Le VIH/sida reste un énorme défi et il ne faut pas baisser la garde (ONU)

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Miroslav Lajcak, et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, se sont félicités mardi des progrès réalisés dans la bataille pour éliminer le VIH/sida mais ont prévenu qu’il ne fallait pas baisser la garde, selon un communiqué publié mardi par l’ONU.

« Le virus a toujours un impact destructeur et meurtrier sur beaucoup de gens dans le monde », a prévenu M. Lajcak lors du débat annuel de l’Assemblée générale consacré au VIH/sida.

En 2016, un million de personnes ont perdu la vie à cause de maladies liées au sida et les nouveaux médicaments et traitements ne sont pas disponibles pour tous. Seulement 53% des gens ont accès aux antirétroviraux, a-t-il souligné.

  1. Lajcak a donc souhaité que l’on saisisse l’occasion de ce débat pour explorer les moyens d’agir davantage. Il a rappelé la convocation de la toute première réunion de haut niveau sur la tuberculose le 26 septembre prochain. Les personnes infectées par le VIH/sida ont 20 à 30 fois de plus de chances de contracter la tuberculose, a-t-il souligné.

Toujours en septembre, l’Assemblée générale tiendra sa troisième réunion de haut niveau sur les maladies non-transmissibles, auxquelles les personnes vivant avec le VIH/sida sont particulièrement vulnérables.

Il est donc plus urgent que jamais, a souligné le Président de l’Assemblée générale, d’avoir « une approche plus intégrée ». « Nous devons profiter de toutes les manifestations et de toutes les plateformes pour faire avancer l’objectif d’éradiquer le VIH/sida d’ici 2030 », a-t-il dit.

« En ce moment critique, nous devons renouveler notre engagement à créer un monde débarrassé du sida. La pandémie n’est pas vaincue », a conclu le Secrétaire général.

Avec  toulouse7.com/

Mettre fin au SIDA infantile en Afrique d’ici 2030 : Les États africains sont à la traîne des objectifs mondiaux de dépistage et de traitement du VIH requis.

L’Organisation des Premières Dames africaines contre le VIH/SIDA et l’Union africaine font appel à une priorisation immédiate des services de santé accessibles adaptés aux besoins des enfants avec ou à risque du VIH.

Cet appel à l’action découle de données montrant que les niveaux de soins actuellement offerts dans les États africains ne suffiront pas à mettre fin au sida chez les enfants d’ici 2030, un objectif que l’Union africaine s’est engagée à respecter dans le cadre catalytique pour mettre fin au SIDA, à la tuberculose et à l’élimination du paludisme en Afrique d’ici 2030. Un seul pays (Algérie) sur 55 pays est sur la bonne voie pour offrir des traitements antirétroviraux adéquats aux enfants infectés par le VIH, et seuls trois pays (Rwanda, Afrique du Sud et Swaziland) sont en bonne voie d’être en conformité avec les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le dépistage des nourrissons nés de mères séropositives dans les deux mois suivants la naissance. Malgré des taux encourageants de TAR pour les femmes enceintes séropositives, seuls six pays (Botswana, Namibie, Swaziland, Ouganda, Afrique du Sud, Cap-Vert) sont sur la bonne voie pour atteindre un taux de transmission mère-enfant inférieure à 5 % d’ici 2020.

« Nous devons veiller à ce que les enfants qui ont ou qui risquent de contracter le VIH ne soient pas oubliés. Non seulement devons-nous protéger les droits de chaque enfant en Afrique, mais nous devons également assurer le développement continu et durable de l’Afrique. Une base pour y parvenir est la santé et le bien-être de tous les enfants, afin qu’ils puissent mener une vie active et épanouissante, assurant une contribution précieuse au succès futur de nos nations », a déclaré le Dr Marie-Goretti Harakeye, chef de la Division SIDA, la Tuberculose, le paludisme et autres maladies infectieuses à la Commission de l’Union africaine.

Dr Marie-Goretti Harakeye, chef de la Division SIDA, la Tuberculose, le paludisme et autres maladies infectieuses à la Commission de l’Union africaine.

L’Afrique a fait de grands progrès dans la lutte globale contre le VIH et le SIDA. Entre 2010 et 2015, la plus grande réduction des nouvelles infections à VIH chez les adultes et la plus grande amélioration de la proportion de personnes infectées par le VIH traité ont été atteintes en Afrique orientale et australe. Cependant, 21 des 23 pays ayant le plus grand nombre de nouvelles infections à VIH chez les enfants, les adolescents et les jeunes femmes sont des pays africains, essentiellement de l’Afrique subsaharienne. Cinquante pour cent des enfants nés avec le VIH mourront avant l’âge de 2 ans s’ils ne reçoivent pas de traitement.[4]

Droits humains et VIH : Les parlementaires de dix pays africains formés.

La protection des droits des personnes vulnérables (professionnelles du sexe, les hommes ayant des relations sexuelles  avec des hommes, prisonniers et consommateurs de drogue injectable) est devenue une préoccupation primordiale dans la riposte au VIH.En effet la protection des droits et l’égalité des genres sont deux mécanismes permettant de réduire la vulnérabilité à l’infection à VIH et à la tuberculose.

En effet,la crainte des représailles policières, de la stigmatisation et de la  discrimination contribuent à se couper des efforts de prévention qui leur sont destinés.

Une situation qui appelle la nécessaire implication des parlementaires, représentants des populations et par conséquent garants de leurs droits. Le constat est que quelques fois le manque de sensibilisation est notable chez beaucoup.

Fort de ce constat et sous l’égide de ENDA SANTE, plus de dix pays sont représentés à un atelier de formation. Il s’agit de la troisième édition après les rencontres de Dakar en 2016 et Abidjan en 2017.Ces deux rencontres avaient permis de proposer une approche stricte basée sur droits humains. Les parlementaires avaient pu ainsi s’informer des mécanismes d’une législation favorable à l’intégration des populations clé.

Dakar 2018 ouvre l’espoir de voir nos états relever les défis de l’heure selon Dr Safiatou Thiam secrétaires exécutive du Conseil National de Lutte contre le Sida : »La bataille à mener est celle contre l’exclusion la stigmatisation et  la discrimination de ces populations.Cette rencontre du Sénégal doit permettre de mesurer les engagements, d’avoir les bases objectives pour améliorer notre législation, sensibiliser, éduquer, former et orienter pour arriver à un environnement favorable exempt de toutes formes de discrimination et de stigmatisation »

Dakar 2018 permettra d’évaluer les actions réalisables et d’en identifier les contraintes entre autres et de définir une nouvelle feuille de route.

Seizième Edition de la Semaine Jeunes Sida Les jeunes pour l’atteinte des 90 90 90

La seizième  édition de la semaine nationale de mobilisation des jeunes contre le sida a été lancée le 21 Juin 2018 à Ziguinchor par le Ministre de la jeunesse et de la Construction citoyenne, Monsieur Pape Gorgui Ndong en présence du gouverneur de la région, des autorités médicales et administratives de la région, des partenaires techniques et financiers

Le thème « L’atteinte des 90 – 90 – 90 d’ici 2O2O est possible avec une jeunesse responsable, citoyenne et volontaire»

Avant le lancement officiel de cette semaine qui est un fort moment de mobilisation des jeunes, le ministre de la jeunesse a procédé à l’inauguration du Centre Conseil Ados de Ziguinchor qui a été réhabilité par le Ministère de la Santé à travers le RSS (Renforcement du système de Santé)

Le représentant du maire de la commune de Ziguinchor qui a souhaité la bienvenue à ses hôtes a rappelé toute l’importance de la cible jeune dans la lutte contre le sida et la disponibilité de la commune à appuyer la cible jeune dans ses différentes activités.

Pour sa part, le président du Conseil National de la jeunesse s’est félicité de l’appui constant du CNLS  et s‘est engagé à travailler à ses côtés auprès  du PPJ pour que le Sénégal soit au rendez-vous de 2020 pour l’atteinte des 90 90 90 avec une jeunesse citoyenne, responsable et volontaire.

C’est sur cette même jeunesse que le CNLS compte pour un Sénégal sans sida. C’est possible, dira le Dr Fatou Nar Mbaye Diouf, Secrétaire Exécutive Adjointe du CNLS. Le Sénégal a déployé  beaucoup d’efforts dans le cadre de la lutte contre le VIH. De nombreuses avancées ont été réalisées et les chiffres qui concernant les jeunes sont encourageants. La prévalence du VIH chez les jeunes qui est restée relativement faible (0, 3%) est le fruit de l’engagement et de la mobilisation des jeunes.

Cependant, explique-t-elle,  «  nous devons redoubler d’efforts car la vulnérabilité des jeunes et surtout des filles qui enregistrent une prévalence trois fois supérieure que chez les garçons est  préoccupante particulièrement dans la  région de Ziguinchor qui est une zone transfrontalière. Mais avec des partenaires comme le PPJ, les défis peuvent être relevés parce que cette jeunesse est engagée et a toujours été un allié efficace dans la lutte contre le sida. »

 

Le Ministre de la jeunesse et de la construction citoyenne  compte lui aussi sur cette jeunesse citoyenne et responsable. Il a dans son allocution, réitéré l’engagement de son département à ne ménager aucun effort pour que les jeunes soient les locomotives pour l’atteinte des 90 90 90.

Construire un Sénégal sans sida, c’est bien possible, avec l’engagement sans faille de tous les segments de la société, mais surtout, le dynamisme des jeunes.

Pape Gorgui  Ndong a par ailleurs remercié le ministre de la santé et de l’action sociale pour la réhabilitation du centre Conseil Ados de Ziguinchor à travers le Renforcement du système de santé.  .

La semaine Jeune sida lancée le 21  Juin va se poursuivre jusqu’au 28 et sera clôturée à Dakar.

 

Coalition plus : un congrès au Sénégal pour marquer 10 ans d’existence.

Depuis 2008 la plateforme Coalition plus travaille à participer à l’élimination de la pandémie du Sida. Ces organisations de la société civile se basent ainsi sur la promotion de la démarche communautaire et des droits humains des populations-clés ainsi que des personnes vivant avec le Vih.

Coalition PLUS collabore en partenariat rapproché avec les autorités nationales en charge de la réponse au VIH (CNLS,ANCS DLSI).

D’éminentes figures de la lutte contre le sida ont participé à la cérémonie d’ouverture du congrès marquant ses dix ans. : Pr Françoise Barré-Sinoussi ,prix Nobel de médecine, Patrick Brenny !directeur de l’équipe d’Onusida d’appui aux régions Afrique de l’Ouest et du Centre ;Mme Hakima Himmiche  présidente de Coalition Plus,mime Magatte Mbodji directrice exécutive de l’ ANCS Dr Safiatou Thiam Secrétaire exécutive du Conseil National de Lutte contre le Sida.

Celle-ci a tenu à insister sur l’importance de l’implication des communautés qui permet de dépasser les idées fausses, les idées reçues et les fantasmes.

L’ouverture de ce congrès a été l’occasion de rappeler le retard considérable de la zone Afrique de l’Ouest par rapport au reste du continent ..Ainsi 03 personnes séropositives sur 10 vivant dans cette partie du monde ont accès à un traitement antirétroviral. C’est par conséquent du côté des communautés que sont attendues des solutions innovantes de de pistage et de soins.

Un des temps forts de ce congrès est ainsi un panel  sur la délégation des taches et la démédicalisation et le rôle que devront jouer les communautés.

D’ores et déjà et en prélude à ce congrès 140 acteurs ont été formés au dépistage démédicalisé.

La délégation des taches aux agents communautaires : une nécessité

Le congrès de Coalition Plus se poursuit. Au deuxième jour la démédicalisation et la délégation des taches ont occupé les débats. Cette formule est aux yeux des activités de la riposte au VIH la démarche la plus adaptée au contexte général et ouest-africain en particulier

La partie ouest du continent  africain est à la traine dans la riposte comparée au reste. En effet les chiffres sont assez édifiants : 3 personnes sur 4 n’ont pas accès aux ARV , 1 décès sur 4 est lié au sida,21% des nouvelles infections dans le monde  interviennent en Afrique de l’Ouest et 45% des enfants nés avec le Sida y vivent.

Selon la présidente de Coalition plus, cette situation est à l’origine du plan de rattrapage lancé par les dirigeants africains.

Toutefois ce plan se heurte à une réalité drastique : l’insuffisance de spécialistes de la santé. Le manque de médecins va atteindre plus d’un million d’ici 2030 en plus d’être répartis de façon inégale. D’où la nécessité de trouver une alternative urgente et devrait permettre de parer au plus pressé : la démédicalisation et la délégation des taches.

Cette stratégie défendue par la plateforme d’ONG de la société civile vise à permettre au personnel non médical d’effectuer certains actes biomédicaux simples avec au préalable une rigoureuse formation. Ces agents communautaires formés pourront ainsi s’occuper du dépistage rapide du VIH et de la dispensation du traitement aux patients diagnostiqués positifs.

Selon Mme Hakima Himmiche, présidente de Coalition Plus: »cette stratégie présente de nombreux avantages : Elle favorise la confiance et la non-discrimination des populations-clés, permet la flexibilité des lieux et des horaires pour aller au plus près des populations-clé et d’atteindre de nouvelles populations. »

A tous ces ponts positifs s’ajoutent des avantages économiques : la formation des prestataires communautaires est plus courte et leurs indemnités sont nettement inférieures aux salaires des professionnels de santé.

Pour le moment Stratégie de délégation des tâches  a été adoptée seulement pour les infirmiers (éres) dans 08 pays africains dont le Sénégal

Le combat à mener pour les activistes des ONG de lutte contre le sida est d’amener à son adoption par les états en faveur des acteurs communautaires.

Nouveaux enjeux de la riposte au Vih :une question de choix politiques

La solution aux nouveaux défis que pose la riposte  au Vih est politique. Le dernier jour du Congrès de Coalition Plus a abordé cette problématique.

Les taches auxquelles doivent s’atteler les activistes de la riposte vont tourner autour de la décriminalisation de l’usage de drogue à la protection de droits des populations-clés, au financement domestique de la riposte en passant par une réduction des inégalités.

La campagne « Supprt don’t punish » lance ainsi la bataille contre la criminalisation de l’usage de drogue. Son objectif comme l’a dit sa représentante au congrès est de : mobiliser les activistes travaillant sur la drogue à travers le monde et de porter la voix des groupes les plus touchés »En somme il s’agit d’inciter  à une nouvelle politique en matière de drogue. Une journée d’action mondiale est ainsi  prévue le 26 Juin 2018 dans 201 villes de 94 pays.

La valeur morale plutôt que la valeur commerciale

Pour Daouda Diouf de « Enda-Santé », les enjeux politiques de l’heure sont nombreux et il est question de  redynamiser une société civile devenue aphone avec la fermeture des ONG dans les pays du Sud faute de financement. Les idéologies ont fini de remettre en cause les normes selon lui.

Pour les pays pauvres le premier choix politique est d’assurer le financement des Anti rétroviraux(ARV).En effet de l’avis des intervenants le Fonds Mondial ne devrait pas se substituer à l’état sur certaines questions.

Pour Vincent Pelletier de Coalition Plus, l’atteinte de la stratégie des 3×90 ne suffit pas à en finir avec le Sida, car il resterait 27% de populations qui constitueraient l’épidémie dynamique. Il est ainsi de la responsabilité des acteurs de faire parvenir les soins aux exclus ; parias, et aux sans droits. Il est donc question de changer l’environnement de façon à le rendre favorable aux soins. « Les moyens existent et à nous de les trouver ».

Le congrès des dix ans de la plateforme Coalition plus s’est achevé sur cette note d’espoir et surtout d’appeler à la remobilisation des troupes

Campagne d’accélération de l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH . Les formateurs formés en prélude de la campagne de terrain

Le CNLS ,la DLSI et leurs partenaires entament la campagne d’accélération de la prévention de la transmission mère-enfant du VIH..

Une formation a ainsi débuté pour une durée de deux jours. Il s’agit de renforcer   les capacités des experts qui seront appelés à descendre dans les régions et les districts pour accompagner ces acteurs du niveau décentralisé à mener avec des résultats satisfaisants la campagne.

Il s’agit de  leur faire disposer d’aptitudes et connaissances précises sur le counseling de la femme enceinte et du couple, le dépistage du VIH, la prise en charge des femmes enceintes et enfants nés séropositifs ou  la technique.de prélèvements sur papier buvard.

Le Sénégal s’est engagé à éliminer le VIH d’ici 2030. La Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME) figure en bonne place parmi les stratégies mises en place pour atteindre cet objectif..

Les résultats enregistrés en  2017  en deçà des objectifs fixés au Sénégal en dépit des efforts déployés. Des analyses font constater le faible dépistage des femmes et de leurs enfants  à cause de la faible intégration des services de dépistage VIH dans les centres de santé maternelle, néonatale, infantile et reproductive et de  la faible rétention du couple mère-enfant tout au long du continuum des soins dans le cadre de la PTME et la prise en charge VIH chez l’enfant entre autres .La campagne de terrain qui va débuter le 09 Juillet vise ainsi  corriger les indicateurs en ce qui concerne cette stratégie.

En Indonésie, la morale fait exploser le sida chez les homosexuels Human Rights Watch a enquêté sur les conséquences sanitaires et sociales du harcèlement de la communauté LGBT.

Selon Human rights Watch qui a publié lundi 02 Juillet 2018 une enquête sur le sujet  le harcèlement policier et les discours de haine sont des causes directes de l’explosion des cas de sida parmi les homosexuels.

Désormais, selon l’ONG, un quart des homosexuels et des bisexuels du pays sont porteurs du VIH, soit cinq fois plus qu’il y a dix ans. La fermeture des lieux de rencontre, les irruptions policières dans les discothèques, chambres d’hôtel et même dans des fêtes privées, empêche les associations de mener les campagnes de prévention et d’information. Les préservatifs, parfois utilisés comme «preuve» d’un comportement immoral, sont stigmatisés.

«Gay-bashing»

En janvier 2016, le ministre de l’Enseignement supérieur avait lancé la charge en déclarant que les LGBT devaient être écartés des campus.. Les politiques jouent la surenchère auprès de l’électorat très conservateur à l’approche des scrutins législatifs et présidentiels de 2019. Ces derniers mois, les applications de rencontre LGBT ont été interdites et le ministre de la Santé a annoncé la publication d’un guide classant l’homosexualité comme «trouble mental», et des parlementaires réclament la criminalisation du sexe hors mariage et entre adultes de même sexe consentants.

Pour Human Rights Watch, «l’ostracisme et les discriminations généralisées à l’encontre des populations les plus exposées au risque de contracter le VIH, ainsi qu’à l’encontre des personnes déjà contaminées, ont découragé des populations vulnérables au VIH de chercher à accéder aux services de prévention et de traitement». Un responsable d’association, cité dans le rapport, précise : «Nous voyons de plus en plus de personnes gays qui attendent d’être vraiment malades avant de chercher du secours ou même de poser des questions au sujet du VIH.»

Selon l’Onusida, l’Indonésie a vu depuis 2010 une baisse de 22% des nouvelles infections dans l’ensemble de la population. Mais dans le même temps, le nombre de morts du sida a bondi de 68%.

Avec Libération

Recherche et Vih :Un nouveau vaccin prometteur testé prochainement

Les résultats d’un vaccin expérimental contre le sida viennent d’être présentés par l’équipe du virologue Dan Barouch de l’université d’Harvard (États-Unis). Un test sur des milliers de personnes va être lancé en Afrique australe.

Des chercheurs ont fait état samedi  07 Juillet 2018,d’un progrès encourageant, avec un vaccin expérimental qui a provoqué une réaction immunitaire chez des humains et protégé des macaques de l’infection.

Le développement de ce potentiel vaccin, sûr pour l’homme, est maintenant suffisamment avancé pour lancer un test sur 2 600 femmes en Afrique australe.

« Ces résultats représentent une étape importante », a souligné le directeur de l’étude, le virologue Dan Barouch, dans un communiqué de la revue The Lancet. Rejoint par d’autres experts, il a cependant prévenu qu’il n’y avait aucune garantie que les tests suivants soient aussi positifs. « Nous devons rester prudents », a-t-il déclaré.*

Deux tiers des macaques protégés par le vaccin

Deux tiers des macaques rhésus ont été protégés par le vaccin dans les tests de laboratoire.Les résultats du test grandeur nature, appelé Imbokodo (rocher, en zoulou), sont attendus en 2021 ou 2022.

Un autre, appelé RV144, a montré qu’il protégeait l’homme du VIH dans une certaine mesure. En 2009, une étude indiquait qu’il avait réduit de 31,2 % le risque d’infection chez 16 000 volontaires en Thaïlande.

Une avancée décisive ?

L’étude publiée samedi rapporte les résultats d’un test chez 393 adultes en bonne santé, séronégatifs, âgés de 18 à 50 ans en Afrique de l’Est, Afrique du Sud, Thaïlande et aux États-Unis. Certains ont reçu l’une des combinaisons vaccinales possibles ou un placebo, via quatre injections en 48 semaines. Ces combinaisons étaient faites de différents types de virus VIH, rendus suffisamment inoffensifs, avec l’espoir de provoquer une réponse immunitaire. Or celle-ci a été « robuste », s’est félicité le Pr Barouche.

Les tests ont montré l’innocuité. Seuls cinq participants ont fait état d’effets indésirables, comme des douleurs abdominales, une diarrhée, des vertiges ou des douleurs au dos. Dans une étude séparée, ces mêmes vaccins ont offert une protection à deux tiers des 72 macaques auxquels les chercheurs ont ensuite tenté d’inoculer le virus.

  Avec Ouest-France

 

Pour un financement endogène de la riposte au Sida

Le professeur Cheikh Tidiane Ndour, Chef de la Division Sida et Infections Sexuellement Transmissibles au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, a souligné jeudi, la nécessité de trouver des moyens innovants de financement de la riposte au Sida par le biais de partenariats public-privé et la mobilisation de ressources publiques.

« Il faudra bien trouver les moyens de prendre en charge les malades du Sida et la riposte en général contre le Vih par des moyens de financement domestique en nouant des partenariats public privé en particulier, tout en mobilisant les ressources publiques », a déclaré le Médecin-colonel, invité de la rédaction de l’APS.

L’élaboration et la mise en œuvre de mécanismes innovants de financement domestique de la lutte contre le Sida sont nécessaires pour palier le retrait des partenaires étrangers, a laissé entendre l’infectiologue.

« Ce qu’on oublie souvent en Afrique c’est le financement domestique, alors que 80 à 90 % de l’argent de la riposte provient de partenaires étrangers. Cela ne peut pas s’inscrire dans la durée, car les partenaires vont progressivement se retirer et les malades resteront toujours là », a-t-il fait valoir.

Pour le Chef de la Division Sida et maladies sexuellement transmissibles du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, l’élaboration de financements innovants doit être une réalité concomitamment à la réduction des ressources.

Le Sénégal continue à bénéficier de financements de partenaires étrangers dans la lutte contre le Sida. Pour beaucoup d’acteurs, le maintien à un niveau relativement bas de la prévalence à la maladie (0,4 %, en 2016, selon l’Observatoire africain de la santé), est lié au financement efficace de la riposte au vih.

Le Sénégal et le Fonds mondial ont par exemple signé en janvier dernier des accords de financement portant sur un montant 42, 5 milliards de francs Cfa pour la période 2018-2020 dont plus de 14 milliards sont destinés au financement de la lutte contre le Sida au Sénégal. 

On dénombre au Sénégal près de 43 000 personnes vivant avec le Vih. Le pourcentage de personnes ignorant leur statut sérologique est de l’ordre de 30 %, d’après le Ministère de la Santé et de l’Action sociale.

             (Le Professeur Ndour est l’invité de la rédaction de APS)

Source : http://aps.sn/actualites/societe/sante/article/un-acteur-preconise-un-financement-endogene-de-la-riposte-au-sida

Trump veut financer la détention d’enfants migrants avec des fonds de lutte contre le VIH

Afin de faire face aux milliers de détentions supplémentaires d’enfants migrants prévues avant la fin de l’année aux Etats-Unis, l’administration de Donald Trump s’apprêterait à piocher dans les fonds d’aides aux personnes touchées par le VIH. Un pas de plus dans sa politique inhumaine envers les personnes LGBT+ et les étrangers.

La politique anti-LGBT+ mise en place par Donald Trump serait sur le point de passer à la vitesse supérieure. Selon des documents internes obtenus par le magazine SLATE., Donald Trump réfléchirait à utiliser des fonds dédiés à la lutte contre le VIH et le sida pour financer les milliers de lits dont auront besoin les enfants migrants détenus par l’administration aux frontières mexicaines.

En effet, selon l’Office de réinstallation des réfugiés (ORR), la politique frontalière de Trump réclamera 25 400 lits supplémentaires pour les mineurs.

C’est dans les fonds du  programme « Ryan White HIV/AIDS » que Donald Trump entend se servir. Mis en place en 1990, il vise à  fournir un système de soins médicaux et des services de soutien essentiels pour les personnes vivant avec le VIH . « Ce programme est l’un des premiers organismes de santé publique de notre pays, et il est impensable que cette administration détourne des fonds du traitement du VIH pour financer ses attaques cruelles contre les enfants et leurs familles à la frontière », déclare à PinkNews David Stacy, directeur des affaires gouvernementales pour Human Rights Campaign.

L’ONUSIDA alerte que les progrès ralentissent et que le temps est compté pour atteindre les objectifs de 2020 en matière de VIH

Les nouvelles infections à VIH augmentent dans environ 50 pays; les décès liés au sida ne diminuent pas assez vite; la stagnation des moyens risque d’enrayer les résultats. La moitié de toutes les nouvelles infections à VIH dans le monde sont parmi les populations clés et leurs partenaires, qui n’ont pas accès aux services dont elles ont besoin 

L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à la traîne

En 2017, seulement 26 % des enfants et 41 % des adultes ont eu accès au traitement en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, contre 59 % des enfants et 66 % des adultes en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Depuis 2010, le nombre de décès liés au sida a diminué de 24 % en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, contre 42 % en Afrique de l’Est et australe.

Les progrès concernant les enfants ralentissent

Le rapport montre que les progrès réalisés en faveur des enfants ne sont pas pérennes. Les nouvelles infections par le VIH chez les enfants n’ont diminué que de 8 % au cours des deux dernières années, seulement la moitié (52 %) des enfants vivant avec le VIH reçoivent un traitement et 110 000 enfants sont morts de maladies liées au sida en 2017. Bien qu’en 2017, 80 % des femmes enceintes séropositives aient eu accès à une thérapie antirétrovirale pour prévenir la transmission du virus à leur enfant, 180 000 enfants ont contracté le VIH pendant l’accouchement ou l’allaitement, ce qui est bien loin de l’objectif de moins de 40 000 transmissions mère-enfant d’ici fin 2018.

Les cibles 90-90-90 peuvent et doivent être atteintes

Des progrès ont été accomplis dans le cadre des cibles 90-90-90. Les trois quarts (75 %) de toutes les personnes vivant avec le VIH connaissent maintenant leur statut sérologique ; en 2017, parmi celles connaissant leur statut, 79 % avaient accès à un traitement, et chez 81 % des personnes sous traitement, la charge virale était supprimée.

Six pays, le Botswana, le Cambodge, le Danemark, le eSwatini, la Namibie et les Pays-Bas, ont atteint les cibles 90-90-90 et sept autres pays sont en bonne voie de les atteindre. Le fossé le plus large est celui du premier 90 : en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, par exemple, seulement 48 % des séropositifs connaissent leur statut sérologique.

Source :

https://www.google.com/search?q=onusida+logo&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjWyIHqx6jcAhVQVsAKHZDFCWoQ_AUICigB&biw=1247&bih=590#imgrc=Vhd8kvx9AzzUxM:

Sida : les experts appellent à changer radicalement de stratégie

Scientifiques et militants de la lutte contre le VIH estiment qu’il faut remettre en question l’approche centrée sur le sida et « faire cause commune avec le champ de la santé mondiale

La prévention contre le VIH est en crise, des populations particulièrement vulnérables  restent  hors d’atteinte du système de santé, et l’élan mondial, qui a permis de mobiliser des ressources sans précédent et de  sauver  des millions de vies, décline. Le modèle uniquement concentré sur le VIH/sida, qui prévalait depuis le début de la pandémie et a abouti à créer des programmes et structures spécifiques, n’y répond plus comme il le faudrait. Il doit laisser place à une approche où la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine serait intégrée dans des programmes de santé plus larges visant également les maladies qui lui sont liées.

C’est la conclusion à laquelle sont arrivés 47 experts impliqués dans la riposte à cette pandémie qui a déjà tué plus de 35 millions de personnes. Après deux ans de travail dans le cadre d’une commission réunie à l’initiative de l’International AIDS Society (IAS), organisatrice des conférences internationales sur le VIH/sida, et l’hebdomadaire médical The Lancet, ils invitent à ce changement de paradigme.

Parmi les signataires du document figurent l’actuelle présidente de l’IAS, Linda-Gail Bekker, et son prédécesseur, Chris Beyrer, mais aussi l’ancien directeur exécutif d’Onusida, Peter Piot, et deux ex-directeurs exécutifs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Michel Kazatchkine et Mark Dybul, ou encore l’ancien président d’Aides, Bruno Spire.

La commission met en question le discours dominant ces dernières années centré sur la perspective d’en finir avec le sida.

Selon la commission, le battage sur cet objectif fixé à 2030 par les Nations unies a « alimenté une dangereuse complaisance et peut avoir précipité l’affaiblissement de la détermination mondiale à combattre le VIH ». Estimant que « les outils et les stratégies contre le VIH existants sont insuffisants et bien que des progrès spectaculaires puissent être obtenus en maximisant les stratégies actuelles de prévention et de traitement, la pandémie due au VIH va vraisemblablement demeurer un défi mondial majeur dans le futur proche », est-il indiqué dans le document du Lancet.

Peter Piot voit un reflet de cette complaisance dans l’aplatissement de la courbe des ressources financières, internationales et nationales, consacrées à lutter contre le VIH. « Nous sommes très préoccupés à l’idée de voir le monde proclamer une victoire bien avant que notre combat contre le sida soit achevé. Ce serait catastrophique, car nous avons vu des épidémies rebondir, par exemple le paludisme, dont on avait prévu l’élimination », met-il en garde.

La commission prône des services intégrés qui répondent au VIH et aux autres maladies qui partagent les voies de transmission, touchent les mêmes groupes à risque et coexistent souvent chez les patients. Une telle offre inclurait la santé sexuelle et reproductive, la tuberculose, les hépatites virales, les addictions aux drogues et les troubles mentaux, résume Chris Beyrer.

                                                                        Avec Le Monde.fr

Conférence internationale sur le Sida à Amsterdam :le manque de financement fait craindre le pire.

Plus d’argent, de prévention et moins de répression des populations à risque: ces messages vont être martelés à partir de lundi à Amsterdam lors de la Conférence internationale sur le sida, pour éviter un rebond de cette épidémie qui a fait 35 millions de morts.

Aujourd’hui, 36,9 millions de personnes vivent avec le virus VIH, en espérant qu’il ne s’aggrave pas en sida. Près de trois sur cinq prennent des traitements antirétroviraux pour l’éviter, la plus haute proportion jamais atteinte.

Le nombre d’infections baisse et pour la première fois depuis le début du siècle, le total de morts annuel est passé sous un million en 2016 (990.000) puis 2017 (940.000).

Mais paradoxalement, ces progrès entraînent un relâchement dans la prévention qui, conjugué à une baisse des financements internationaux, fait craindre un rebond de l’épidémie.

« Nous allons avoir des problèmes si nous n’avons pas davantage d’argent », a assuré dimanche le chercheur américain Mark Dybul, ancien dirigeant du Fonds mondial de lutte contre le sida.

Le pire scénario selon lui: que le manque de financement s’ajoute à une explosion des nouvelles infections à cause de la démographie galopante dans certains pays durement touchés, particulièrement en Afrique.

L’an dernier, 20,6 milliards d’euros étaient consacrés à des programmes de lutte contre le sida dans les pays à faible et moyen revenu, qui en financent eux-mêmes 56%, selon l’Onusida.

Mais l’instance de lutte contre le sida de l’ONU estime qu’il manque 7 milliards de dollars par an pour que cette maladie ne soit plus une menace pour la santé publique mondiale en 2030..

                                                                                      Avec AFP

1ére édition de la Semaine de la santé de Diourbel : « Faire de la population des acteurs et actrices de santé »

La santé de la mère et de l’enfant est au cœur de la semaine régionale de la santé qui se déroule depuis quelques jours à Diourbel.

Sous l’égide du ministère de la santé, la région médicale  de Diourbel a débuté la 1éreédition de la semaine de la santé de Diourbel..

Il s’agit, par un vaste programme de sensibilisation à travers les districts de Mbacké,Touba,Diourbel et Bambey  de faire bénéficier les populations  de consultations gratuites, et divers autres services.

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) participe à l’événement à travers la mise à disposition d’une unité mobile de dépistage et d’un stand destiné à sensibiliser sur la prévention de la transmission mère-enfant du VIH et surtout l’importance de la consultation pré-natale.

La semaine de la santé de Diourbel a pour objectif selon ses initiateurs de sensibiliser sur les problématiques de la santé de la mère et de l’enfant ;suivi de la grossesse ;vaccination contraception et autres.

                                                                                   Diourbel

                                                                                   Audrey Manga-Fatou Kiné Faye -Mamadou Ndiaye

 

 

 

Journées médicales de Thiés : Pour améliorer les conditions de vie des contribuables

La municipalité de Thiés a organisé ses 4e journées médicales. Cette édition a permis de faire bénéficier aux populations de consultation et de soins gratuits:de la médecine générale, à l’ophtalmologie, en passant par l’ORL, la cardiologie, la diabétologie, la chirurgie dentaire, la dermatologie et la pédiatrie,

Le Cnls a accompagné l’événement à travers une unité mobile de dépistage et un stand d’informations.

Le maire de la ville de Thiés, Talla Syla,a saisi l’occasion pour remercier le Cnls et dire toute l’importance que la municipalité accorde à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. A cet effet le rôle des collectivités territoriales est capital dans la prévention de l’infection à Vih et le soutien aux personnes vivant avec le Vih : « Nous avons mis en place des appuis destinés à ces  et nous intervenons aussi   quelquefois de façon ponctuelle dans leur vie de tous les jours. »

De son avis, les collectivités territoriales doivent songer dès à présent à prendre en partie le relais des bailleurs internationaux en ce qui concerne certains aspects liés à la riposte au VIH.

Au total 270 personnes ont pu faire le test de dépistage et ont été édifiées sur leur statut.

Des chercheurs ont mis au point une solution innovante à la pandémie du VIH : du riz génétiquement modifié

Une équipe internationale de chercheurs impliquant des scientifiques des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Espagne, a mis au point une nouvelle souche pour gérer les symptômes du VIH dans les pays où les médicaments traditionnels peuvent être difficiles d’accès pour la population.

En général, les patients infectés par le VIH prennent un médicament antirétroviral qui empêche le virus de se répliquer à l’intérieur du corps, bloquant essentiellement l’apparition du sida. S’il est correctement traité, le virus peut être géré et les patients peuvent espérer vivre longtemps et en bonne santé. Malheureusement, le problème est que toutes les personnes souffrant de ce virus n’ont pas accès à ces médicaments.

L’équipe de recherche affirme que leur riz génétiquement modifié pourrait offrir une solution efficace et abordable aux patients séropositifs dans les pays en développement.

Ce riz fonctionne de la manière suivante : les graines de riz produisent trois protéines ; l’anticorps monoclonal 2G12 ainsi que les lectines griffithsine et cyanovirine-N. Les tests préliminaires in vitro démontrent que celles-ci se lient à gp120 — la glycoprotéine qui permet au virus de cibler les cellules — et neutralisent le VIH.

Puis, ces graines peuvent être broyées pour former une pâte qui peut ensuite être appliquée comme une crème topique, qui contrebalance le virus de la même manière que le médicament antirétroviral.

Un élément important est le fait que lorsque les cultures sont à maturité, les graines peuvent être produites sur place pour presque aucun coût. Cela rend ce traitement plus qu’accessible à celles et ceux qui devraient autrement devoir parcourir des kilomètres pour atteindre une clinique médicale.

Les scientifiques devront démontrer qu’il n’y a pas d’effets secondaires néfastes et ensuite, ils devront répondre aux diverses restrictions réglementaires en vigueur à travers le monde.

Dans tous les cas, pour l’instant, les résultats sont prometteurs. « Cette stratégie révolutionnaire est de manière réaliste, la seule façon de fabriquer des cocktails microbicides à un coût assez bas pour les pays en développement, où la prophylaxie du VIH est la plus demandée », expliquent les auteurs de l’étude.

Source : Proceedings of the National Academy of Sciences

Droits humains et VIH : Lever les obstacles sociaux et juridiques pour une meilleure prise en charge des populations-clé.

Thiés abrite les 08 et 09 Aout un atelier d’orientation et de plaidoyer sur droits humains et VIH. Cette rencontre qui réunit les différents acteurs de la riposte des régions de Thiés, Diourbel et Dakar.

Il s’agit de travailler pendant deux jours à améliorer la compréhension des stratégies de lutte contre le sida et de partager les obstacles et les préoccupations liés au respect des droits humains.

La cérémonie de lancement a permis au médecin chef de la région de Diourbel, Dr Balla Mbacké Mboup, de rappeler que «  les acquis obtenus dans la riposte risquent d’être compromis par le non-respect des droits des populations-clé du fait de leur accès aux soins limités. »

Pour le Docteur Safiatou Thiam du Cnls, Cet atelier « participe à lever les obstacles juridiques et sociaux aux objectifs de la riposte. »

Les discriminations manifestes ou implicites dans la prestation de services de santé constituent une violation des droits fondamentaux. Ainsi, « une approche fondée sur les droits de l’homme détermine les relations entre les différents acteurs afin de donner à la population les moyens de faire valoir ses droits et d’encourager les décideurs et les prestataires de service à respecter leur obligation de de créer des systèmes de santé plus réactifs » selon Julien Ngagne ndour directeur adjoint des dsroits humains au ministere de la justice.

Autorités administratives, locales, forces de sécurité et de défense, travailleurs sociaux et représentants des populations-clé participent à cette rencontre de deux jours.

 

 

 

 

Le Premier Ministre décore le Conseil National de Lutte contre le Sida

Le personnel du Cnls a célébré trois de ses membres élevés au rang de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite par le premier ministre.

Dr Safiatou Thiam secrétaire exécutive, Mme Gabrielle Coll qui a dirigé l’Unité décentralisation et Ousmane SAMB, chauffeur ont reçu l’hommage du Cnls.

Une cérémonie organisée en leur intention a été l’occasion de saluer « une belle récompense qui symbolise le professionnalisme, l’engagement, le dynamisme et la motivation » dont les décorés ont fait preuve tout au long de ces années au service de la République. »

Sida et Hépatites : Le combat est le même.

Vih et Vhc touchent des millions de personnes dans le monde. Beaucoup en sont porteuses et l’ignorent, soufrent des difficultés d’accès aux soins et sont stigmatisées. Parmi les similarités entre ces deux maladies

Médecins du Monde souligne dans un communiqué lu sur Seronet, la nécessité d’un accès au traitement pour l’ensemble des personnes infectées par les hépatites. Un accès aujourd’hui entravé par la stigmatisation et la répression dont font l’objet les personnes concernées et qui les éloignent du système de soins, indique l’ONG. Dans le monde, 71 millions de personnes sont contaminées et porteuses d’une hépatite B ou C chroniques. Ces virus sont responsables à eux deux de 1,34 million de décès chaque année, plus que le VIH/sida, comme le pointent les données 2017 de l’OMS.

 Alors que des méthodes thérapeutiques efficaces existent et permettent de guérir de l’infection par le VHC, le dépistage et l’accès au traitement demeurent les deux maillons faibles du parcours de soins des hépatites, note Médecins du Monde. Cette structure accompagne des personnes fortement exposées aux risques de contamination par ces virus ; des personnes qui n’accèdent que difficilement à la prévention, aux soins et aux droits. En France, 7 à 15 % des personnes migrantes originaires d’Afrique subsaharienne sont porteuses de l’hépatite B chronique et 44 % des personnes usagères de drogues sont contaminées, par l’hépatite C. « Ces virus touchent disproportionnellement ces personnes stigmatisées et réprimées, indique le communiqué des deux ONG. « Loin de protéger, la répression des personnes migrantes, usagères de drogues et travailleuses du sexe est un véritable obstacle à l’accès aux soins et s’avère aussi inefficace et contre-productive puisque la répression favorise les pratiques à risques et éloigne les personnes des structures de santé et des services de prévention », conclue Médecins du monde.

                                                                                         Avec Seronet

L’héritage de Kofi Annan dans la lutte contre le sida

Par Michel sidibé directeur Exécutif Onusida

Au début du mandat de M. Annan en tant que nouveau Secrétaire général des Nations Unies en 1997, les perspectives étaient sombres pour l’épidémie de sida : près de 23,3 millions de personnes vivaient avec le VIH, on dénombrait 3,2 millions de nouvelles infections à VIH et les traitements vitaux n’étaient accessibles qu’à un petit nombre de privilégiés.

Il a amadoué les dirigeants du monde entier, avec humilité et diplomatie, et quand le message ne passait pas, il s’exprimait publiquement et avec détermination. « Mes amis, nous savons ce qu’il faut faire pour inverser le cours de cette épidémie. Il faut que chaque président, chaque premier ministre, chaque parlementaire et tous les hommes et femmes politiques décident et déclarent « Le sida s’arrête avec moi. Le sida s’arrête avec moi. » », avait-il dit.

En 2000, sous le leadership de M. Annan, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait adopté la résolution 1308, qui identifie le sida comme une menace pour la sécurité internationale. En 2001 avait eu lieu la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida, le tout premier rassemblement des dirigeants mondiaux sur une question de santé aux Nations Unies.

Son cœur était aux côtés des personnes touchées par le VIH. Il avait vu de ses propres yeux la réalité de l’épidémie de VIH. Il savait que le vrai changement viendrait avec l’autonomisation des femmes et des filles. « Il faut un changement réel et positif qui donnera plus de pouvoir et de confiance aux femmes et aux filles et transformera les relations entre les femmes et les hommes à tous les niveaux de la société », avait-il déclaré. « Il faut plus de ressources pour les femmes, de meilleures lois pour les femmes et plus de place pour les femmes à la table des décisions. Il faut que chacun de vous fasse de la lutte contre le sida sa priorité personnelle, pas seulement pour cette session, ou cette année, ou l’année prochaine, mais tous les ans jusqu’à ce que l’épidémie recule ».

À l’ONUSIDA, nous faisons la promesse que nous ne prendrons pas de repos avant que l’épidémie de sida ne touche à sa fin. Nous lui devons bien ça.

Accélération de la PTME :la campagne lancée à Dakar

Le CNLS, la DLSI et leurs partenaires  ont lancé,à la Région Médicale de Dakar lundi 27 Aout 2018 une campagne destinée à accélérer la prévention de la transmission mère-enfant du VIH.

Cette initiative débute par Dakar et va s’étendre à travers les autres régions du pays jusqu’au mois d’Octobre 2018.Le but recherché est de booster les indicateurs avant la fin de l’année 2018.Les projections sont, dans les 10 districts de santé de la région de la région de Dakar, d’atteindre 414 femmes enceintes séropositives et d’en mettre 373 sous ARV pour 133.596 grossesses attendues.

Pour ce faire, il faudra corriger la faible intégration des services de dépistage dans les centres de santé maternelle, la faible rétention du couple mère-enfant tout au long du continuum des soins et d’optimiser des portes d’entrée pour l’identification du plus grand nombre d’enfants vivant avec le VIH. Entre autres objectifs visés.

La mise à contribution des sages-femmes est une initiative majeure de cette campagne. Certaines taches leur  seront déléguées elles pourront aussi entamer le programme « Ndéye Dické » avec comme mission : accompagner et prendre soin de la femme enceinte séropositive tout au long de la grossesse.

Le CCM visite le Cnls : les grands défis de la riposte revisités

Une délégation du bureau du CCM a rendu visite au personnel du Cnls.

Conduits par le Pr Galaye Sall, facilitateur de la conduite du CCM (le mécanisme de coordination des fonds alloués par le Fonds Mondial), les responsables du CCM ont pu se mettre au diapason de la situation générale de la riposte au Sénégal mais aussi des nouveaux défis qui se présentent :fast-track(3×90),stigmatisation ,discrimination des populations clé etc…Tout cela avec en toile de fonds une baisse des ressources consacrées à la riposte comme l’a rappelé la SE du CNLS,Dr Safiatou Thiam.

De son point de vue le Pr Galaye Sall estime qu’il est t plus que jamais question de faire preuve de créativité. Au-delà de l’engagement des collectivités locales il est possible d’explorer d’autres champs comme une taxation de produits dont la consommation ou la sur consommation peuvent causer des dommages à la santé.

Les deux parties s’engagent quoiqu’il en soit à raffermir leur partenariat qui est déjà bien satisfaisants à leurs yeux

Fonds catalytiques : une note conceptuelle en cours d’élaboration

Le conseil National de lutte contre le Sida et ses partenaires ont débuté ce Mercredi,les travaux d’élaboration de la note conceptuelle pour les fonds catalytiques.

Le Sénégal est au nombre des pays que le Fonds Mondial estime éligible à un soutien en faveurs des droits humains. Au préalable une soumission pour les fonds catalytiques devra être présentée au Fonds Mondial de lutte contre le Sida. Un montant 01 milliard 460 millions est attendu. Des fonds qui seront alloués aux programmes destinés aux populations clés d’une part et d’autre part à ceux qui ont pour but de lever les obstacles liés aux droits de l’Homme qui freinent l’accès aux services de santé.

C’est tout l’intérêt de l’atelier de trois jours qui va se dérouler à travers un processus participatif permettant de discuter avec les populations clés et toutes les parties prenantes sur la définition des priorités nationales (discrimination et stigmatisation, harcèlement des forces de l’ordre, difficultés d’accès aux structures de santé entre autres…).

A l’issue de cet atelier, le point sera fait sur les étapes réalisées, les gaps programmatiques seront identifiés de même que les interventions prioritaires  et la note conceptuelle sur les fonds catalytiques élaborée.

Lutte contre le SIDA : les Premières dames d’Afrique s’imprègnent de l’expérience chinoise.

A l’initiative de Madame PENG Liyuan,  Première dame de Chine, une cinquantaine de Premières dames venues d’Afrique ont partagé leurs expériences , sur la prévention  et le contrôle  du SIDA,à Pekin

A ses consœurs africaines, Madame PENG Liyuan a expliqué que la Chine a fait des progrès significatifs en matière de lutte contre le VIH/SIDA avec la chute drastique du taux de prévalence. Une somme d’expérience qu’elle entend partager avec le continent. Et à la présidente en exercice de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH/SIDA (OPDAS), Madame Sika Bella Kaboré, Première Dame du Burkina Faso de rassurer PENG Liyuan sur la résistance de la pandémie sur le continent tout en réaffirmant   l’engagement des Premières Dames du continent noir à faire aboutir la lutte.

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Pour sa part, monsieur Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA,  a insisté sur la nécessité pour les Premières Dames de mettre au cœur de la lutte contre cette pandémie l’action des jeunes.  Enfin, la première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, par ailleurs ambassadeur spécial de l’ONUSIDA pour le traitement et la promotion du traitement pédiatrique a reconnu l’opportunité qu’offre la plate-forme chinoise en matière de lutte contre le fléau au vu des progrès enregistrés non sans rappeler le défi majeur à relever « comment éviter que les jeunes ne puissent pas être contaminés par le VIH ». Rappelons que sous l’impulsion de Dominique Ouattara, 17 Premières Dames de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel s’étaient réunies à Abidjan, du 16 au 18 octobre 2017, dans le cadre de la conférence sur la lutte contre les violences, la traite, l’exploitation et le travail des Enfants.

Cette conférence avait été  doublée d’une cérémonie de lancement de la campagne régionale de communication pour un changement social et comportemental sur le projet « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel.

                                                                      Avec AFRIKIPRESSE

Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar : Relever le défi de la pérennisation des activités

Le Cepiad a organisé une journée porte ouverte pour marquer ses trois années d’existence.

Ce centre inauguré en Décembre 2014 enregistre une importante fréquentation (plus de 250 personnes par jour) à ce jour. Les initiateurs, par-delà les progrès réalisés en matière de prise en charge des addictions, insistent sur la nécessité de sensibiliser à propos de l’usage des drogues. Ils ont aussi attiré l’attention sur le lien étroit entre usage de drogue intra-veineuse et infection à Vih avec un taux de prévalence six fois supérieur à la moyenne nationale.

 

Cet événement a aussi été pour le Directeur de la Maladie, une occasion de passer en revue les d défis qui selon lui, attendent d’être relevés. Selon Dr Amadou Doucouré, Il faut, en plus de songer à la pérennisation des activités du centre, « atteindre les cibles cachées ». Cela passe évidemment par une grande sensibilisation et « une mutualisation des efforts dans les programmes TB et Vih ».

Par ailleurs, le Cnls   à travers sa secrétaire exécutive adjointe, Dr Fatou Nar Mbaye, a manifesté son engagement réitéré d’assister le Cepiad dans le déroulement de ses activités. Un centre de prise en charge des addictions a ainsi débuté ses activités à Mbour et l’Hôpital de Thiaroye devrait en abriter un sous peu.

Les invités de la cérémonie officielle ont par ailleurs pu avoir un aperçu des activités mises en œuvre en dehors  de la prise charge des patients du Cepiad :Teinture, peinture, aviculture et micro jardinage

Sida,Paludisme,Tuberculose:le Fonds Mondial réclame plus de ressources

Le combat contre le sida, la tuberculose et le paludisme nécessite des « investissements revus à la hausse » car les taux de mortalité et d’infection sont encore trop élevés, estime le Fonds mondial de lutte contre ces maladies dans son rapport annuel publié mercredi.

Depuis la création de ce fonds en 2002, « d’extraordinaires progrès » ont été accomplis et les actions qu’il a financées ont permis de sauver 27 millions de vies.

« Pourtant, les chiffres de la mortalité par sida, tuberculose et paludisme sont encore trop élevés et le constat est encore plus sévère pour le nombre de nouvelles infections« , écrit le directeur exécutif du fonds, Peter Sands, dans ce rapport présenté à Paris.

La tuberculose est devenue « la principale cause de mortalité par maladie infectieuse, entraînant 1,7 million de décès et plus de 4 millions de cas non détectés chaque année », selon le rapport.

Par ailleurs, il est « alarmant de constater que le nombre de cas de paludisme est reparti à la hausse, après plus de dix années de baisse ». En 2016, on comptait cinq millions de cas de paludisme de plus qu’en 2015, selon le rapport.

Enfin, le nombre de morts dus au sida est passé sous le million en 2016 et 2017, soit deux fois moins qu’au pic de l’épidémie en 2005, selon des chiffres dévoilés en juillet par l’Onusida.

« Toutefois, le nombre de nouvelles infections au VIH est en hausse parmi certaines populations-clés ainsi que chez les adolescents dans certains pays« , déplore le Fonds mondial.

« Si nous voulons mettre fin aux épidémies à l’horizon 2030 (…) nous devons agir de toute urgence », assure M. Sands, en plaidant pour des « investissements revus à la hausse » et des « partenariats encore plus efficaces ».

Le Fonds est un partenariat entre États, organisations de la société civile, secteur privé et malades. Il investit près de quatre milliards de dollars par an (venus à 95% des autorités publiques) pour soutenir des programmes de santé publique menés principalement par des experts locaux.

Les principaux contributeurs sont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon.

Tous les trois ans a lieu une conférence de financement visant à lever des fonds pour les trois années suivantes. La prochaine se déroulera en France, à Lyon, le 10 octobre 2019.

Michel Sidibé Commandeur dans l’Ordre National du Lion

Mr Michel Sidibé Directeur exécutif de l’0nusida a été élevè au rang de Commandeur dans l’ordre national du Lion par le Président de la République.

De passage à Dakar, Mr Michel Sidibé a tenu , au cours d’une audience avec le Président Sall à marquer sa satisfaction de la façon dont le Sénégal fait face à la pandémie  du VIH/sida. Il a aussi réitéré que le Sénégal est un modèle dans la lutte contre le Sida.

 

Sur la route des JSSS : Des acteurs formés à l’élaboration d’abstracts et à la communication scientifique.

Des acteurs de la riposte en provenance de tout le pays participent à une formation sur l’élaboration d’abstracts et la communication scientifique.

Cette initiative se déroule en perspective des secondes journées scientifiques sida au Sénégal du 03 au 05 Décembre prochain.*

Les JSSS seront l’occasion de partager des expériences de recherche ou d’interventions innovantes pour une meilleure synergie dans la riposte au VIH

Ainsi les participants devront se faire initier aux techniques d’écriture scientifique, à la formulation de résumé et aux conférences internationales

Du reste, la mise en œuvre du plan stratégique national 2018-2022 prévoit un renforcement des activités de recherche opérationnelle pour améliorer la performance des interventions.

A l’issue de l’atelier un système de tutorat sera mis en place avec l’identification des tuteurs chargés d’appuyer les participants à l’élaboration d’abstracts