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Atelier de renforcement de capacités de la Ligue Africaine des Blogueurs en Santé, Population et Développement.

Le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Lutte contre le SIDA s’est doté d’une Stratégie Nationale de Communication pour le Changement de Comportement (CCC) couvrant la période 2016-2020.

Toutefois, il s’avère nécessaire pour le CNLS, au vu de la nouvelle dynamique de la communication axée sur le digital, d’adapter des solutions digitales et des supports de communication adaptés aux cibles et au contexte digital, et d’accompagner la stratégie de communication pour le changement de comportement. C’est dans ce sens que le CNLS a décidé d’organiser un atelier de renforcement de capacités de la Ligue Africaine des Blogueurs en Santé, Population et Développement.

L’ouverture officielle de cet atelier aura lieu le mercredi 29 juillet 2020 au siège du CNLS sis au CHU de Fann « hôpital Fann » à 09 h00. 

Compte tenu de l’importance de cette rencontre, nous vous saurions gré des dispositions qu’il vous plairait de prendre pour la couverture de cette grande activité.

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez recevoir Monsieur le Rédacteur en Chef, nos salutations les meilleures.

 

 

Le Conseil National de Lutte contre le Sida vient renforcer les efforts du Gouvernement dans la lutte contre le COVID-19

La Secrétaire Exécutive du CNLS a matérialisé ce soutien en mobilisant un montant financier à hauteur de 250 000 000 de FCFA provenant du Fonds Mondial et de la Contrepartie de l’Etat.

L’appui du SE/CNLS est de contribuer au contrôle de l’épidémie du COVID-19 et d’atténuer son impact sur le programme VIH.

Il s’agit d’une contribution à la stratégie du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale dans son Plan de lutte contre l’épidémie de Coronavirus (COVID-19) mais aussi d’apporter une réponse adaptée aux besoins des PVVIH face à cette épidémie.

Ainsi, le SE/CNLS a procédé à une remise d’un premier lot d’intrants d’une valeur de 11 650 000 de FCFA ce VENDREDI 03 AVRIL 2020 dans ses locaux et destinée à la pharmacie centrale du Centre Hospitalier National Universitaire de FANN en présence de son directeur, M. Cheikh Tacko DIOP, du Pr Bara NDIAYE, responsable de ladite pharmacie et d’autres personnalités du monde médical et pharmaceutique.

Pour le directeur du CHU de Fann, le geste du CNLS répond à un « acte de solidarité et d’humanisme »

Certification ISO 9001 Version 2015 du SE/CNLS

La démarche Qualité initiée depuis quelques années, a abouti à la certification ISO 9001  Version 2015 du SE/CNLS le 26 février 2019.

Cette consécration est le résultat de plusieurs années d’efforts et d’engagement de tout le personnel du SE/CNLS et de nos différents collaborateurs.

Cet évènement qui marque une étape importante dans la vie de notre institution mérite d’être largement diffusé auprès de nos partenaires, des pouvoirs publics et des populations.

A cet effet, je sollicite votre rédaction pour couvrir cette cérémonie de présentation du Certificat qui aura lieu à l’hôtel Terrou-Bi, ce vendredi 25 octobre 2019 à partir de 16H00.

En vous remerciant d’avance, pour tout l’intérêt que vous accorderez à cette demande,  je vous prie d’agréer Monsieur le Directeur Général, l’expression de ma considération distinguée.

Réunion de haut niveau sur l’eTME

Dakar abrite les 16,17 et 18 Janvier 2019 la réunion de haut niveau sur l’eTME et l’Accès Universel au dépistage et au traitement du VIH pédiatrique.

 La réunion de haut niveau sur l’eTME et l’Accès Universel au dépistage et au traitement du VIH pédiatrique est une occasion de réunir les décideurs clés et autres parties prenantes au niveau global, régional et national – experts gouvernementaux, partenaires techniques et financiers, acteurs communautaires et société civile – pour examiner les progrès, partager les meilleures pratiques, renouveler l’engagement et mobiliser le partenariat afin d’accélérer la cadence vers les objectifs 2020 pour l’eTME, le dépistage et le traitement du VIH chez les enfants dans la région AOC.

En novembre 2015, les pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale se sont engagés à accélérer la cadence face aux insuffisants progrès de la réponse au VIH/SIDA chez les enfants. Cet engagement a été souligné dans « l’Appel à l’action de Dakar pour accélérer l’eTME et l’accès universel au traitement du VIH chez les enfants d’ici à 2020 »[1]. Deux réunions techniques de suivi ont eu lieu respectivement à Ndjamena (Tchad) et Abidjan (Côte d’Ivoire), en 2016 et 2017, afin d’examiner les progrès accomplis, de partager les bonnes pratiques entre pays, et d’identifier les besoins en assistance technique pour la mise en œuvre de la feuille de route relative à « l’Appel à l’action de Dakar 2015 ».

Aujourd’hui, alors que nous sommes à mi-parcours dans la mise en œuvre de l’Appel à l’action de Dakar 2015, il a été constaté que les progrès vers les cibles à l’horizon 2020 dans la région sont insuffisants, comme indiqué dans le rapport 2018 de l’ONUSIDA[2]. L’équipe régionale conjointe des agences des Nations Unies et partenaires (JURTA) appelle pour une réunion de haut niveau visant apprécier les progrès réalisés, renouveler l’engagement politique à haut niveau, et mobiliser l’appui technique et financier nécessaire afin d’accélérer la cadence vers l’atteinte des cibles fixées à l’horizon 2020 dans la région.

Cette rencontre sera surtout l’occasion de :

-Faire le bilan des progrès réalisés aux niveaux national et régional depuis le lancement de « l’Appel à l’action de Dakar 2015 » pour l’accélération de l’eTME et l’accès au traitement pédiatrique. 

-Partager les meilleures pratiques et leçons apprises pour accélérer le dépistage et le traitement du VIH chez les enfants.

-Convenir des principales actions correctives nécessaires, aussi bien au niveau pays que régional, à l’horizon 2020 pour l’eTME, le dépistage et le traitement pédiatrique. 

 

 

7 eme Édition du Forum des partenaires

Pour appuyer le Conseil National de Lutte contre le SIDA dans sa mission de coordination, il a été mis en place depuis 2007 au Sénégal, une structure à caractère consultatif dénommée Forum des partenaires.

Le Forum des partenaires est une assemblée représentative de tous les acteurs de la réponse nationale. Il regroupe en son sein les responsables des différentes structures et mécanismes de coordination dont les comités sectoriels et régionaux de lutte contre le sida, les représentants des structures, organisations et institutions de mise en œuvre et de recherche, les partenaires techniques et financiers.

Cette année, la rencontre  va permettre d’échanger sur les enjeux, les défis du programme, les stratégies innovantes à renforcer en vue d’accélérer la riposte vers l’élimination du sida d’ici à 2030.

L’ouverture officielle de ce Forum aura lieu le mercredi 08 janvier 2019 à l’hôtel King Fahd Place à 09H00 sous la présence effective du Secrétaire Général du Gouvernement.

Le thème de cette 7éme édition « ACCÉLÉRER ET PÉRENNISER LA RIPOSTE POUR L’ÉLIMINATION DU SIDA D’ICI 2030 ».

Compte tenu de l’importance de cette rencontre, nous vous saurions gré des dispositions qu’il vous plairait de prendre pour la couverture de cette grande activité.

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez recevoir Monsieur le Rédacteur en Chef, nos salutations les meilleures.

L’initiative « Les villes s’engagent »

L’initiative « Les villes s’engagent » encourage les maires à devenir des précurseurs et des innovateurs en matière de santé. Elle vise notamment à encourager divers acteurs et secteurs à obtenir des progrès rapides. Une riposte accélérée permet d’améliorer l’égalité sociale pour les personnes affectées par le VIH et celles vivant avec la maladie.

Elle peut également les aider à répondre à d’autres défis de santé publique grâce à des approches novatrices, tout en garantissant les mêmes chances à la population.

C’est dans ce cadre qu’en 2014, lors de la Journée Mondiale Sida, le Sénégal comme d’autres pays ont souscrit à cette initiative en s’appuyant sur les 15 villes les plus affectées par l’épidémie pour engager une nouvelle dynamique partenariale.

Avec la santé, comme compétence transférée les villes peuvent contribuer à créer les conditions pour dépister 90% des personnes vivant avec le VIH, pour mettre sous traitement 90 % des personnes vivant avec le VIH et permettre à 90% des personnes vivant avec le VIH à avoir une charge virale indétectable.

Les objectifs de la Déclaration politique des Nations Unies de 2016 sur la fin du sida sont venus confirmer le rôle essentiel des villes dans la lutte contre le VIH.

Au Sénégal, sur une population estimée à plus de quinze (15) millions d’habitants, plus de six (6) millions vivent dans les villes.

En 2016, sur un nombre de PVVIH estimé à quarante et un mille (41 000), 56% soit 23 000 personnes vivent dans les 15 villes suivantes : (Dakar, Guédiawaye ,Pikine, Rufisque, Ziguinchor ,Saint Louis, Kaolack, Mbour, Tambacounda, Kolda, Thiès, Bignona, Bounkiling, Kaffrine, Fatick).En d’autres termes, Plus de 1 personne  sur 2 vivent dans les 15 villes et 78% des  femmes enceintes séropositives.

A cet effet, sous la coordination du CNLS, cinq de ces collectivités locales (Thiès, Fatick, Kaolack,Kaffrine et Saint Louis) s’étaient engagées pour des actions de la lutte contre le VIH à travers des plans d’accélération. Poursuivant cette option, le CNLS compte organiser à Dakar un atelier d’évaluation de ces plans d’accélération et enrôler les autres villes en vue de s’inscrire dans le plan de rattrapage officiellement lancé par le gouvernement du Sénégal en janvier 2018.

 

 

Célébration de la Journée mondiale de lutte contre le sida

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal, sous l’égide du Conseil National de Lutte contre le sida, célèbre chaque 1er Décembre la journée mondiale de lutte contre le sida. (JMS).

Pour 2018, le thème retenu, « Connais ton statut » est une incitation au dépistage qui est la porte d’entrée de toutes stratégies de lutte contre le sida

Cette édition de la JMS coïncidant presque avec la deuxième édition des journées scientifiques sida du Sénégal, le CNLS a retenu d’organiser le 30 Novembre 2018  au King Fahd Palace une rencontre avec les acteurs de la riposte au VIH et la presse,  Un moment  de plaidoyer et d’information sur les enjeux de la riposte au VIH dans un contexte où l’on tend vers l’élimination du sida en 2030.

En effet, la JMS constitue pour le CNLS et l’ensemble de ses partenaires, un temps fort de communication autour des grands enjeux de la riposte au VIH.

Il faut rappeler que c’est depuis 1988 que la communauté internationale a commencé  à célébrer le 01 Décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. C’était  à l’issue du Sommet mondial des Ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida.  Nous somme à la trentième édition,  et depuis lors, les agences des Nations Unies, les gouvernements et la société civile se rassemblent à cette occasion pour faire une campagne sur des thèmes spécifiques concernant le sida.

Aujourd’hui dans le monde trois personnes vivant avec le VIH sur quatre connaissent leur statut sérologique, c’est le cas au Sénégal ou 71% des PVVIH connaissent leur statut sérologique. Le chemin à parcourir est encore long, parce qu’il faut impérativement parvenir à atteindre les personnes vivant avec le VIH qui ne connaissent pas leur statut et leur faciliter l’accès au service de dépistage.

L’un des défis majeurs est la nécessité de supprimer tous les obstacles liés au dépistage du VIH notamment la stigmatisation et la discrimination.  Il est tout aussi important d’étendre les programmes de dépistage du VIH à travers de nouvelles d’approches telles que l’autotest, le dépistage communautaire, le dépistage familial qui sont autant de stratégies qui permettent d’accroitre le nombre de personnes à dépister et d’orienter les cas positifs vers les services de prise en charge.

Et dans le  cadre de l’atteinte des 90-90-90 en 2020, le dépistage occupe une place primordiale. En effet, la connaissance du statut sérologique est le préalable de pour la mise sous traitement, la rétention dans le circuit des soins de toutes les personnes dépistées afin qu’elles aient une charge virale indétectable, c’est-à-dire ne sont plus en mesure de transmettre le VIH. 


Tournée du Conseil National de Lutte contre le Sida à Saint-Louis ,Louga et Thiés

Le Conseil National de Lutte contre le Sida, sous la conduite de la Secrétaire Exécutive prévoit de faire une tournée nationale d’informations et de partage du plan stratégique 2018-2022.

Cette tournée est prévue du 20 au 28 Mars 2018 et va se dérouler dans les régions de Saint-Louis, Louga et Thiès. Elle constitue l’occasion de réunir les différents acteurs du niveau décentralisé et les unités opérationnelles dans le but de cerner les principaux axes du PSN 2018-2022 mais aussi de la phase 2 du nouveau modèle de financement du Fonds Mondial(NFM2) entrés en vigueur en début d’année.

Cérémonie de signature des accords de financement du Fonds Mondial pour les composantes Vih, Paludisme, Tuberculose.

Le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale présidera la cérémonie de signature des accords de financement du Fonds Mondial pour les composantes Vih,paludisme, tuberculose.

Cet événement est prévu jeudi 25 Janvier 2018 à 10h à l’Hôtel Pullman en présence d’une forte délégation du Fonds Mondial dirigée par son Directeur Financier ainsi que l’ensemble de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre ces trois maladies.

Le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose a, en effet, accordé à l’Etat du Sénégal, un montant de 64, 972,946 d’Euros pour la lutte contre Sida, le paludisme et la Tuberculose ainsi que pour renforcer le système de santé en vue de le rendre résilient et pérenne. Ce round de financement dénommé Nouveau Modèle de Financement (NMF2) couvre la période du mois de janvier 2018 au mois de décembre 2020.

 

Le Sénégal est devenu éligible suite à un processus de dialogue inclusif conduit par l’instance de coordination nationale des financements du Fonds mondial (CCM) et faisant participer tous les acteurs engagés dans la riposte contre ces trois maladies, « Investir pour mettre fin aux épidémies ». Telle est la nouvelle stratégie 2017-2022 du Fonds Mondial qui vise à réaliser une vision et une mission ambitieuses à travers quatre objectifs stratégiques. Il s’agira d’optimiser l’impact des actions menées contre le VIH, la tuberculose et le paludisme de mettre en place des systèmes résistants et pérennes pour la santé, de promouvoir et protéger les droits de l’homme et l’égalité de genre, et de mobiliser davantage de ressources pour la santé. Ainsi le Sénégal a conçu un programme basé sur des orientations techniques et qui s’aligne sur l’agenda mondial en ce qui concerne la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose.

 

Cérémonie de partage et de lancement du plan de rattrapage

Pour mettre fin au sida en 2030, l’ONUSIDA souhaite qu’à l’horizon 2020 :

– 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique

– 90% des personnes dépistées séropositives aient  accès aux TARV

– 90% des personnes sous TARV disposent d’une  charge virale indétectable. L’application de cette stratégie au Sénégal a été la mise en œuvre du TATARSEN (test and treat and retain/Sénégal).

Il s’agit d’améliorer l’état de santé chez les personnes dépistées positives et de réduire la transmission du VIH. Les ARV sont désormais utilisés non seulement pour le traitement mais aussi pour la prévention de l’infection à VIH.

En 2016, des résultats encourageants ont été notés dans la prise en charge des PVVIH mais l’ONUSIDA a lancé un appel en faveur des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. En effet, si dans des pays d’Afrique de l’Est et du Sud on note des résultats encourageants, ceux de l’Afrique de l’Ouest et du centre sont encore à la traîne.

Le 3 juillet 2017, les présidents de l’Union Africaine ont adopté un plan de rattrapage de l’Afrique de l’Ouest dans le but d’inverser la tendance de l’épidémie. C’est dans cette dynamique que le Sénégal s’est engagé à élaborer et mettre en œuvre son plan de rattrapage en 2018 afin d’accélérer les interventions vers l’atteinte de la cible des 90 90 90.

La mise en œuvre de ce plan va permettre de  combler les gaps notés  dans la mise en œuvre du plan d’accélération et d’atteindre les objectifs des 90-90-90.

Les interventions du plan de rattrapage  vont s’articuler  entre autres autour de l’adaptation du contexte réglementaire pour l’acquisition des ARV et intrants, de la  Promotion du dépistage démédicalisé au niveau communautaire ou du

Passage à l’échelle des stratégies de dépistage.

Dans le but de développer la notoriété du plan de rattrapage au niveau national et international, et de remobiliser les acteurs sur l’atteinte des objectifs de 2018, le Conseil National de Lutte contre le Sida(CNLS) en partenariat avec la Division de Lutte contre le Sida (DLSI), organise la cérémonie de partage et de lancement du plan de rattrapage. Cet événement est prévu Mardi 16 Janvier 2018.

 

 

 

Atelier d’orientation et de plaidoyer sur les Droits Humains et Vih

Au Sénégal, d’importants efforts ont été consentis dans la lutte contre le Sida.

Diverses initiatives ont permis  ainsi le maintien de la prévalence  basse et stable dans la population générale avec de nouvelles infections chez les adultes de 15 à 49 ans et une tendance au fléchissement de la féminisation de l’épidémie

Toutefois, La question de la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/sida et les populations les plus exposées aux risques de contamination que sont les professionnelles du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les prisonniers et les consommateurs de drogue injectables devient aujourd’hui une préoccupation majeure dans la riposte au VIH/sida dans le pays et les violations constatées dans sont des obstacles à la réalisation de l’objectif d’élimination du VIH d’ici 2030.  

Ces populations de par leur vulnérabilité sont souvent discriminées et marginalisées à cause de leur statut ou appartenance à un groupe spécifique, ce qui peut rendre leur accès à des services de prévention, de prise en charge et d’appui, difficile et problématique.

Conformément aux instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux, le plein exercice par chacun de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales est un élément essentiel de l’action mondiale contre l’épidémie du VIH, y compris aux fins de la prévention, du traitement, des soins et du soutien.

Par conséquent, dans  le cadre d’une approche-droit  permettant de revisiter la Loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH SIDA pour une meilleure application avec comme résultat la reconnaissance, le respect et la réalisation des droits des populations clés et des détenus dans le contexte national de lutte contre le Sida.

C’est pourquoi en relation avec le Ministère de la justice, le centre de formation judiciaire (CFJ), l’association des femmes juristes (AJS) , l’association des femmes médecins (AFEMS) , l’association des jeunes avocats et le Ministère de l’intérieur le CNLS organisent, les 27 et 28 Décembre 2017 à Ziguinchor, , un atelier d’orientation et de plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en compte des droits humains des groupes vulnérables que sont les populations clés et les détenus dans la riposte au VIH.

Le but est d’orienter les acteurs de la riposte pour une intégration effective de l’approche-droits humains dans la lutte contre le VIH/SIDA pour une meilleure prise en compte des droits des populations clés et des détenus.

Nous vous remercions d’avance des dispositions que vous voudrez prendre en vue de la couverture de cet atelier.

Droits humains et vih : Respect de la dignité et de la santé pour tous

Une approche centrée sur les droits humains est devenue une nécessité en l’état actuel de la riposte. Ce sont en substance les mots de la Secrétaire Exécutive du Conseil National, de Lutte contre le Sida. Dr Safiatou Thiam participait à la cérémonie d’ouverture de l’atelier  d’orientation et de plaidoyer sur droits humains et VIH à Ziguinchor.

Cette rencontre s’est tenue en présence des autorités administratives et locales, du procureur de la République de Ziguinchor, du président du tribunal d’instance, des avocats, des représentants des forces de défense et de sécurité et des autorités médicales venant des régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor.

La prévalence du Vih, faible dans la population générale, est toutefois très concentrée au sein des populations dites clé (Professionnelles du sexe, Homme ayant des relations sexuelles avec des hommes, consommateurs de  drogue injectable) et les détenus.

Il est constaté qu’un environnement juridique et social dénué de stigmatisation crée un contexte favorable au dépistage du Vih, une étape fondamentale de la lutte contre le sida.

Cet atelier de deux jours est aussi l’occasion de démontrer l’urgence d’intervenir auprès de ces populations pour concevoir des orientations stratégiques et opérationnelles de nature à promouvoir le respect de leurs droits.

Les participants pourront ainsi améliorer leur niveau de compréhension des stratégies de lutte contre le sida et les politiques développées en matière de droits humains dans la réponse au vih

Journée porte ouverte (DLSI)

Dans la lancée de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida, la Division de Lutte contre le Sida et les maladies Infectieuses (DLSI) organise une journée porte ouverte. Cet événement est prévu Samedi 23 Décembre 2017 à partir de 09 h dans l’enceinte de l’Institut d’Hygiène Sociale(IHS) (ex polyclinique).
Le but est de renforcer la communication sur le VIH-Sida pour l’appropriation de la stratégie des 3×90 et l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant d’ici 2020.
La riposte à l’infection par le VIH/SIDA est arrivée à un tournant décisif, et «  mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 en passant par l’atteinte des 90-90-90 » en 2020, est le nouveau challenge pour la communauté internationale.

Le Sénégal à l’instar de la communauté internationale s’est engagé sur la voie de l’accélération visant à mettre fin à l’épidémie de sida dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD) par la mise en place d’une nouvelle stratégie dénommée TATARSEN, soit tester, traiter et retenir les PVVIH.
Cette journée porte ouverte est l’occasion de délivrer des messages adaptés par rapport au VIH /Sida, qui n’est plus une maladie mortelle mais une pathologie chronique, prise en charge par les prestataires à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

C’est également un moyen de communiquer sur les missions et services de la DLSI du MSAS pour une bonne appropriation de la lutte contre le sida par les communautés. Il s’agit ainsi de Renforcer la prévention des IST/ Sida au sein de la population et vulgariser les activités de la DLSI, de  donner aux populations les bonnes informations par rapport au VIH / Sida, en plus de consultations gratuites suivies de dépistage VIH en collaboration avec la région médicale de Dakar.

Célébration de la journée mondiale du Sida

Le Sénégal, sous l’égide du Conseil National de Lutte contre le sida, célèbre le 1er Décembre de chaque année, la journée mondiale de lutte contre le sida .Cette année du fait de la coïncidence avec le Gamou cette journée sera célébrée de façon exceptionnelle le 29 Novembre 2017. Cette journée constitue un temps fort de communication pour l’ensemble des acteurs de la riposte nationale au VIH.

Aujourd’hui, la communauté internationale dispose de toutes les stratégies nécessaires pour mettre fin l’épidémie. En effet, les traitements permettent de rendre la charge virale indétectable, supprimant le risque de transmission du virus. La PrEP protège les personnes n’utilisant pas systématiquement le préservatif. De plus, les programmes de réduction des risques (distribution de seringues, consommation à moindre risque, dispensation de méthadone etc.) permettent de rompre la chaine de transmission du virus parmi les usagers de drogues. Aussi les stratégies de santé publique ont produit des résultats encourageants : Promotion du dépistage, mise sous traitement des personnes dépistées (tester et traiter), priorisation des populations-clés, etc.

Aujourd’hui, différentes stratégies sont mises en œuvre pour que :
⦁ 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique
⦁ 90% des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique ont accès au traitement
⦁ 90% des personnes sous traitement antirétroviral aient une charge virale indétectable

Le Sénégal pour sa part, adhère à cet objectif et s’est engagé pour la fin du sida d’ici 2030. A cet effet, un temps fort comme la journée mondiale de lutte contre le sida offre une opportunité pour mobiliser l’ensemble des acteurs et accélérer les interventions.

Cette édition de la journée mondiale sida sera pour le CNLS, l’occasion de lancer le compte à rebours pour la fin de l’épidémie du sida en 2030.

Le thème retenu par l’ONUSIDA pour l’édition 2017 de la journée mondiale sida est : « DROIT A LA SANTÉ ».
C’est dans cette thématique qui met le « DROIT A LA SANTÉ » au cœur de la riposte à l’épidémie que le Sénégal s’est inscrit tout en ayant en ligne de mire le dépistage et la prise en charge systématique de toutes les personnes vivant avec le VIH sans discrimination et dans le respect de tous leurs droits :
Toutefois il s’agit de renforcer d’importants aspects de la riposte liés au renforcement du plaidoyer sur le droit à la santé en prenant en compte les autorités gouvernementales et religieuses, les partenaires techniques et financiers.
IL est aussi question de renouveler l’information sur le droit à la santé en direction par le biais des activités de communication pour le changement de comportement.
L’atteinte de ces objectifs devra aussi s’accompagner d’activités de dépistage à travers le pays avec pour cibles principales les populations clé et les zones de forte vulnérabilité
La journée Mondiale de lutte contre le sida est organisée sous l’égide du Président de la République qui a signé la déclaration d’engagement des chefs d’État de l’Union Africaine, parrainée par le Premier Ministre, Président du Conseil National de lutte contre le sida et placée sous la présidence d’honneur du Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Vice-Président du Conseil National de lutte contre le sida ..

6ième Congrès de la Société Africaine de Pathologie Infectieuse (SAPI)

La société africaine de pathologie infectieuse (SAPI) organise du 09 au 11 Novembre 2017 son 6ième congrès sous les thèmes ; « Infections à VIH, hépatites virales et maladies non transmissibles : quels liens ? »
Cette rencontre va servir de cadre d’échanges entre différentes spécialités médicales et sera l’occasion de présentations plénières, et de communications orales sur des aspects relatifs aux thèmes choisis.
Les maladies infectieuses ont toujours constitué une préoccupation majeure. Leur caractère transmissible, avec risque d’épidémies en a fait des problèmes majeurs de santé publique.

Les maladies non transmissibles sont aussi des problématiques importantes et croissantes en Afrique subsaharienne : affections cardio-vasculaires, endocrine-métaboliques, tumorales, respiratoires favorisées en partie par le mode de vie et les comportements. Ces affections sont responsables de 36 millions de décès par an dont 80% dans les pays à revenu faible et intermédiaire selon l’OMS en 2013. Elles sont devenues les premières causes de décès dans le monde sauf en Afrique. Cependant, ce continent devrait enregistrer la plus forte augmentation de mortalité liée à ces affections d’ici 2020.
Certaines infections chroniques font le lit des maladies non transmissibles.

L’infection à VIH en est la plus parfaite illustration à travers ses multiples complications non-infectieuses. Celles-ci sont de plus en plus observées avec le vieillissement des cohortes et sont parfois dues au traitement antirétroviral. L’Afrique au sud du Sahara reste la région la plus touchée par cette pandémie et abrite 70% des 36,7 millions de cas estimés par l’OMS en 2015. La lutte contre cette maladie est actuellement à un tournant décisif avec le lancement par l’OMS et l’ONUSIDA de la stratégie «90-90-90» visant son élimination en 2030.

De leur côté, les hépatites virales B et C sont responsables de 500 millions de cas à travers le monde. Elles restent les principales causes de cirrhose.

Pour trouver des réponses à cette situation complexe, des experts et décideurs d’Afrique et d’ailleurs vont échanger lors de cette importante rencontre à la lumière des résultats des différents travaux. Les échanges vont réunir des infectiologues, des microbiologistes, des épidémiologistes et d’autres spécialistes qui prennent en charge les maladies non transmissibles autour de divers axes thématiques.

Atelier d’orientation et de plaidoyer sur les Droits Humains et Vih

Au Sénégal, d’importants efforts ont été consentis dans la lutte contre le Sida. Diverses initiatives ont permis  ainsi le maintien de la prévalence  basse et stable dans la population générale avec de nouvelles infections chez les adultes de 15 à 49 ans et une tendance au fléchissement de la féminisation de l’épidémie.

Toutefois, la question de la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/sida et les populations les plus exposées aux risques de contamination que sont les professionnelles du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les prisonniers et les consommateurs de drogue injectables devient aujourd’hui une préoccupation majeure dans la riposte au VIH/sida dans le pays et les violations constatées sont des obstacles à la réalisation de l’objectif d’élimination du VIH d’ici 2030.  

Ces populations de par leur vulnérabilité sont souvent discriminées et marginalisées à cause de leur statut ou appartenance à un groupe spécifique, ce qui peut rendre leur accès à des services de prévention, de prise en charge et d’appui, difficile et problématique.

Conformément aux instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux, le plein exercice par chacun de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales est un élément essentiel de l’action mondiale contre l’épidémie du VIH, y compris aux fins de la prévention, du traitement, des soins et du soutien.

Par conséquent, dans  le cadre d’une approche-droit  permettant de revisiter la Loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH SIDA pour une meilleure application avec comme résultat la reconnaissance, le respect et la réalisation des droits des populations clé et des détenus dans le contexte national de lutte contre le Sida.

C’est pourquoi en relation avec le Ministère de la justice, le centre de formation judiciaire (CFJ), l’association des femmes juristes (AJS) , l’association des femmes médecins (AFEMS) , l’association des jeunes avocats , le Ministère de l’intérieur et le CNLS organisent, du 06 au 08 Septembre 2017 , un atelier d’orientation et de plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en compte des droits humains des groupes vulnérables que sont les populations clé et les détenus dans la riposte au VIH.

Le but est d’orienter les acteurs de la riposte pour une intégration effective de l’approche-droits humains dans la lutte contre le VIH/SIDA pour une meilleure prise en compte des droits des populations clé et des détenus.

eTME (élimination de la transmission mère-enfant) du VIH : Sedhiou montre la voie

La région de Sedhiou n’échappe pas à certaines spécificités particulières de la zone sud du Sénégal . D’importants mouvements de populations y sont notés du fait de la proximité d’autres pays limitrophes que sont la Gambie ou la Guinée. Et pourtant, cela  n’empêche pas la riposte d’afficher des résultats encourageants en particulier en ce qui concerne l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH.

La mise en œuvre de stratégies innovantes basées sur le tatarsen a en effet permis ces dernières années de renverser la tendance. La première étape est le dépistage. Des équipes de prestataires composées de médecins et de techniciens de laboratoires, n’hésitent pas à se déplacer jusque dans les zones les plus reculées. Une méthode qui permet la confirmation une fois le dépistage effectué

Cette première étape essentielle du tatarsen effectuée, la seconde est aussitôt entamée et la prise en charge déclenchée. Et pour prévenir les abandons dus aux difficultés financières des femmes enceintes sous ARV, des comités de santé  se cotisent pour rembourser leur transport. Cette stratégie revêt une importance capitale car << la disparition des femmes empêche de connaitre le statut du nouveau-né à la délivrance de la mère. >> Comme le souligne Madame Ndeye Khady Diouf Kane Chargée de l’eTME au district sanitaire de sedhiou.

Un autre écueil réside au niveau des accouchements à domicile très fréquent dans cette parte du pays. Mais là aussi il s’agit de limiter les risques. Ainsi, des relais au niveau des différentes zones se chargent du recensement des femmes en état de grossesse. Des professionnels se chargent d’apporter l’assistance nécessaire dès l’annonce de la naissance. Car poursuit Madame Kane : << c’est pendant les trois premiers jours qu’on enregistre les décès. De ce fait si le dépistage n’avait pas été fait c’est à ce moment qu’il s’agit de s’en occuper >>.

Par ailleurs, comme s’ils se sont donné le mot, la lutte pour atteindre l’élimination de la transmission mère-enfant du Vih enregistre aussi l’engagement des acteurs communautaires. C’est le cas avec l’association DONDO LOLOO (étoile du savoir en mandingue) qui intervient dans la riposte depuis 2005 avec l’appui de l’ANCS (alliance des communautés pour la santé).

M. Mamadou Cissé qui coordonne cette association  basée à Sedhiou insiste sur l’implication réelle de tous y compris des collectivités locales. En ce qui concerne l’eTME, de nombreuses stratégies sont déroulées. Le constat avait été fait de l’arrivée tardive de femmes enceintes au niveau des structures de santé.

Pour en finir avec cette habitude un « tableau lumière » est disposé dans chaque poste de santé. Une fiche qui récapitule la situation sanitaire et sur laquelle est inscrite la date du rendez-vous suivant. « Cela est maintenant devenu un réflexe chez les femmes qui se dirigent vers ce tableau sitôt arrivées au poste »selon Cissé. Cette stratégie, poursuit notre interlocuteur se déroule en même temps que le programme dit « grand-mère » Cette dame est la confidente traditionnelle de la jeune mariée qui arrive à son  domicile conjugal. Elle est sensibilisée sur la question et se charge d’encadrer la femme enceinte en veillant au respect scrupuleux des dates de rendez-vous.
A  toutes ces stratégies s’ajoutent des activités de sensibilisation à travers des sketches destinés à impliquer les époux.

Les acquis d’une telle mise en œuvre donnent des résultats .L’enquête de 2014  donne à Sedhiou un taux de transmission de 2.1 là où le reste du pays  était à 4.1.
La riposte au VIH reste une affaire de tous et le cas de Sedhiou en est une illustration parfaite. L’objectif de zéro enfant né avec le VIH n’est plus une utopie mais une réalité concrète dans cette partie du Sénégal en dépit des moyens limités.Des raisons à l’optimisme affiché des acteurs en ce qui concerne le Tatarsen (test and treat and retain/Sénégal) et l’objectif d’en finir avec le sida à l’horizon 2030.