles. Nous savons qu’en permettant aux femmes et aux filles d’atteindre leurs droits à la santé et à l’éducation, la transformation est possible. Les infections à Vih baissent, la santé s’améliore, l’éducation augmente .Les femmes et les filles s’épanouissent.

Ces changements profitent aux communautés, aux familles, et aux hommes. Les femmes et les filles qui connaissent leurs droits trouvent plus facilement du travail, peuvent participer aux activités des gouvernements ou de la société civile, maintiennent leurs familles en meilleure santé et jouissent de relations équitables en matière de genre.

Il est clair que nous pouvons en finir avec le sida à l’horizon 2030.Mais atteindre cet objectif dépend des avancées acquises en matière de justice sociale. Cela exige un accès aux services de santé, à l’éducation, à l’emploi, à une bonne représentation politique. Elles ne devront subir ni discrimination, ni violence. La réponse au VIH et les acteurs qui la pilotent doivent être en mesure d’exercer dans un environnement sur et équitable.

Des changements arrivent.

Michel Sidibé

http://www.unaids.org/en/resources/presscentre/pressreleaseandstatementarchive/2018/march/20180307_international_womens_day

Les femmes du CNLS à l’heure du 08 Mars

Les femmes du conseil national de lutte contre le sida (CNLS) ont commémoré la journée mondiale des droits de la femme. Une cérémonie a réuni le personnel et des représentantes de l’ANCS (Alliance Nationale des Communautés pour la Santé) et de l’Association des femmes de l’hôpital Fann, invitées pour l’occasion.

Sous l’égide de Madame Maréme Wone, (coach de développement personnel) des discussions ont permis de rappeler le rôle de la femme dans la société, sa place dans le foyer et ses attentes dans son lieu de travail. Des contraintes sont nombreuses sur le chemin vers l’épanouissement total, mais qui doivent être analysées et traitées en fonction de plusieurs aspects surtout culturels.

La communication reste la clé aussi bien dans le foyer que dans l’entreprise, selon la spécialiste : Se parler pour  comprendre les attentes de l’autre dans une relation de totale complémentarité.

Bilan mise en œuvre NFM1 : le CNLS et ses sous-récipiendaires tirent le bilan.

Le conseil national de lutte contre le Sida et ses sous récipiendaires ont dressé un bilan encourageant de leur collaboration au cours d’un atelier de deux jours débuté Lundi 12 Mars 2018. Un taux de décaissement de 96% a été atteint sur la phase 2015-2017 correspondant au NFM1. Ce résultat place le Sénégal en tête des pays francophones financés par le Fonds Mondial. « IL s’agit de viser plus loin et d’atteindre l’objectif de 100% de décaissement » a dit la secrétaire exécutive du CNLS en ouvrant les travaux. De son avis, la coordination de la riposte confiée aux régions médicales (en lieu et place des UAR) a joué un rôle sur ces résultats encourageants. Les médecins chefs de région ont de leur côté remercié le Cnls  pour  la « qualité des ressources humaines » mises à leur disposition.

Les participants à cette rencontre vont Partager le niveau de performance du NFM1 en signaler les contraintes et proposer des mesures correctrices pour améliorer la performance du programme.

Le Sénégal vient de signer le Nouveau Modèle de Financement du Fonds Mondial 2ème génération dont la mise en œuvre a démarré le 1er janvier 2018 et prend  fin le 31  décembre 2020. Une mise en œuvre efficace et efficiente  de la subvention accordée passe par le renforcement de  l’appropriation du Nouveau modèle de financement du Fonds Mondial  par les différents sous récipiendaires.

Forum sous-régional sur la santé communautaire : la santé une affaire de tous

Des acteurs de la santé et autres membres d’associations du Sénégal et de la sous-région se retrouvent pour trois jours à Dakar. Le forum sur  la santé communautaire qui les réunit est une occasion pour les participants de partager leurs expériences et leurs compétences dans ce domaine. Selon le ministre de la santé, les états font la « la promotion d’une vision globale de la société ou la santé n’est plus seulement de la responsabilité des seuls acteurs médicaux ».

Parmi les domaines ou l’implication des communautaires donne des résultats, figure la riposte au VIH.

Les représentants de personnes vivant avec le VIH et qui tiennent un stand à ce forum sont unanimes : « les communautaires sont incontournables » estime Mme A.Guéye de l’association ABOYA. Elle cite en exemple, la possibilité que les membres de son association  ont, de développer des activités génératrices de revenus mais surtout de prendre en charge au niveau psychologique d’autres femmes, totalement désorientées après avoir appris leur séropositivité.

Les acteurs  communautaires qui peuvent être une pièce maitresse dans le déroulement du Tatarsen, la stratégie du  « test and treat »  appliquée au Sénégal, c’est l’avis de M. Koné, président d’une association de pvvih à Kaolack. Par ailleurs la stigmatisation et la discrimination poussent beaucoup de porteurs du VIH à rester dans l’ombre. Selon Mr Koné, les communautaires sont ceux-là qui peuvent les aider à s’assumer et à dépasser leur condition..

Dans le domaine du VIH, la prévention, la sensibilisation et aussi une certaine forme de prise en charge psychologique sont des taches qu’assument des communautaires.

Ce forum est l’occasion de garantir une meilleure intégration des ressources humaines dans le système global de santé au Sénégal.

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Tournée du Conseil National Lutte contre le Sida :Étape de Saint-Louis: Une première journée au pas de charge

C’est par la ville de Saint-Louis que le CNLS a débuté sa tournée sous la houlette de sa secrétaire exécutive. Une première journée marquée par des visites de courtoisie au médecin chef de région et au gouverneur.

L’association des personnes vivant avec le VIH, s’est, de son côté, réjouie de recevoir la délégation du CNLS et n’a pas manqué de décliner ses ambitions qui sont entre autres de lutter contre la stigmatisation et de promouvoir l’affiliation de ses membres aux mutuelles de santé.

Les jeunes aussi ont reçu la visite de la secrétaire exécutive du CNLS accompagnée de sa délégation : Ils ont pu obtenir une promesse ferme de bénéficier à très court terme, d’une formation de 50 volontaires de la riposte au VIH, à l’image de leurs pairs de Dakar, Thiès et Kédougou.

Une descente sur le site de la pharmacie régionale d’approvisionnement a clôturé cette 1ére journée.

L’étape suivante est la réunion du Conseil régional de lutte contre le sida qui sera l’occasion de partager avec les acteurs les grandes lignes du plan stratégique 2018-2022,du plan de rattrapage et du plan pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH.

Tournée du Cnls à Saint-Louis : La communication et la formation pour accompagner les nouvelles orientations de la riposte.

Un atelier présidé par le gouverneur de Saint-Louis, président du conseil régional de lutte contre le sida(Crls) a mis fin à la tournée du Cnls.

Une rencontre entre les différents acteurs étatiques et de la société civile a permis de passer en revue les principaux axes du PSN 2018-2022, du plan de rattrapage et du plan pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH.

Les participants retiennent de promouvoir un plan régional de rattrapage,  de renforcer la coordination et la communication à tous les niveaux mais aussi d’impliquer davantage les médiateurs en ce qui concerne les dépistages communautaires. Il va s’agir aussi d’approfondir l’analyse de la situation des enfants. Toutes ces conclusions devront être évaluées en Décembre 2018

La région de Saint-Louis était la première étape d’un tournée initiée par le Cnls et destinée à faciliter l’appropriation par les régions  des  nouvelles orientations de la riposte : PSN 2018-2022, Plan de rattrapage, et du plan pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH.

Tournée du Cnls : Etape de Louga « Les paradigmes de la riposte doivent s’adapter au nouveau contexte »

Les grandes orientations de la lutte contre le VIH au Sénégal ont été présentées aux acteurs de la région de Louga réunis en atelier. Les grandes  lignes du plan stratégique national, du plan de rattrapage et du plan d’élimination de la transmission mère-enfant ont été passées en revue.

Une occasion saisie par le gouverneur de la région de Louga pour appeler les responsables locaux de la riposte à s’impliquer sans réserve. Selon Alioune Badara Mbengue, il s’agit de « s’adapter au nouveau contexte de raréfaction des ressources extérieures. »Par conséquent, «  la poursuite de la riposte est possible en puisant en nous-mêmes les moyens de faire face ».Un combat possible d’autant que la prévalence dans la région de Louga est de 0,1%.

Les acteurs de la riposte à Louga retiennent par ailleurs d’appuyer de l’élaboration de la cartographie et d’analyser  la vulnérabilité après identification des zones sensibles entre autres.IL va aussi s’agir de partager le business plan sur l’élimination de la transmission  mère-enfant du VIH.

Les nouvelles orientations de la riposte seront partagées au niveau local et un plan de travail élaboré.

Thiés est la prochaine étape de la tournée initiée par le Conseil National de lutte contre le Sida et destinée à partager les nouvelles stratégies initiées pour atteindre l’objectif d’éliminer la pandémie du VIH à l’horizon 2030.

VACCIN CONTRE LE SIDA : La communauté scientifique optimiste

Les vaccins contre le VIH/Sida ne sont plus hors de portée, estime aujourd’hui la communauté scientifique. Vaccins préventifs ou thérapeutiques, les essais se multiplient sur plusieurs fronts. Le point avec le Pr Jean-Daniel Lelièvre, chercheur Inserm à l’hôpital Henri Mondor et au labo d’excellence VRI  dans une interview accordée au site d’actualité français Ouest-France,

Pourquoi est-il si compliqué d’obtenir un vaccin contre le VIH/Sida ?

Déjà, le système s’attaque au système immunitaire et le rend moins efficace (alors que le système immunitaire, notamment, doit combattre les virus). De plus, il se réplique très vite et mute (se modifie) très vite. On peut être infecté par seulement quelques exemplaires du virus. Mais très vite, le système immunitaire doit se défendre non pas contre un virus mais contre des variantes  du virus. On s’est aperçu qu’on ne connaît pas de gens infectés qui, spontanément, ont pu se débarrasser du virus. Contrairement à d’autres infections, comme l’hépatite B.

Quelles sont les stratégies pour obtenir un vaccin contre le VIH ?

Il faut distinguer les vaccins préventifs qui empêcheraient l’infection, et les vaccins thérapeutiques, qui soignent l’infection. Dans tous les cas, on va stimuler le système immunitaire avec quelque chose qui ressemble au virus, mais qui n’est pas le virus lui-même.

Dans le cadre d’un vaccin préventif, cela passe par ce qu’on appelle par la simulation d’anticorps, des protéines synthétisées par des cellules appelées lymphocytes B. Leur principal mécanisme d’action est d’empêcher un virus d’entrer dans la cellule et l’infecter.

Dans le cadre d’un vaccin thérapeutique, on va stimuler d’autres cellules, les lymphocytes T pour aller détruire les cellules infectées et les empêcher de produire des virus (un virus «

Une troisième population de malades est elle aussi très intéressante, ceux qu’on appelle contrôleurs post-traitement. Ce sont des gens traités très tôt après l’infection. S’ils sont traités assez longtemps, 5 à 10 ans, 20 % d’entre eux contrôlent la réplication du virus, mais d’une façon différente des élites contrôleurs. Cela confirme qu’il est important de dépister et de traiter très tôt, avant que le système immunitaire soit affaibli par le virus.

.Quels sont les essais sur l’homme les plus avancés actuellement ?

Celles d’un vaccin plus classique. Avec des protéines mimant le virus. L’essai RV 144 ou essai thaï (en 2009), a montré qu’en utilisant une combinaison de vaccins on avait une protection de 35 % dans des populations très à risque, mais avec une perte au cours du temps de la protection vaccinale.

Ce type de vaccins est plus simple et pourrait être une première approche de vaccination de masse, dans les pays à l’incidence importante. Même s’il ne marchait qu’à 50 % ce serait un grand pas. Il y a un grand essai de ce type en Afrique du Sud. Avec un peu plus d’injections, ils espèrent justement arriver à 50.

Dans un premier temps, on aura sans doute un vaccin qui n’est efficace qu’à 50 %. Il peut être utile dans les pays ou l’endémie est importante ou pour les populations très à risque. Pour la piste des anticorps à large spectre, on en est aux premiers résultats chez l’animal mais les résultats sont intéressants. Il est difficile de faire des prédictions. Il y a une dizaine d’années, on était dans le noir, sans perspectives. Là, on a des perspectives sérieuses et on peut y arriver avec les techniques actuelles.

Avec Ouest-France

 

Michel Sidibé rencontre les acteurs communautaires de la riposte au VIH

Le Directeur Exécutif de l’Onusida en visite à Dakar a rencontré divers acteurs de la lutte contre le VIH au Sénégal. Une occasion de suivre une présentation de quelques grands défis de l’heure et dans lesquels la société civile développe des activités remarquables : Le plan de rattrapage lancé en Janvier dernier et le projet CAR  (collecte acheminement et rendu des résultats) initié par l’ONG Santé,Sida,Service.

Michel Sidibé s’est félicité des avancées majeures de la riposte au Sénégal et a rappelé le rôle décisif  joué par les communautaires.

De son avis la mobilisation doit être réelle et plus que jamais à l’ordre du jour. Il s’agit de songer à ne plus « isoler » le Sida mais d’intégrer de plus en plus d’autres maladies dans la riposte. Selon lui, le Sénégal a démontré qu’il peut continuer à être un laboratoire au service de l’Afrique. «On peut aller vers un dépistage démédicalisé avec une approche de prestation de soins. Il faut transférer les compétences des services du ministère de la Santé vers la communauté. C’est une dynamique nouvelle incarnée par Santé services et développement (Ssd)».

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Michel Sidibé visite les locaux du CNLS : la communication , pièce maitresse de l’Onusida

Michel Sidibé Directeur exécutif de l’Onusida a visité les locaux du Conseil National de Lutte contre le Sida ce Mercredi 28 mars 2018. Il a pu rencontrer les chefs des différentes unités sous la conduite de la secrétaire exécutive Dr Safiatou Thiam.

Michel Sidibé a remercié le Cnls et plus particulièrement sa Secrétaire Exécutive qu’elle a encouragé. « Les bénédictions que nous recevrons de nos actions viendront en grande partie de la part de populations que nous ne connaissons même pas mais qui ont besoin de nous »

Le Directeur Exécutif a par ailleurs dit tout l’intérêt que porte la communication qui, selon lui a été  la pièce maitresse de l’Onu sida dans les plaidoyers et la vulgarisation de ses stratégies.

Le directeur de l’Onusida est au Sénégal pour une visite de deux jours  Au cours de son séjour,il va tenir une rencontre d’échanges avec les acteurs de la lutte contre le VIH sur la contribution de la Société civile dans l’atteinte des 90-90-90.

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Tournée nationale du Cnls : Une première journée de visite de sites

Le conseil National de lutte contre le Sid a poursuit dans la région de Thiés une tournée nationale de partage du Plan Stratégique National 2018-2022..

La première journée a été consacrée  à une visite de courtoisie rendue au Médecin Chef de Région et au Gouverneur de la Région.

La délégation conduite par la Secrétaire exécutive du Cnls a visité par ailleurs l’hôpital régional,le district sanitaire,la pharmacie régionale d’approvisionnement.

la délégation a aussi rencontré et écouté les préoccupations des responsables d’associations de personnes vivant avec le VIH de la région de Thiés.

Un atelier de présentation du PSN 2018-2022,du plan de rattrapage et du plan d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH mettra fin à cette tournée vendredi.

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Tournée du CNLS à Thiés : Pour la mise en œuvre d’un plan de rattrapage régional de l’eTME

Une réunion du conseil régional de lutte contre le sida autour du gouverneur de la région de Thiès a mis fin à la tournée du Cnls.

Les différents acteurs régionaux de la riposte ont  pu prendre connaissance des nouvelles grandes orientations de la lutte contre le Sida au Sénégal.

Des présentations ont concerné le Plan stratégique national 2018-2022, le plan de rattrapage et le plan d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH.

Le conseil régional de lutte contre le Sida entend s’adapter au nouveau contexte et envisage de tenir des réunions régulières de ses instances.La secrétaire exécutive du Cnls a, de son coté, souhaité une appropriation des différents plans présentés mais surtout a insisté pour la mise en œuvre d’un plan de rattrapage régional en ce qui concerne l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH.

L’étape de Thiés met un terme à la première phase de la tournée initiée par le Conseil National de lutte contre le Sida et destinée à présenter aux acteurs régionaux le Plan stratégique national de lutte contre le sida 2018-2022.

AFRAVIH 2018 : Appel de Bordeaux en faveur de la lutte contre les hépatites virales B et C

La conférence Afravih 2018 a pris fin ce 07 Avril 2018. Cette rencontre a réuni divers acteurs et experts francophones de la lutte contre le Vih et les hépatites. Pour cette occasion il a été question de Prep, d’épidémiologie, de mobilité des personnes migrantes et des enjeux de santé. Il a surtout été question du changement d’échelle dans la lutte contre les hépatites virales B et C avec notamment la Déclaration de Bordeaux que nous vous proposons in extenso :

L’alliance francophone des acteurs de la santé en lutte contre le VIH et les hépatites (AFRAVIH), réunie à Bordeaux du 4 au 7 avril 2018 à l’occasion de sa 9ème conférence internationale :

-dénonce les insuffisances des politiques de lutte contre les hépatites virales chroniques B (VHB) et C (VHC)
-souligne l’urgence de la situation sanitaire mondiale de ces affections virales et
-demande une réaction immédiate des gouvernants pour le renforcement des mesures de prévention, de dépistage et de traitement pour le contrôle de ces deux maladies afin d’atteindre au plus vite les objectifs fixés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Le constat

Avec près de 1,4 million de morts par an et 328 millions de personnes infectées, les hépatites B et C dépassent aujourd’hui les trois grandes endémies – VIH, tuberculose et paludisme – tant en nombre de décès que de personnes affectées.
Selon les dernières données de l’OMS, seulement 9 % des personnes vivant avec le VHB (0,3 % en Afrique) et 20 % de celles vivant avec le VHC (6 % en Afrique) connaissent leur statut sérologique ; 8 % des personnes diagnostiquées avec une hépatite B sont traités et 7 % de celles ayant une hépatite C.
Quatre nourrissons sur dix reçoivent la vaccination contre le VHB dès la naissance et seulement un sur dix en Afrique.

État des lieux de la réponse

Les objectifs fixés par l’OMS pour 2030 sont : diagnostiquer 90 % des patients atteints d’hépatite C ou B et traiter 80 % des malades.
Malgré l’engagement de l’OMS lors de son assemblée générale en 2016 et le sommet mondial de Sao Paulo en novembre 2017, aucune mesure d’envergure n’a encore répondu objectivement à l’ampleur des besoins.
Les stratégies de dépistage et de prise en charge sont insuffisantes voire inexistantes.
L’accès aux traitements des hépatites B et C est une exigence conforme au droit d’accès aux médicaments essentiels :

Le ténofovir est rarement disponible et accessible pour traiter l’hépatite B sauf pour les personnes co-infectées VIH/VHB.
Le coût des médicaments anti-VHC est beaucoup trop élevé pour répondre aux besoins des stratégies d’éradication.

Les hépatites B et C sont une urgence mondiale et un défi lancé à la communauté internationale : prévention, diagnostic et médicaments existent et peuvent rapidement inverser ces pandémies.
Faisons en sorte qu’ils soient accessibles partout et pour tous.

A cet effet, nous demandons :

Une mobilisation politique :

L’inscription de la lutte contre les hépatites B et C dans toutes les politiques nationales de santé.
L’instauration de stratégies nationales conjointes de prévention, dépistage et prise en charge des infections B et C et du VIH.

Un renforcement des politiques de prévention :

Ce renforcement concerne : la vaccination contre l’hépatite B, la prévention de la transmission verticale, la sécurisation des produits biologiques, des dispositifs, des actes de soins et des pratiques rituelles, la protection renforcée des personnels de soins, la réduction des risques chez les usagers de drogues et la promotion de la santé en s’appuyant sur les acteurs communautaires.

Une stratégie active de dépistage :

Le dépistage des hépatites B et C doit être proposé précocement à toutes les populations les plus affectées selon les pays et selon les recommandations internationales.
Les tests de diagnostic rapide doivent être mis à disposition à large échelle.

Un accès aux traitements pour tous :

Les traitements courts qui guérissent l’hépatite C doivent être accessibles sous forme de génériques ou à des tarifs compatibles avec les économies des pays.
Le traitement de l’hépatite B chronique par le ténofovir doit être disponible à des prix raisonnables et adaptés comme pour le VIH.

Une mobilisation mondiale pour le financement de ces programmes :

Des financements innovants, nationaux et internationaux doivent répondre à l’urgence des besoins de prévention, de dépistage et de traitement.
La lutte contre les hépatites B et C doit être inscrite dans les dispositifs internationaux de financement comme le Fonds Mondial et Unitaid.
La mise à disposition des médicaments génériques doit être renforcée.

L’intensification des efforts de recherche vers la guérison de l’hépatite B :

Les agences de recherche en santé doivent s’engager pour la mise au point de solutions visant à une guérison de l’hépatite B, en partenariat avec les industriels.
Des collaborations internationales comme l’ICE-HBV (International Coalition to Eliminate HBV) doivent faciliter ce processus.

Un renforcement des politiques d’information des citoyens, de respect des personnes et de formation des professionnels :

Le renforcement de la lutte contre toute forme de discrimination des personnes atteintes est indissociable des stratégies de prévention, dépistage et prise en charge dans toutes les populations vulnérables. Pour les usagers de drogues, l’accès aux seringues et autre matériel d’injection stérile ainsi qu’aux méthodes de substitution doivent être renforcées
Une politique d’information des citoyens sur les risques de ces maladies et les stratégies de prévention et de prise en charge accessibles à tous doit être développée dans tous les pays.
L’information et un renforcement des formations des professionnels de santé aux stratégies de prise en charge diagnostique et thérapeutique sont indispensables.

Les communautés et toutes les personnes concernées doivent être impliquées dans ces politiques et les faciliter.

Parmi les signataires:

Monsieur Abdoulaye Diouf Sarr (Ministre de la santé du Sénégal

Pr Cheikh Tidiane Ndour, DLSI, Sénégal

Dr Safiatou Thiam SE/CNLS, Sénégal

Pr Coumba Touré Kane , Sénégal

Dakar accueille la prochaine conférence Afravih 2020

La capitale du Sénégal a été désignée comme devant abriter la prochaine Conférence Internationale Francophone de lutte contre le VIH et les Hépatites après celle de Bordeaux tenus du 04 au 07 Avril 2018.

Afravih 2020 revêt tout un symbole. L’année 2020 est en effet celle du bilan dans la riposte au Vih. Il s’agit en effet d’évaluer l’impact de la stratégie des 90-90-90 mais aussi de mesurer l’impact de l’appel de Bordeaux et portant sur les hépatites.

La conférence se tiendra au centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD).

Afravih réunit tous les deux ans les acteurs et experts de la riposte au VIH issus de pays de la francophonie.

Démédicaliser la riposte: pourquoi et comment ?

La démédicalisation a été un des thèmes majeurs de la conférence Afravih 2018. Pourquoi est-il si important de s’orienter de plus en plus vers la démédicalisation ? Comment y arriver ?

En 2018, le monde est à deux ans d’atteindre les objectifs d’accélération vers les 90-90-90 lancés par ONUSIDA en 2014 et prévus pour 2020. L’urgence est réelle : L’Afrique de l’Ouest et du Centre accuse un retard particulièrement fort: 3 personnes sur 4 n’ont pas accès aux ARV et 1 décès sur 4 lié au sida dans le monde survient dans la région . 21% des nouvelles infections dans le monde.

Dans des pays aux ressources limitées, la mise en œuvre de l’accélération de la riposte a permis de poser sur la table l’option de la démédicalisation. Il s’agit de déléguer une tâche jusqu’alors dévolue aux médecins à d’autres travailleurs de santé notamment des infirmiers et infirmières et aux agents de santé communautaires (ASC) du système public et ceux des associations communautaires.

-Dépistage communautaire :

Selon les recommandations officielles de l’Organisation Mondiale de la santé(OMS) : Les agents communautaires ayant reçu une formation peuvent, en utilisant des tests diagnostiques rapides, délivrer de manière autonome des services sûrs et efficaces de dépistage du VIH. Une plus grande capacité à établir avec les populations clés des relations de confiance : la proximité des agents communautaires avec les groupes clés desquels ils sont issus favorise la confiance et le dialogue. Elle impacte ainsi positivement la réduction de la stigmatisation, encore bien présente et dans certains centres de santé classiques notamment dans des contextes où la prostitution, l’homosexualité et l’usage de drogues injectables sont criminalisés.

-La prophylaxie pré-exposition (PrEP)

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande l’utilisation de la PrEP pour « les personnes à risque élevé d’infection à VIH », soit chez les populations au sein desquelles la prévalence dépasse 3% en l’absence de PrEP toujours selon l’OMS,

« les associations à base communautaire, particulièrement celles qui travaillent avec les populations clés – devraient jouer un rôle important dans le déploiement de la PrEP en impliquant les personnes les plus à risque, fournissant de l’information sur la disponibilité de la PrEP et promouvant le lien entre les fournisseurs de PrEP et les services sanitaires, sociaux et communautaires de soutien ».

– L’autotest: un outil prometteur mais des prix prohibitifs

 L’ONUSIDA en 2014  estime que : « Des initiatives de dépistage proactives sont nécessaires avec l’utilisation d’un large éventail d’approches de soutien et de dépistage du VIH y compris l’autotest » L’autotest permet à une personne qui veut connaître son statut VIH d’effectuer un test – par un échantillon salivaire ou une goutte de sang – et d’en analyser le résultat seule et en privé. Plusieurs modèles de distribution des autotests existent et certains impliquent la présence des ASC dans la distribution, le conseil pré-test ou le conseil post-test. L’un des avantages majeurs de l’autotest est la confidentialité qu’il garantit, ce qui en fait un outil complémentaire de dépistage particulièrement attractif pour les populations clés criminalisées..

Source  : Coalition plus

 

 

Prévention de l’infection à Vih : Un implant pour se protéger contre le virus

Des chercheurs canadiens ont conçu un implant vaginal ayant pour but de protéger les femmes contre une infection par le VIH.

 Des chercheurs de l’Université de Waterloo, au Canada, ont conçu un implant ressemblant à un stérilet   pour protéger les femmes contre une infection par le virus du Sida. Les résultats de leurs recherches sont parus dans le Journal of Controlled Release.

Un implant vaginal favorisant l’immunité

La science a déjà montré que le VIH, lors d’un rapport sexuel, infecte le corps en déclenchant une réaction inflammatoire et en poussant les lymphocytes T vaginaux, des cellules de l’immunité, à aller combattre le virus. Or, lorsque ces cellules ne s’activent pas et ne partent pas attaquer le virus, la personne n’est pas infectée et ne transmet pas non plus le VIH à une autre personne. On dit alors que les lymphocytes T sont immunisés. Les chercheurs ont observé ce cas chez des prostituées kényanes qui avaient eu des rapports sexuels avec des clients séropositifs, mais qui n’avaient pas contracté la maladie : leurs lymphocytes étaient naturellement immunisés.

Les scientifiques canadiens se sont inspirés de ces cas et ont cherché à induire chimiquement cette immunité. Ils ont alors conçu un implant vaginal composé d’un tube creux et de deux bras pliables afin qu’il soit maintenu en place. Ce dernier libère lentement de l’hydroxychloroquine, absorbé ensuite par les parois du vagin. Cette molécule permet d’atténuer l’activation et l’inflammation des lymphocytes T vaginaux. Ce dispositif a été testé avec succès sur un modèle animal.

Les recherches continuent

 » Nous savons que certains médicaments administrés par voie orale ne parviennent jamais au tractus vaginal. Cet implant pourrait donc fournir un moyen plus fiable d’encourager les lymphocytes T à ne pas contracter l’infection et ainsi prévenir la transmission de façon plus fiable et moins coûteuse « , a déclaré dans un communiqué Emmanuel Ho, l’un des auteurs principaux de l’étude. « En délivrant le médicament exactement où il le faut, nous espérions augmenter les chances d’induire une quiescence immunitaire « . Les recherches futures consisteront à savoir si ce dispositif peut se suffire à lui-même ou s’il doit être utilisé en conjonction avec d’autres stratégies de prévention.

                                           Avec The Journal of Controlled  Release

 

VIH/Sida : Le traitement précoce et rapide des patients est une préoccupation mondiale

Le laboratoire Roche diagnostic France en partenariat avec l’État du Sénégal a organisé hier un atelier international sur le sida qui a regroupé plus d’une dizaine de pays à Dakar.

« Le traitement pour tous, le suivi de l’efficacité des protocoles par la suppression de la charge virale tels que décrits par l’ONUSIDA dans l’atteinte des 90-90-90 pour l’élimination de l’épidémie en 2020, relève du domaine du possible » a  souligné le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Pape Alassane Mbengue.

Il s’exprimait ainsi à l’ouverture d’une rencontre internationale sur la progression vers les cibles 90-90-90 et la réponse des laboratoires Roche pour atteindre la suppression de la charge virale chez les personnes sous traitement.

L’ONUSIDA recommande qu’à l’horizon 2020, 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes dépistées séropositives aient accès aux traitements antirétroviraux et 90% des personnes sous traitement disposent d’une charge virale indétectable mettre fin à l’épidémie d’ici 2030.

Le Sénégal adopte l’application de cette stratégie et l’a met en œuvre sous l’appellation de « TATARSEN » (test and treat and retain/Sénégal) qui est une cible ambitieuse de traitement pour aider à mettre fin à l’épidémie du sida.

Selon M. Mbengue, à travers la nouvelle approche Suivi Évaluation, Roche Diagnostic France veut donner l’opportunité aux programmes d’examiner les progrès réalisés à mi-parcours mais également de s’inscrire dans une logique d’efficacité pour apporter les meilleures innovations.

Pour sa part, le directeur régional de l’export de Roche Diagnostics France, Jean claude Vimpy Kula a dit que « l’objectif des 90-90-90 est bon, mais le seul hic est que l’Afrique francophone est très en retard contrairement à l’Afrique anglophone ».

« L’Afrique anglophone progresse bien mieux que celle francophone qui devrait s’en inspirer pour voir comment être à niveau de ces pays » a expliqué M. Kula, soulignant que c’est, entre autres, un des objectifs de cette rencontre.

Il a fait comprendre qu’aujourd’hui « le seul problème des Laboratoires Roche, c’est que nous ne faisons pas de tests rapides, mais plutôt des tests sérologiques ».

Mais, a-t-il encore expliqué, aujourd’hui Roche fait beaucoup de recherche pour améliorer la qualité du papier buvard et vient sortir le « Plasma suppression card » qui est une carte permettant de supprimer le sang du plasma avec une lecture qui se fait à partir des systèmes de Roche.

Le lancement de cette carte se fera le 23 avril au Sénégal » a renseigné Jean claude Vimpy Kula, responsable des 25 pays de l’Afrique sub-saharienne francophone chez Roche Diagnostics France.

                                                                                                                    Avec APS

Élimination de la transmission mère-enfant du VIH : Le CNLS lance la campagne 100%

Le Conseil National de lutte contre le Sida va mener, au cours des deux prochains mois, une campagne de communication (Mai-Juin 2018) .A travers la remobilisation des acteurs, le CNLS, sous le thème :<<En marche vers l’élimination de la transmission mère-enfant du Vih >> , se fixe l’objectif des 100% en ce qui concerne :la proposition de dépistage aux femmes enceintes, la mise sous traitement des dépistées positives, le diagnostic précoce d’enfants nés de mères séropositives et la prophylaxie aux ARV administrée aux enfants de mères séropositives.

Divers axes d’interventions sont prévus durant deux mois à travers l’organisation de semaines régionales de lutte contre le sida, le lancement partenariat avec les sages-femmes  lors de la  célébration de la journée des sage-femmes,  ou une caravane de presse destinée à documenter les bonnes pratiques de la PTME dans la région de Kédougou.

Il est aussi prévu la  production et la diffusion de spots, d’organisation de plateaux tv en plus du lancement du nouveau site Web du Cnls.

Près de 1000 enfants naissent avec le VIH chaque jour à travers le monde. Au Sénégal le but est de ramener ce chiffre à zéro. Cette campagne se veut un jalon déterminant vers l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH.

Naitre sans le VIH. Un droit pour tous les enfant

L’élimination de la transmission mère –enfant du VIH expliquée aux journalistes

L’élimination de la transmission mère-enfant (eTME) a pour objectif   d’éviter qu’une mère vivant avec le VIH ne transmette à son enfant le virus  pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.

Le taux de transmission VIH de la mère à l’enfant reste stable : 3,1% par rapport à la dernière enquête de 2015, bien qu’on note une diminution sur la moyenne par rapport à 2014 qui était de 4, 5%. (Enquête PTME 2017)

Un des défis  à l’heure actuelle est de travailler à  une meilleure appropriation du programme par les communautés .La communication demeure incontournable dans la marche vers cet objectif.

L’Association des Journalistes en Santé Population et Développement (AJPSD) a ainsi reçu DR  Khady Fall Traoré  point focal PTME à la DLSI (Division de Lutte contre le Sida et les maladies Infectieuses)Une occasion d’aborder les grands axes de cette stratégie et surtout  d’évoquer certains goulots d’étranglement qu’une communication adéquate pourrait résorber .Il s’agit de la consultation prénatale et du suivi continu de la femme et de son enfant. Une situation qui explique selon DR Fall la démédicalisation progressive de certains aspects de la riposte. C’est l’exemple des sages-femmes totalement impliquées dorénavant et dont le rôle va être déterminant dans l’atteinte de l’objectif zéro transmission mère –enfant.Elle a aussi estimé qu’une plus grande implication des hommes dans la mise en œuvre.

Cette rencontre entre Le point focal VIH de la DLSI et de l’AJSPD est un prélude à une caravane de presse portant sur l’eTME dans la région de Kédougou à partir du 07 Juin 2018.

L’organisation de cette caravane est à situer dans le cadre de la campagne de communication initiée par le CNLS et qui débute le 07 Mai 2018 avec pour thème;Naitre sans le Vih un droit pour tous les enfants

 

 

Journée internationale des sages-femmes

L’élimination de la transmission mère-enfant du VIH parmi les préoccupations prioritaires de l’ANSFES.

L’Association Nationale des Sages-femmes d’état du Sénégal (ANSFES) a célébré Samedi 05 Mai 2018 la journée internationale de la sage-femme.

Une cérémonie officielle tenue à l’UCAD   a été l’occasion de porter un regard sur la place des sage-femme dans l’accès aux soins et sur la contribution que les sages-femmes peuvent apporter en matière de qualité des soins.

Par ailleurs, l’association entend faire de ce mois de Mai celui de la sage-femme. Elle entend déployer une série d’offres de services en Santé de la reproduction, et en prévention de la contamination au Vih à travers l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant.(eTME).

Sur ce dernier aspect, la marraine de l’événement a rappelé le rôle essentiel attendu des sages-femmes sur le chemin de l’élimination de la transmission mère-enfant. En effet ,selon Dr Safiatou Thiam  :<< En informant, éduquant nos concitoyens, en prenant en charge les mères vivant avec le VIH et en luttant avec tact et dignité contre la stigmatisation et la discrimination, >>,l’atteinte de cet objectif est à la portée.

Le Cnls débute dans les prochains jours une campagne de communication axée sur l’eTME et entend à cette occasion mettre à contribution l »ANSFES

 

 

 

 

Riposte contre le Vih à Kedougou

Mobilité des populations et inaccessibilité des zones :les écueils de la lutte

<<La mobilité des populations et l’inaccessibilité de certaines zones géographiques constituent des difficultés dans la riposte au VIH dans la région de Kédougou.>>

Le médecin chef de cette région  a tenu à apporter cette précision aux journalistes membres de la caravane de la presse qui sillonne depuis dimanche des localités de cette région.

Dr Cheikh Sadibou Senghor a insisté sur le caractère aurifère de cette partie du pays et qui aiguise la convoitise de plusieurs ressortissants de la sous-région qui y vivent et se déplacent  de façon fréquente. Cependant cela n’empêche pas d’atteindre des objectifs encourageants en ce qui concerne le dépistage et la mise sous ARV des personnes atteintes. La file active compte en ce moment autour de 155 personnes. Par ailleurs la question de la mesure de la charge virale est en voie de résolution. En effet en l’absence de machine, c’est la mise en œuvre du projet CAR qui  est la solution. Sous l’égide de l’ONG SSD( Sante service développement) les prélèvements sont collectés, acheminés vers les structure et les résultats portés à la connaissance des concernés.

Les spécificités géographiques de la zone rendent beaucoup de zones difficiles d’accès. Cela n’empêche pas d’organiser des stratégies avancées pour toucher le maximum de  personnes. Le Médecin chef de la région de Kedougou estime qu’<<une franche implication des collectivités locales en plus d’une correction de déficit en ressources humaines sont la clé pour maintenir le niveau de la riposte et atteindre les objectifs fixés. >>

L’Association  des Journalistes en Santé Population et Développement déroule ses activités dans cette région pour une durée de Quatre jours sous l’égide du Cnls .Il va s’agir de documenter les bonnes pratiques de la riposte en mettant un accent particulier sur l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH

PTME à Bantoko ; « Sensibiliser, encore et toujours »

Située à une trentaine de kilomètres de Kédougou,Bantoko est une zone aurifère par excellence. Plusieurs nationalités de la sous-région s’y côtoient à longueur d’année. La mobilité des personnes et la prostitution en font une zone surveillée de prés en matière de lutte contre la propagation du VIH. Des stratégies de prévention y sont ainsi déployées avec un accent particulier sur la prévention de la transmission mère –enfant du VIH.

Le poste de santé de la localité est ainsi le lieu de convergence de la plupart des femmes enceintes de cette localité.

A la baguette, une jeune sage-femme originaire de Dakar .Mme Djite Oumy Sy Samb est en charge de cette tache depuis trois ans. C’est à elle de procéder aux premières consultations prénatales et surtout de proposer aux femmes en état, le test de dépistage du vih.<<En général elles acceptent>> nous dit-elle et<< en cas de refus nous essayons d’apporter le plus d’informations possibles pour les convaincre>>. Et si le dépistage s’avère positif, la femme est immédiatement mise sous traitement avec au bout du rouleau, un enfant qui nait indemne du VIH. C’est le cas de la seule femme suivie actuellement en même temps que son bébé qui se porte comme un charme. C’est toutefois la seule qui est restée sur les deux cas notés depuis un an. En effet l’autre enfant et sa mère ont tout simplement <disparu>> après un accouchement à domicile. Des habitudes qui ont la vie dure   et qui constituent un véritable problème dans la politique de PTME dans cette partie du pays. <<le nouveau-né de mère infectée doit prendre le traitement dans les six heures qui suivent sa naissance à condition que les médicaments soient disponibles Et pour  cela il faut que la mère ait été dépistée positive durant la grossesse. Au-delà cela risque d’être difficile>>.

A cela s’ajoute une mobilité des populations qui rend difficile, voire impossible un suivi adéquat.

Sur cette question, Mme Djité déploie tout son possible. En initiant par exemple des réunions périodiques avec les habitants du village et leurs responsables pour inciter les femmes à accoucher au poste de santé. Une opération de sensibilisation qui elle l’espère devrait donner des résultats à court ou moyen terme. Le credo de cette sage-femme :<<Sensibiliser, encore et toujours>> selon notre sage-femme. De son avis une femme mise au courant est  prête à tout pour faire venir au monde un enfant en bonne santé.

eTME à Kédougou : Prise en charge réussie des cas de Vih

La région de Kedougou affiche des résultats encourageants en matière de prise en charge de femmes enceintes séropositives. Selon Fatou Traoré, coordonnatrice en santé de la reproduction au niveau de la région médicale et par ailleurs point focal de la prévention sur la transmission mère-enfant (Ptme), 12 femmes séropositives sur 18 sont mises sous ARV.

Ces données du premier trimestre 2018 concernent les trois districts de la région et sont le fruit de la décentralisation des services expérimentée d’abord dans cette partie du pays.

Toutefois, selon Mme Traoré le problème majeur reste celui des perdues de vue. En effet à cause de la, mobilité au niveau des sites d’orpaillage. On les estime ainsi  à 30% et poursuit Mme Traoré :<< Ce sont souvent des femmes qui commencent leur grossesse ici et retournent dans leur pays d’origine dont elles ne signalent pas leur séropositivité. Elles reviennent souvent deux à trois mois après accouchement et leurs enfants ne bénéficient pas de la prophylaxie pour le traitement préventif >>

Pour 2017, quatre enfants ont été suivis et les tests négatifs sur les 8 enregistrés dont deux (02) sont décédés et les deux autres perdus de vue. Pour les taux de réalisation du test, les 70% sont dépassés en 2017 et pour le dépistage les 80 %. De même que le suivi des femmes qui est de 60 %. Le principal problème reste le fait que les femmes séropositives ne partagent pas leur statut sérologique.

Madame Fatou Traoré recevait des journalistes membres de l’Association des Journalistes en Santé ,Population et Développement séjournant dans la région de Kédougou

Prévention et Prise en charge du Vih à Popenguine : 100% des femmes enceintes dépistées

Le district médical de Popenguine focalise les localités de Toglou Kiréne et Ndiass avance le Docteur Latyr Diouf médecin chef de district adjoint et chargé de la prise en charge.IL gère une file active de 114 personnes dont 70% de femmes. On compte 08 enfants dans cette file dont 02 nés indemnes de parents séropositifs. Une conséquence appréciable d’une bonne politique de prévention de la trans- mission  mère- enfant du VIH. En effet le dépistage précoce des femmes enceintes  y est réel avec un taux de 100% selon le médecin. Pour des raisons liées à la confidentialité, beaucoup de patients ne profitent pas de la décentralisation de la prise en charge dans leurs localités et préfèrent se rendre directement à Popenguine pour leur suivi. Aucune rupture d’antirétroviraux n’est notée et les analyses de charges virales se déroulent à Thiès.

Par contre le dépistage reste en deçà des attentes en dépit des stratégies avancées en particulier au niveau des zones de pêche comme Guereo ou Ndayane.

130é édition du pèlerinage de Popenguine : Sous l’égide du CNLS : 215 personnes dépistées ,01 cas d’infection.

Des milliers de pèlerins chaque année convergent vers Popenguine pour y effectuer Le pèlerinage marial.

Cette 130e édition  a été l’occasion, pour le CNLS, de procéder à une stratégie avancée de dépistage  avec l’appui du District de Popenguine.

Au total 215 personnes ont été dépistées.01 cas de vih a été signalé.

 

Traitement anti-sida : plainte déposée contre Yahya Jammeh en Gambie

Alors qu’il était au pouvoir le  “docteur” Jammeh avait  “découvert un médicament” qu’il jugeait  efficace  contre le VIH Sida. Pour tester sa trouvaille, l’ancien chef d’état a mis en place un programme de lutte contre cette maladie. Les séropositifs étaient donc contraints d’avaler ces produits censés les guérir du mal du siècle. Mais  les  résultats n’ont pas suivi.

Au lieu de guérir du mal, la santé des patients se détériorait  avec en prime des effets indésirables comme des vomissements. Beaucoup de séropositifs gambiens ont perdu la vie. Les médecins qui étaient conscients de l’inefficacité de ces produits étaient contraints d’avouer qu’ils marchaient à merveille par peur de représailles. En somme, ce programme, a aggravé la situation des séropositifs dans le pays. Ils étaient en plus,  stigmatisés parce que Jammeh ne manquait aucune occasion  pour les traiter « à  visage découvert lors des séances diffusées à la télévision ».

Beaucoup, ont « perdu leur travail et ont lutté pour louer des maisons puisque leurs visages étaient reconnaissables » confient les victimes. Les plaignants réclament  à l’ancien  dictateur des dommages et intérêts.

Avec AFP

Elimination de la Transmission mère-enfant du Vih : Un plan de rattrapage initié pour atteindre les objectifs

Les indicateurs notés à la baisse  ces derniers mois dans la stratégie de l’eTME ont amené le Cnls et ses partenaires à dresser les grandes lignes d’un plan  de rattrapage.

Les constats notés durant le premier trimestre 2018 entre autres justifient une réaction rapide : le faible taux de diagnostic précoce,(12%), et seules 53%  de femmes enceintes ayant passé le test du VIH sont prises en charge.Quelques uns des constats notés. Une situation qui découle entre autres de la faible disponibilité des intrants, d’un engagement timide des autorités médicales régionales ou d’une insuffisance dans la délégation des tâches.

Ainsi tous les sites  de prise en charge des femmes enceintes devront disposer de manière continue de TDR (Test de Dépistage Rapide) . La PNA (pharmacie Nationale d’Approvisionnement)  a annoncé une révision de l’organisation de son circuit de distribution de façon à l’adapter au plan de rattrapage.

A toutes ces initiatives s’ajoutent l’organisation d’une campagne d’accélération à travers tous les districts du pays en plus du déroulement d’une campagne de communication sous l’égide du Cnls.

Les sages-femmes comme alliées incontournables.

Le plan de rattrapage qui va démarrer incessamment reposera en grande partie sur les sages-femmes qui seront pour l’occasion les marraines des femmes enceintes. Une façon d’éviter les situations de « perdues de vue ».

Les acteurs de la riposte et partenaires du Cnls se sont engagés à mettre en place un comité de suivi et  retiennent de mener le plaidoyer auprès des décideurs.

Réactualiser et alléger les outils de suivi-évaluation : Des acteurs de la riposte se retrouvent pour valider le document

L’Unité de suivi-évaluation et Recherches du Cnls organise un atelier de validation de ses outils révisés. Cette rencontre réunit divers acteurs de la riposte partenaires du Cnls, de la DLSI et de la société civile.

Une réactualisation et un allégement des outils  sont devenus nécessaire. Il s’agit en effet de coller le plus au contexte de la riposte mondiale qui vise en finir avec l’épidémie en 2030..

L’USER avait déjà tenu avec la DLSI et d’autres partenaires une rencontre destinée à la  révision des outils.

Cet atelier va permettre de partager et de valider les nouveaux outils en identifiant leurs contraintes d’utilisation.

Le système de suivi évaluation permet d’apprécier les performances du programme et d’orienter les initiatives basées sur des données fiables.