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Rapport Annuel

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 » …  Ce rapport 2019 intervient dans un contexte inédit , marqué par la pandémie de la  Covid 19 … »

 

 

Semaine jeunes Sida_édition 2017

Le Conseil National de Lutte contre le Sida a pris part samedi 05 Aout 2017 au lancement de l’édition 2017 de la semaine Jeunes Sida. La ville de Kaolack a abrité l’évènement placé sous le théme :  » Vers la fin du Sida à l’horizon 2030, un engagement citoyen des jeunes  »

Un théme qui est une façon de rappeler aux jeunes leur déclaration d’engagement dans le cadre de la riposte, leur devoir de citoyens, et d’autre part de passer en revue l’ensemble des interventions du Secteur Jeunesse et sa contribution à la riposte nationale.

Kaolack, située au centre du Sénégal, est une région, frontalière avec Diourbel, Kaffrine, Fatick, et la République de la Gambie. La conséquence est une zone très touchée par la pandémie en relation avec la densité et la mobilité de sa population.

Dr Fat Nar Mbaye représentant le CNLS à la cérémonie de lancement a réitéré l’importance pour les jeunes de « prôner la tolérance tout en luttant contre la discrimination»

Un événement qui coïncide avec le lancement par le CNLS, d’une campagne nationale d’accélération et qui devrait renforcer la sensibilisation chez les jeunes. Le CNLS qui a par ailleurs initié une politique d’enrôlement de jeunes volontaires depuis un an.

La semaine jeune sida 2017 s’achève le 12 Aout et devrait permettre de dépister 6300 jeunes et de sensibiliser au moins 15000 adolescents.

Les droits humains au cœur de la riposte contre le Sida

Avocats, forces de police ou gardes pénitentiaires, acteurs communautaires et autres spécialistes  participent depuis mercredi et jusqu’au vendredi 08 Septembre 2017 à un atelier. Cette rencontre, qui se veut d’orientation sur les droits humains, est l’occasion pour les participants de se pencher sur le sort des groupes vulnérables et des populations-clé, catégorie de la population chez qui on note une concentration de l’infection à VIH au Sénégal.

Ainsi, et dans l’objectif de briser la chaine de transmission, la Secrétaire Exécutive du CNLS, en présidant  l’ouverture, a invité en substance les garants de la loi à faciliter la tâche aux praticiens.

Elle a par ailleurs prêché en faveur d’une révision de la loi relative au VIH sida, de façon à améliorer son application. Le but final étant : « le respect et la réalisation des droits des populations –clé et populations vulnérables) (hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes, professionnelles du sexe et  consommateurs de drogue injectable,  détenus…) dans le contexte national de la lutte contre le Sida ».

Une loi qui, en certains de ses aspects, « présente un caractère qui constitue un frein pour l’accès aux soins » comme indiqué par le représentant de l’Onu sida au Sénégal, Mr Demba Koné.

Un appel qui semble avoir reçu un bon écho en particulier du côté des acteurs de la justice et de l’administration. A cet effet, l’Inspecteur régional de l’administration pénitentiaire a rappelé que « les personnes vivant avec le VIH restent des membres à part entière de la société et même en prison et ont droit au traitement .»

En tout état de cause la lutte contre le sida est « un processus de transformation individuel et collectif. »Dans un tel contexte, l’approche « droits humains » devient incontournable dans la riposte au VIH dans notre pays.

Le Sénégal devrait ainsi, au-delà de la lettre, se conformer aux grands principes juridiques qui régissent la riposte à travers le monde.

PSN 2018 -2022

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La riposte au sida revêt une importance capitale dans la stratégie de développement  …

Guide d’informations …

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Les progrès réalisés dans la lutte contre le sida depuis la découverte du virus il y’a plus de trente ans abordent un tournant historique , une véritable révolution. Cette révolution, c’est celle de la production d’un éventail d’outils de prévention qui s’offre à nos programmes.

Atelier d’orientation et de plaidoyer sur les Droits Humains et Vih

Au Sénégal, d’importants efforts ont été consentis dans la lutte contre le Sida. Diverses initiatives ont permis  ainsi le maintien de la prévalence  basse et stable dans la population générale avec de nouvelles infections chez les adultes de 15 à 49 ans et une tendance au fléchissement de la féminisation de l’épidémie.

Toutefois, la question de la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/sida et les populations les plus exposées aux risques de contamination que sont les professionnelles du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les prisonniers et les consommateurs de drogue injectables devient aujourd’hui une préoccupation majeure dans la riposte au VIH/sida dans le pays et les violations constatées sont des obstacles à la réalisation de l’objectif d’élimination du VIH d’ici 2030.  

Ces populations de par leur vulnérabilité sont souvent discriminées et marginalisées à cause de leur statut ou appartenance à un groupe spécifique, ce qui peut rendre leur accès à des services de prévention, de prise en charge et d’appui, difficile et problématique.

Conformément aux instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux, le plein exercice par chacun de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales est un élément essentiel de l’action mondiale contre l’épidémie du VIH, y compris aux fins de la prévention, du traitement, des soins et du soutien.

Par conséquent, dans  le cadre d’une approche-droit  permettant de revisiter la Loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH SIDA pour une meilleure application avec comme résultat la reconnaissance, le respect et la réalisation des droits des populations clé et des détenus dans le contexte national de lutte contre le Sida.

C’est pourquoi en relation avec le Ministère de la justice, le centre de formation judiciaire (CFJ), l’association des femmes juristes (AJS) , l’association des femmes médecins (AFEMS) , l’association des jeunes avocats , le Ministère de l’intérieur et le CNLS organisent, du 06 au 08 Septembre 2017 , un atelier d’orientation et de plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en compte des droits humains des groupes vulnérables que sont les populations clé et les détenus dans la riposte au VIH.

Le but est d’orienter les acteurs de la riposte pour une intégration effective de l’approche-droits humains dans la lutte contre le VIH/SIDA pour une meilleure prise en compte des droits des populations clé et des détenus.