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Le sida demeure la première cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer

Quarante ans après le début de l’épidémie du VIH, le sida demeure la première cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer — L’ONUSIDA appelle à prendre des mesures draconiennes

Les discriminations et la violence basées sur le genre, les inégalités au niveau de l’éducation et le manque d’émancipation économique et de protection des droits et de la santé de la reproduction et sexuelle sont des entraves au progrès de la riposte

GENÈVE/JOHANNESBURG, le 5 mars 2020 — À quelques jours de la Journée internationale des femmes, l’ONUSIDA a présenté un nouveau rapport montrant que les fortes inégalités entre les hommes et les femmes continuent d’être la cause de la plus grande vulnérabilité de la population féminine face au VIH. We’ve got the power appelle les gouvernements à s’engager davantage pour l’autonomisation et l’émancipation des femmes et des filles, ainsi que pour le respect de leurs droits de l’homme.

« L’épidémie du VIH nous renvoie aux inégalités et aux injustices auxquelles sont confrontées les femmes et les filles ainsi qu’aux disparités au niveau des droits et des services qui exacerbent l’épidémie », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA Winnie Byanyima. « C’est inacceptable, cela peut être évité et cela doit finir. »

Il y a 25 ans, des gouvernements prenaient une décision historique en adoptant la Déclaration et le Programme d’action de Beijing. Cette feuille de route visionnaire était la plus complète en vue de faire respecter les droits de l’homme des femmes et des filles, ainsi que pour parvenir à l’égalité des sexes dans le monde.

Des progrès ont été réalisés dans des domaines clés. Davantage de filles sont scolarisées et l’écart au niveau du taux de scolarisation en école primaire des garçons et des filles se résorbe dans le monde entier. Dans certains pays, un nombre croissant de femmes sont impliquées dans la vie politique et d’autres gouvernements protègent dorénavant les droits des femmes dans leur législation. Le traitement du VIH s’est également démocratisé, si bien qu’à la mi-2019, plus de 24 millions de personnes vivant avec le VIH suivaient un traitement, dont plus de 13 millions de femmes de 15 ans et plus.

Le rapport montre cependant que de nombreuses promesses visant à améliorer le sort des femmes et des filles dans le monde n’ont pas été tenues. Près de 40 ans après le début de la riposte, le sida demeure une des principales causes de mortalité chez les femmes de 15 à 49 ans et près de 6 000 jeunes femmes de 15 à 24 ans sont contaminées par le virus chaque semaine.

We’ve got the power met en avant certains aspects à aborder en priorité, dont l’éradication de la violence à l’égard des femmes. Dans les régions à haute prévalence du VIH, il est prouvé que les violences exercées par un partenaire intime augmentent de 50 % le risque de contamination chez les femmes. La séropositivité est aussi parfois un élément déclencheur de violences. Les femmes vivant avec le VIH signalent régulièrement des violences de la part de leur partenaire intime, de membres de leur famille ou de leur communauté, ainsi qu’au sein de services de santé.

Le rapport souligne que hors de l’Afrique subsaharienne, la plupart des femmes exposées au VIH appartiennent aux communautés marginalisées, comme les travailleuses du sexe, les consommatrices de drogues injectables, les femmes transgenres et incarcérées. Toutefois, les inégalités entre les genres, la stigmatisation et la discrimination, la criminalisation, les violences et d’autres violations des droits de l’homme continuent de les empêcher d’accéder aux services dont elles ont besoin. Il faut réformer la législation afin de mettre un terme à la pénalisation et aux pratiques coercitives reposant sur la sexualité, l’activité sexuelle, le statut sérologique et le genre des individus.

Pour que la riposte au sida atteigne son efficacité maximale, les lois et les services doivent répondre aux désirs et aux besoins des femmes et des filles. Cela passe par des stratégies destinées aux adolescentes et des systèmes d’assistance intracommunautaires, ainsi que par l’intégration des questions de la non-violence, du genre et des droits dans une éducation sexuelle complète. Des données montrent qu’en 2019, les adolescent(e)s de moins de 18 ans avaient besoin de l’autorisation de leurs parents ou de leur tuteur dans 105 pays sur 142 afin de faire un test du VIH, et, dans 86 pays sur 138, ils avaient besoin de leur accord pour accéder au traitement et aux soins liés au VIH.

Des études menées de 2013 à 2018 révèlent également que le faible niveau de connaissances sur la prévention du VIH reste inquiétant, en particulier chez les femmes et les filles. En Afrique subsaharienne, la région la plus touchée par le VIH, 7 jeunes femmes sur 10 ne disposaient pas de connaissances complètes sur le VIH. À l’opposé, les pays faisant des efforts réels pour élargir les programmes de prévention du VIH affichent des résultats impressionnants. Par exemple, les nouvelles infections chez les femmes et les filles au Lesotho ont reculé de 41 % entre 2010 et 2018 après l’introduction d’une offre complète de programmes de prévention du VIH.

De manière générale, l’accès à l’éducation reste encore très inégal. Des études montrent qu’assurer la scolarisation des filles peut avoir un effet préventif contre le VIH. En étendant l’éducation secondaire obligatoire, le Botswana a remarqué que chaque année de scolarisation supplémentaire à partir de 9 ans baissait de 12 % le risque d’infection au VIH chez les filles. Toutefois, dans le monde, près d’une adolescente sur trois issue d’une famille parmi les plus pauvres n’a jamais été à l’école.

L’autonomie économique des femmes est essentielle en elle-même et représente un élément important de la riposte au sida. Les femmes continuent cependant d’avoir moins de chances de participer à l’économie que les hommes et d’endosser la grande partie du travail non payé que sont les tâches ménagères et les soins apportés à la famille. Seuls 88 pays sur 190 ont des lois exigeant un salaire égal pour un travail de valeur égale. Pour que la riposte au VIH progresse, il est indispensable de garantir une protection juridique pour mettre un terme à la discrimination liée au genre et que les femmes jouissent de l’égalité devant la loi.

« Les femmes et les adolescentes sont en train de revendiquer leurs droits », a déclaré Mme Byanyima. « Les gouvernements doivent utiliser ces revendications pour fournir des ressources et des services protégeant leurs droits, mais aussi pour apporter une réponse adaptée à leurs besoins et à leurs attentes. »

Le rapport souligne plusieurs approches. Par exemple investir dans des programmes et des réglementations liés au VIH qui encouragent véritablement l’égalité des sexes ; investir dans l’éducation, y compris dans une éducation sexuelle complète, ainsi que dans l’autonomisation économique des femmes et des filles ; mettre en place une législation qui garantit l’égalité des droits de toutes les femmes et de toutes les filles, dont des mesures pour mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination, à la violence et à la criminalisation envers les femmes et les filles ; fournir des soins complets et des traitements dans la dignité ; encourager la participation des femmes dans toutes les décisions touchant aux programmes liés au VIH ; favoriser le leadership et l’implication des femmes et des jeunes dans la prise de décisions à tous les niveaux de la riposte au sida.

Source : www.unaids.org

Le mois de Mars, mois de la FEMME

La tradition du 08 mars est respectée une fois de plus au Conseil National de Lutte contre le Sida.

En partenariat avec l’Ecole d’Art Oratoire, une conférence -débat placé autour du thème « Leadership féminin: révolution personnelle ». L’évènement est marqué par la présence d’un speaker, M.Chanelle KASSA, Directeur pédagogique dont la communication dans des domaines multiples et variés mais avec un objectif commun: renforcer les capacités des femmes en matière de leadership.

Dans son mot d’ouverture, la Secrétaire Exécutive, Docteur Safiatou THIAM  a invité la gente féminine du CNLS à briser les tabous et les barrières afin de mettre leur potentiel et leurs qualités en avant, malgré les difficultés endogènes.

« Soyez les meilleures dans votre activité professionnelle. Que vous soyez à n’importe quel niveau dans votre parcours professionnel, faites preuve de courage et d’abnégation » a-t-elle lancé à l’endroit de ces collègues sœurs avant d’appeler à la solidarité féminine : « Aidons-nous, serrons-nous les mains, donnons la chance aux autres et gardons surtout notre dignité » a-t-elle martelé.

Aussi, Monsieur KASSA, Expert International en développement personnel et changement de comportement, a exposé sur un principe de réussite universel : le principe de KEN (Kilomètre Extra Nécessaire) de Stephen Covey.

Pour l’expert, ce principe stipule que la réussite nécessite des efforts supplémentaires indispensables, peu importe le domaine d’activité. Il s’appuie sur une règle : « offrir un service de qualité et d’excellence dans une attitude mentale positive ».

Il termine en insistant sur « les 7 habitudes des personnes qui réussissent dans la vie ». Il s’agit notamment d’être proactif (ne pas subir les évènements), avoir un objectif à atteindre, savoir gérer ses priorités, pensez gagnant-gagnant, chercher à comprendre l’autre avant de se faire comprendre, synergiser et affuter ses armes (par la formation).

Report de la 10ème Conférence de AFRAVIH

Le Comité Local d’Organisation de AFRAVIH ( Alliance Francophone des Acteurs de santé contre le VIH et les Infections Virales Chroniques ) Sénégal, porte à la connaissance des partenaires, du report de la tenue de la 10ème Conférence Internationale Francophone.

La conférence était prévue du 19 au 22 Avril 2020 au Centre des Expositions de Diamniadio.
Cette décision est motivée par la recommandation faite par le Chef de l’Etat lors du dernier conseil des ministres du 04 Mars 2020,qui diffère la tenue de tous les événements populaires inscrits dans le calendrier républicain, suite à l’apparition au Sénégal du Covid 19 communément appelé Coronavirus.

Le Comité Local remercie ses partenaires pour leur engagement dans les préparatifs pour la réussite de cette 10ème Conférence de AFRAVIH et la nouvelle date retenue : 8 au 11 novembre 2020. Le lieu reste inchangé.

Le Fonds mondial soutient les pays dans leur riposte à la COVID-19

Conformément aux orientations de l’OMS, le Fonds mondial encourage fermement les pays à prendre rapidement des mesures pour atténuer les éventuelles conséquences négatives de la COVID-19 sur les programmes que ses subventions soutiennent. Ainsi, il convient tout particulièrement de s’attacher à la protection des professionnels de santé, à la communication à destination des populations touchées, au maintien des services essentiels, à la coordination de la chaîne d’approvisionnement, à la reconstitution rapide des stocks, à la désinfection du matériel et à la gestion des déchets.

Quinze pays et une subvention régionale ont déjà accédé aux fonds à l’appui de leur riposte. Il s’agit des pays suivants : Afghanistan, Bélarus, Bhoutan, El Salvador, Érythrée, Géorgie, Inde, Kirghizistan, Madagascar, Malawi, Malaisie, Moldova, Myanmar, Rwanda et Ukraine. Quant à la subvention régionale, il s’agit d’une subvention d’Afrique occidentale qui couvre le dépistage aux frontières et le traçage des passagers dans les cinq pays du corridor Abidjan-Lagos.

Agissant dans le cadre de sa mission de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et de renforcement des systèmes de santé, le Fonds mondial a publié au début du mois des nouvelles directives visant à permettre aux pays de consacrer jusqu’à 5 pour cent de leurs subventions approuvées à la lutte contre la COVID-19 et à atténuer les conséquences possibles de la pandémie sur les programmes existants de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Source :  theglobalfund.org

VIH ET COVID-19 : INFORMATIONS À L’INTENTION DES PERSONNES SÉROPOSITIVES

Nous traversons toutes et tous une période difficile. L’ONUSIDA demande de faire preuve de bonté et de ne pas stigmatiser ou discriminer. Les personnes touchées par la COVID-19 font partie intégrante de la solution et doivent recevoir notre soutien.

 

Les gouvernements doivent respecter les droits humains et la dignité des personnes touchées par la COVID-19. Les enseignements tirés de l’épidémie du VIH peuvent s’appliquer à la lutte contre le coronavirus. Nous espérons que les gouvernements vont travailler avec les communautés pour trouver des solutions locales comme c’est le cas pour la riposte au sida. La pandémie de COVID-19 ne doit pas se traduire par une recrudescence de la stigmatisation et de la discrimination envers les populations clés.

Nous savons que la COVID-19 est une maladie grave qui s’abattra probablement bientôt sur les pays les plus durement touchés par le VIH. Chacune et chacun, y compris les personnes vivant avec le VIH, doivent prendre les précautions recommandées afin de réduire leur exposition à la COVID-19 :

 

Lavez-vous régulièrement et correctement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique.

Restez à au moins 1 mètre d’une personne qui tousse ou éternue.

Évitez de vous toucher les yeux, le nez et la bouche.

Assurez-vous d’avoir une bonne hygiène respiratoire, veillez à ce que les personnes de votre entourage fassent de même : couvrez-vous la bouche et le nez dans le pli du coude ou avec un mouchoir lorsque vous toussez ou éternuez et jetez le mouchoir directement après utilisation.

 

Restez chez vous si vous ne vous sentez pas bien. Si vous avez de la fièvre, toussez et éprouvez des difficultés à respirer, allez voir votre médecin, mais téléphonez avant de vous y rendre. Suivez les consignes sanitaires officielles s’appliquant dans votre zone.

L’ONUSIDA reconnaît toutefois que les stratégies actuelles de protection individuelle, d’éloignement social et de confinement ne seront surement pas des solutions viables dans de nombreux pays où le système de santé est plus fragile, où une tranche de la population vit dans des zones d’habitation informelles, où les villes sont surpeuplées et les transports publics surchargés, mais aussi où l’accès à l’eau propre et aux équipements sanitaires est insuffisant.

La COVID-19 et les personnes séropositives

 

La COVID-19 est une maladie à prendre au sérieux. Toutes les personnes vivant avec le VIH doivent respecter l’ensemble des mesures préventives afin de minimiser leur exposition au virus à l’origine de la COVID-19 et d’éviter toute infection. À l’instar de la population en général, les personnes âgées vivant avec le VIH ou les personnes séropositives ayant des problèmes cardiaques ou pulmonaires sont potentiellement exposées à un risque plus élevé de contracter le virus et de développer des symptômes plus graves. Il est recommandé à toutes les personnes vivant avec le VIH d’entrer en contact avec leur médecin afin de disposer des médicaments indispensables en quantité suffisante.

 

Malgré la démocratisation du traitement contre le VIH au cours des dernières années, 15 millions de personnes séropositives n’ont pas accès à la thérapie antirétrovirale. Par conséquent, leur système immunitaire peut être affaibli.

Les informations que vont fournir les pays et les communautés luttant contre les épidémies de VIH et de COVID-19 nous permettront de mieux comprendre l’impact combiné de ces deux infections sur les personnes vivant avec le VIH. Nous partagerons au fur et mesure les enseignements tirés de la mise en œuvre d’innovations ou de l’adaptation de services visant à minimiser l’impact sur les personnes séropositives. Jusqu’à ce que nous en sachions davantage, les personnes vivant avec le VIH, en particulier celles se trouvant à un stade avancé ou dont l’infection n’est pas ou peu contrôlée, doivent faire attention et respecter les mesures et les recommandations de prévention. Il est également important que les personnes séropositives puissent obtenir des stocks pour plusieurs mois de leurs médicaments contre le VIH.

 

L’action de l’ONUSIDA

L’ONUSIDA coopère avec des gouvernements et des partenaires communautaires pour :

mener des enquêtes afin d’évaluer les besoins en informations, les médicaments disponibles et l’accès possible à des réseaux d’appui aux services.
Savoir si la délivrance d’ordonnances permettant d’obtenir une thérapie antirétrovirale pour plusieurs mois est entièrement mise en place. Lorsque ce n’est pas le cas, identifier comment la mettre en place.
Évaluer l’éventualité d’une interruption des services liés au VIH et élaborer des stratégies permettant d’y avoir accès.

 

Les recommandations de l’ONUSIDA

 

Les personnes vivant avec le VIH et exposées à un risque d’infection doivent continuer à avoir accès aux services liés au VIH : préservatifs, traitement de substitution aux opiacés, aiguilles et seringues stériles, réduction des risques, prophylaxie pré-exposition, dépistage du VIH, etc.
Il est recommandé aux pays de mettre totalement en place la délivrance d’ordonnances pour trois mois ou plus du traitement du VIH afin d’éviter que des personnes épuisent leur stock de médicaments, mais aussi en vue de réduire les besoins de recourir au système de santé.
Les personnes vulnérables doivent avoir accès aux services liés à la COVID-19, ce qui passe par une stratégie s’adressant spécifiquement aux populations les plus oubliées et visant à supprimer les barrières financières comme les redevances.

 

Source : ONUSIDA

Ce que les personnes vivant avec le VIH doivent savoir sur le VIH et COVID-19

 

Ce sont des moments difficiles pour nous tous. L’ONUSIDA exhorte les gens à agir avec gentillesse et non avec stigmatisation et discrimination – les personnes touchées par COVID-19 font partie de la solution et doivent être soutenues.

 

Les gouvernements doivent respecter les droits de l’homme et la dignité des personnes touchées par COVID-19. Les expériences tirées de l’épidémie de VIH peuvent être appliquées à la lutte contre COVID-19. Comme dans la riposte au sida, les gouvernements devraient travailler avec les communautés pour trouver des solutions locales. Les populations clés ne doivent pas supporter le poids de la stigmatisation et de la discrimination accrues à la suite de la pandémie de COVID-19.

 

Nous savons que COVID-19 est une maladie grave qui devrait toucher très bientôt les pays les plus touchés par le VIH. Tout le monde, y compris les personnes vivant avec le VIH, doit prendre les précautions recommandées pour réduire l’exposition au COVID-19.

 

Source : ONUSIDA

Remise d’ un lot de produits et matériels à la Pharmacie Centrale de l’Hôpital Universitaire de FANN

Le Conseil National de Lutte contre le Sida  soutient le Ministère de la santé et de l’Action Sociale dans la lutte contre le COVID 19 en mobilisant un budget de plus de 250 000 000 FCFA provenant du Fonds Mondial et de son budget de Contrepartie.

 

Le but est de contribuer au contrôle de l’épidémie du COVID-19 et d’atténuer son impact sur les services VIH/sida. Il s’agit d’une contribution au plan de riposte du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale contre l’épidémie de Coronavirus.

 

Le Conseil National de Lutte contre le Sida ( CNLS ) poursuit sa mission en essayant d’apporter une réponse adaptée aux besoins des Personnes vivant avec le VIH dans ce contexte d’urgence sanitaire face au COVID19.

Dans ce cadre, un 1er appui d’un lot de produits et matériels d’une valeur de 11 650 000 de FCFA a été remis à la Pharmacie centrale du Centre Hospitalier National Universitaire de FANN en présence de son Directeur, Dr Cheikh Tacko DIOP, du Pr Bara NDIAYE, chef de la dite pharmacie et d’autres personnalités.

 

Pour le Directeur du CHU de Fann, le geste du Conseil National de Lutte contre le Sida répond à un besoin urgent et constitue un « acte de solidarité et d’humanisme ».

 

COVID-19 : Les Conseillers Techniques VIH du CNLS auprès des régions médicales s’engagent dans la riposte contre le coronavirus.

Fort de leurs expériences dans la gestion du VIH, les conseillers techniques régionaux du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), apportent un soutien diversifié aux efforts du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

A Tambacounda, le Conseiller Technique VIH, s’est engagé avec l’équipe cadre de la région médicale. C’est avec l’accompagnement de l’Organisation Mondiale de la Santé que M. Moustapha DIENG (CTR-VIH) apporte son appui à la mise en place de SGI (Système de Gestion de l’Incident) dans les districts sanitaires de la région de Tambacounda. 

Stop Covid19 – Le Conseil National de Lutte contre le Sida met à la disposition de la Région Médicale de Kaffrine, un lot de matériel de protection et de produits d’hygiène.

En réponse aux demandes respectives d’appui pour la mise en œuvre des plans de riposte face à la Covid-19, le Conseil National de Lutte contre le Sida met à la disposition de la Région Médicale de Kaffrine, un lot de matériel de protection et de produits d’hygiène. Un appui financier est aussi dégagé pour renforcer les campagnes de sensibilisation sur les mesures barrières.

Il faut noter que plusieurs autres structures ont bénéficié de ces appuis : l’association ABOYA , la SSD ( Santé Service  Développement ), la Région Médicale de Dakar et de St Louis , le CRCF , le CTA entre autres …

 

 

Atelier de plaidoyer pour une meilleure prise en charge des préoccupations des enfants face à l’infection à vih

Des progrès spectaculaires ont été accomplis dans la baisse du nombre d’enfants nés avec le VIH. Sur la base du succès du Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants à l’horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie, un engagement en faveur de l’accélération des progrès vers la fin du sida chez l’enfant a été intégré dans la Déclaration politique sur la fin du sida, adoptée par les États membres des Nations Unies en juin 2016.

Le risque de voir une femme vivant avec le VIH transmettre le virus à son enfant peut être réduit à moins de 5 %, grâce à un traitement antirétroviral efficace pendant la grossesse, lors de l’accouchement et pendant la période d’allaitement.

Actuellement, au Sénégal, l’approche « Prenons un enfant par la main » est en train d’être promue, afin de permettre une prise en charge plus holistique et plus conséquente des enfants infectés par le VIH.

L’atelier se tient dans un contexte marqué par l’avènement et la propagation de la COVID 19. C’est à cet effet que le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants initie des actions de plaidoyer pour une meilleure prise en charge des préoccupations des enfants face au VIH et des activités de prévention et de protection contre la COVID 19.

A travers cet atelier , ledit Ministère compte poursuivre ses actions de plaidoyer pour une bonne prise en charge des enfants face au VIH et de sensibilisation sur la COVID 19. L’atelier est organisé à l’intention de leaders et d’acteurs communautaires de la région de Dakar et se fera sur 02 jours, du mercredi 08 au jeudi 09 juillet 2020.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue ce matin dans les locaux du centre GUINDI en présence du Secrétaire général, M.Mame NGOR DIOUF et de la Secrétaire Exécutive Adjointe du Conseil National de Lutte contre le Sida, Docteur Fatou Nar MBAYE DIOUF.

Docteur MBAYE a fait une présentation sur la prise en charge pédiatrique.

Rencontre du Comité d’Organisation Local AFRAVIH 2020

Activités préparatoires de la 10éme Conférence Internationale Francophone AFRAVIH 2020, le Comité Local d’Organisation ( COL ) s’est réunit ce matin, mercredi 22 juillet 2020 pour se pencher sur le suivi des activités en s’adaptant au nouvel contexte sanitaire mondial. Le COL en a profité pour adresser ses félicitations au Pr Coumba TOURE KANE, présidente de AFRAVIH DAKAR 2020,qui devient le nouveau recteur de l’université du Sine-Saloum . La date retenue pour cette 10 ieme Conférence Internationale est 8 au 11 Novembre 2020.

Outiller les professionnels des médias en vue d’un rôle de premier plan contre la COVID-19

Une cinquantaine de Journalistes spécialisés en santé, population et développement représentant près de 30 médias tous supports confondus, a participé à un atelier d’information et de sensibilisation. L’objectif est de renforcer les connaissances et capacités des journalistes sénégalais, auteurs d’articles et de reportages sur la COVID-19, en vue d’un traitement objectif, professionnel et responsable des informations sur la pandémie qui rassurent et qui instruisent la population.

Le but de cet atelier était de renforcer les capacités pour la diffusion des messages harmonisés et apaisants sur ces urgences majeures ainsi que d’amener ces professionnels des médias à réfléchir sur les comportements à adopter afin de jouer un rôle responsable et positif dans la lutte contre les rumeurs et fausses informations.

Initié par le Conseil National de Lutte contre le Sida, l’atelier s’est tenu le 22 juillet 2020 dans les locaux du SNEIPS.

Les travaux ont consisté en des sessions d’introduction

  • Le rôle de la communication dans la riposte à la COVID-19
  • La stigmatisation et le déni de la COVID-19 : quelle contributions des médias
  • La prise en charge psychologique des malades de la COVID-19

Dans de circonstances d’urgences, le rôle des médias est essentiel et les journalistes avec l’appui des scientifiques sont dans l’obligation de rapporter et de prouver par des preuves concrètes et convaincantes, la nature de l’épidémie tout en expliquant les raisons des interventions de contrôle menées par les autorités sanitaires.

Les organisateurs ont donc profité de cette opportunité pour former et sensibiliser les professionnels des médias en prenant le soin de leurs prodiguer des informations à jour sur l’historique, la nature, les causes, les symptômes et les moyens de prévention.

Ils ont briffé les journalistes sur la nécessité de toujours se référer aux règles d’éthiques afin d’éviter le piège du traitement des informations sanitaires dans un but de sensationnalisme, au profit d’un traitement pour l’intérêt public. 

Lutte contre le SIDA : Le CNLS affine sa communication et mise sur les réseaux sociaux.

La prévalence du Vih/sida est faible au sein de la population générale, et élevé parmi les groupes vulnérables que sont les msm et usagers de drogue injectable durant ces trente dernières années, au cours desquelles des progrès considérables ont été accomplis, par les acteurs de la lute contre le sida.

Mais pour relever les défis qui persistent et être au rendez-vous de la fin de l’épidémie à l’horizon 2020, le Conseil National de Lutte contre le sida s’est non seulement doté d’un d’un guide qu’est la Stratégie nationale de communication pour le changement de comportement (2016-2020), mais aussi affine sa communication et mise sur les réseaux sociaux.

Une manière stratégique de ratisser large dans la prévention, et de toucher les 5 503 800 utilisateurs des médias sociaux combinés. Une cible jeune, victime majoritaire des nouvelles infections recensées.

 

Source : Senenews.com

Atelier de formation sur les techniques d’accompagnement communautaire liées au VIH

Le Conseil National de Lutte contre le Sida appuie le Ministère de la Femme,de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants.

Selon l’ONUSIDA, près de 38 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde en 2019. Les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables à l’infection par le VIH en raison de nombreux facteurs biologiques, sociaux, culturels et économiques, dont l’inégalité persistante des femmes sur le plan social et économique, dans le cadre des relations sexuelles et du mariage.

En Afrique subsaharienne, cinq nouvelles infections sur six chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans concernent les filles. Les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont deux fois plus susceptibles de vivre avec le VIH que les hommes.

Et les formidables avancées réalisées dans la lutte contre le VIH à l’échelle mondiale n’empêchent pas que les adolescentes et les jeunes femmes continuent de courir un risque réel de contracter le virus.

Selon le rapport annuel 2019 du Conseil National de Lutte Contre le Sida (CNLS), 0.5 % des femmes de 15-49 ans sont positives au VIH. Plus de 63,0% des nouvelles infections surviennent chez les 25 ans et plus et 14,5% chez les 15-24 ans. Les nouvelles infections baissent régulièrement depuis plus de 5 ans, sauf dans la tranche d’âge 15-24 ans.

Dans le cadre de son plan d’action sectoriel de lutte contre le Sida ,  le Ministère de la Femme,de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants , en collaboration avec le Conseil National de Lutte contre le Sida,  entend jouer sa partition dans la réponse au VIH, avec une approche communautaire qui implique ses services, notamment les Centres Départementaux d’Assistance et de Formation pour la Femme (CEDAF).

Le renforcement des capacités des coordonnatrices de ces entités, s’avère nécessaire, pour leur permettre de mieux jouer leurs rôles de formatrices et d’accompagnatrices des femmes et jeunes filles sur les questions de santé en général et de santé de la reproduction dont le VIH en particulier.

C’est ainsi que le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants organise à leur intention un atelier de formation sur les techniques d’accompagnement communautaire liées au VIH .

Le but de cette rencontre est de renforcer les connaissances et les capacités des participants sur le VIH et sur les techniques d’organisation des activités de sensibilisation et d’accompagnement psychosocial.

Elle se tient du 24 au 26 septembre 2020 à Dakar, à la Maison de la Culture Douta Seck.

La cérémonie est ouverte ce jeudi 24 septembre par le Directeur de cabinet dudit ministère, M.Ciré LO en présence de la Secrétaire Exécutive adjointe du CNLS, docteur Fatou Nar MBAYE et d’autres responsables de ce département.

 

PREVENTION DU VIH : Prep, les secrets du traitement anti-Sida 

Pour davantage limiter la propagation du Sida, il y a une nouvelle méthode de préventionaux côtés du préservatif. Appelée Prophylaxie préexposition (Prep), le traitement est destiné aux personnes n’ayant pas le Vih et n’utilisant pas systématiquement le préservatif. Au Sénégal, la phase pilote s’est révélée concluante.

Dans le milieu de la prévention du Vih, l’espoir est grand, mais la prudence est de mise. C’est une véritable révolution dans la lutte contre la propagation du Sida. Peu connue au Sénégal, la Prophylaxie pré-exposition (Prep) vient  s’ajouter à la panoplie de prévention du Vih.

Il s’agit d’un traitement  préventif visant à éviter la contamination lors d’un rapport sexuel non protégé.

Cette nouvelle stratégie de prévention du Vih est expliquée par Dr  Safiétou Thiam, Secrétaire exécutive du Conseil national de la lutte contre le Sida (Cnls).

Elle dit : « La Prophylaxie pré-exposition (Prep) est un traitement préventif pour empêcher une infection de se produire. C’est un médicament qu’on prend pour prévenir une maladie. Une autre méthode qu’on va encore ajouter à la panoplie de méthodes de prévention du Vih. Comme on a le préservatif, l’abstinence, la fidélité, mais il y a toujours des gens qui ne seront pas fidèles. Il y a des gens qui ne vont pas prendre de préservatif. Il y a aussi des gens qui ne vont pas s’abstenir. La Prep, c’est une méthode de prévention, mais ce n’est pas pour tout le monde, c’est pour les personnes qui sont à risque. C’est pour donner à tout le monde la chance de pouvoir se protéger qu’on a pensé à la Prep. »

Pour davantage limiter les ravages du Sida.

« Toutes les personnes qui ont des relations avec des partenaires qui ne connaissent pas leur statut sérologique et qui ne se protègent pas, sont des personnes à risque »

Dans le monde médical sénégalais comme ailleurs, la Prep suit son bonhomme de chemin.

Déjà, il y a eu une phase pilote, il y a deux ans de cela, et son efficacité a été prouvée.

« La phase pilote a été concluante et nous l’avons adoptée, affirme l’ancien ministre de la Santé, Dr Safiétou Thiam.  Pour le moment, nous avons une toute petite expérience. Nous avons testé la faisabilité et l’acceptabilité.

Nous pourrons l’ajouter à notre panoplie de préventions. » Comme certains médicaments protègent du paludisme ou comme une pilule contraceptive prévient d’une grossesse non-désirée. Ainsi, le facteur risque est incontournable dans la Prep.

« Des personnes ont participé à la phase pilote, mais ce n’est pas beaucoup par rapport au nombre de personnes qui pourraient avoir besoin de ça comme méthode de prévention, explique Dr Thiam. Cela dépend du choix de la personne.

Beaucoup de gens n’auront pas besoin de Prep, mais le médicament existe parce qu’il est aussi utilisé dans la prise en charge. Avant de recommander la Prep, on évalue son risque vis-à-vis du Vih.

Si on voit que c’est une personne très à risque, on peut lui proposer la Prep pour se protéger et protéger ses partenaires.

Toutes les personnes qui ont des relations avec des partenaires qui ne connaissent pas leur statut sérologique et qui ne se protègent pas, sont des personnes à risque. »

« La Prep est sûre à 100%, elle a été bien étudiée et c’est efficace »

Ces personnes à risque, des adultes pour la plupart, sont donc prises en charge par des spécialistes qui ont aussi un rôle de sensibilisation. Au-delà de la population, il y en a dans le corps médical, selon Dr Thiam, des médecins qui ne sont pas au courant de cette méthode de prévention. « Il y a des services qui ont été déjà formés et qui ont commencé à la prescrire.

Pour le moment, nous sommes en train de former les prestataires, d’acheter les médicaments, de proposer cela aux patients, de sensibiliser parce qu’il y a des gens qui en ont besoin, mais qui ne savent même pas que ça existe. Nous avons formé 60 prestataires sur la Prep.

Il y a même un Guide national sur  comment utiliser la Prep. Comme c’est une nouvelle stratégie, nous y allons avec prudence. La Prep est sûre à 100%, elle a été bien étudiée et c’est efficace », jure Dr Thiam.

Mais il faut impérativement l’accord du patient.  Quand un patient se déplace vers un centre habilité, il y a tout un chemin qui mène à la Prep. « Ce sont les médecins qui prescrivent les médicaments en général.

Les médecins sont formés pour proposer des dépistages. Comme c’est pour des gens séronégatifs, il faut forcément qu’ils fassent le dépistage pour connaître leur statut sérologique. S’il est négatif, on évalue le risque vis à-vis du Vih.

Si ton risque, c’est que tu vas fréquenter des prostituées avec un préservatif, le risque est moindre. Dans le cas contraire, tu es très à risque et là, on te recommande le préservatif, si tu n’en veux pas, on te propose la Prep.  Mais, nous ne pouvons pas contraindre les gens à le faire. »

« Nous ne voulons pas que les gens arrêtent de mettre des préservatifs parce qu’il y a la Prep »

Même si la Prep suscite énormément d’espoir au sein du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), il y a aussi des craintes. « Le monde est orienté vers l’élimination du Sida, parce qu’il y a de plus en plus d’autres maladies qui émergent. La Prep n’est pas pour remplacer le préservatif, mais pour compléter la panoplie de préventions.

Nous ne voulons pas que les gens arrêtent de mettre des préservatifs parce qu’il y a la Prep. » Un traitement gratuit, mais qui n’empêche pas la transmission d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Dr Safiétou Thiam est aussi responsable des Programmes du Fonds mondial de lutte contre cette pandémie. «Les  médicaments sont pris en charge par notre partenaire qui est le Fonds  mondial. C’est gratuit dans les pharmacies des districts. Le service de référence se trouve à la Polyclinique de la Médina (Dakar). Le médicament utilisé dans le traitement s’appelle Truvada.

Il s’agit d’une petite pilule bleue  qui peut être prise quotidiennement comme un traitement régulier, jusqu’à  ce qu’il n’y ait plus de risques. Surnommé «le préservatif oral» par les  médecins, le médicament vient bloquer la transmission du virus du Sida dans  le corps humain.

CODOU BADIANE

Prophylaxie post-exposition (Ppe) pour les médecins

Comme la pilule du lendemain, la Prophylaxie post-exposition (Ppe) ou Traitement post-exposition (Tpe) est surtout destinée aux médecins en  contact avec des patients porteurs du virus.

Selon Dr Safiétou Thiam, quand  un médecin consulte un porteur de la maladie et qu’il se blesse, il y a des  chances que la blessure soit au contact d’une sécrétion qui peut l’infecter.  Ainsi, la Ppe est un traitement pris dans les heures qui suivent la prise de  risque. Elle réduit de façon importante le risque de contamination par le  virus.

Ce traitement d’urgence qui dure un mois doit être pris au plus tard  dans les 48 heures après un risque.

C.BADIANE

SOURCE: L’OBSERVATEUR